Syndicat National des Médecins Français
Spécialistes de l'Appareil Digestif

Le Journal Officiel a publié en date du 14 juin 2018 la prise en charge de l'exploration du colon par vidéo capsule colique. Cet acte portera le code HHQD445. L'intitulé sera "Exploration de la lumière du colon par vidéo capsule ingérée". L'indication sera la recherche de polype et de cancer dans un contexte de coloscopie incomplète non imputable à un défaut de préparation colique ou à une sténose digestive. Cet acte sera facturé 107.58€. Son remboursement effectif interviendra 30 jours après l'application soit le 14 juillet 2018. 

Une fois encore et au travers de cette publication d'un nouvel acte pour les gastroentérologues au Journal Officiel, on constate que l'union fait la force. Sans une action collégiale de toutes les composantes du CNP HGE, sans les actions concertées du SYNMAD et de la SFED, l'exploration du colon par vidéo capsule aurait été enterrée par un premier rapport de la HAS qui lui était très défavorable. Il a fallu l'énergie de tous pour que, sous la présidence du Professeur Jean-Luc HAROUSSEAU et avec la bienveillante écoute du Professeur Jacques BELGHITI, ce rapport puisse être revu à la lecture des dernières publications scientifiques et qu'enfin les patients français, à l'instar de nombreux pays européens et occidentaux, puissent avoir accès à cet examen dans des conditions parfaitement définies en cas de coloscopie incomplète non imputable à un défaut de préparation colique ou à une sténose digestive.

C'est dans cet état esprit d'une gastroentérologie unie, soucieuse de la qualité de la prise en charge des patients souffrant de maladies digestives, que nous rencontrerons très prochainement les responsables du département des actes médicaux à la Caisse d'Assurance Maladie. Vous savez que nous sommes dans l'attente d'une solution pour les proctologues chirurgicaux qui se voient appliquer des tarifs inférieurs à ceux de leurs collègues chirurgiens digestifs pratiquant les mêmes interventions. Nous évoquerons également le BARRX qui vient de faire l'objet d'une analyse publiée sur le site internet de la HAS. Les deux indications retenues dans ce rapport sont le traitement de l'endobrachyoesophage résiduel après une résection endoscopique ciblée ayant permis d'éradiquer toutes les zones d'adénocarcinome intramuqueux et/ou déformation dysplasique nodulaire et le traitement de l'endobrachyoesophage plan au stade de la dysplasie de haut grade non nodulaire. Pour la première indication, le score ASA (Amélioration du Service Attendu) est de 2 correspondant à une amélioration importante. Le score ASA est de 3 pour la deuxième indication ce qui correspond à une amélioration modérée. Ces scores sont de très bon augure et devraient nous assurer d'une évaluation de l'acte par l'UNCAM dans des délais contraints. Nous ne manquerons pas lors de cette entrevue d'évoquer également les différents actes hiérarchisés au sein du CNP touchant toutes les composantes de notre spécialité.

C'est dans cet état d'esprit d'une meilleure prise en charge, d'un respect de la pertinence des actes pratiqués et de la qualité du service médical que nous travaillons aujourd'hui.

Nous ne manquerons pas de revenir rapidement vers vous avec des nouvelles aussi favorables que celles publiées aujourd'hui dans le Journal Officiel.

Docteur Franck DEVULDER
Juin 2018


C'est dans cet état d'esprit que s'est inscrit le think tank "stratégie innovations santé" en auditant 45 personnalités et experts reconnus du monde de la santé. C'est dans cet état d'esprit également que le Haut Conseil pour l'Avenir de l'Assurance Maladie (HCAAM) travaille actuellement.

L'ensemble des experts du monde de la santé s'interrogent sur la capacité qu'auront les états nations à continuer à financer les systèmes de santé et l'augmentation des besoins liés d'une part à la hausse de l'espérance de vie et au poids des maladies chroniques et d'autre part à la révolution scientifique et technologique que nous visons au quotidien. Les hépato-gastroentérologues, régulièrement confrontés à ces pathologies chroniques, savent mieux que quiconque que les thérapies ciblées nous permettent d'accéder à des molécules qui guérissent mais dont le coût est particulièrement élevé.

En 1960, les dépenses de santé représentaient 4% du PIB. Aujourd'hui, nous sommes à 12% et les dépenses de soins ont progressé de 3.1% en 2017. Outre Atlantique, 18% du PIB est consacré à la santé. Trois scénarios sont actuellement repris pour trouver une solution face à la catastrophe annoncée. Le scénario n°1 est celui que nous visons depuis plusieurs années. Il s'agit d'un changement sans rupture qui nous a amené à une certaine prise de conscience mais qui, au fond, n'a pas réellement fait bouger les lignes de notre système très hospitalo centré. Le scénario n°2 est une transformation progressive vers un autre système qui verra, entre autre, les principales mutuelles se positionner comme des opérateurs de soins. Le 3ème scénario est basé sur une politique volontariste de rupture avec notre modèle historique. Il est basé sur un principe d'accessibilité, de qualité et de sécurité, un principe de gradation et de juste orientation afin de délivrer à chacun, au bon moment, le juste soin et la juste réponse à son besoin et à un principe de continuité des soins et des prises en charge. Ce 3ème scénario se base à la fois sur une révolution technologique et sur les stratégies des acteurs que sont les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) et la BATX (Baidu, Alibaba, Tencent, Xiaomi). Cela pourrait nous inquiéter tant la transformation de notre système de santé est grande et s'uberise progressivement. La réflexion est loin d'être aboutie mais quoi qu'il en soit, le bon scénario sera celui qui évitera la catastrophe et nous permettra de garder la maîtrise de notre système de santé. Ce système dans lequel nous gardons les valeurs de solidarité et d'égalité portées après 1945 et dans lequel nous serons en capacité d'intégrer les innovations au service de toute la population. Le temps presse et nous devons être au rendez-vous de 2030.

Notre système de santé doit évoluer et ne le fait certainement pas assez vite pour répondre aux enjeux de demain. Jusqu'ici notre culture nous a poussé à opposer public et privé. Le statut actuel des hôpitaux ne se prête certainement pas à la dynamique du système mais faut-il pour autant le leur reprocher? Il nous faut à la fois trouver les moyens de financer la transition de notre système pour empêcher une crise majeure à l'hôpital et assurer le financement de cette transformation. Penser y arriver sans le développement d'une alliance public/privé qui fait la richesse du système de santé français est certainement illusoire. La très récente circulaire du 13 avril 2018 relative au cadre d'expérimentation pour les innovations organisationnelles prévues par l'article 51 de la LFSS 2018 ne doit pas nous laisser indifférents. Nous, gastroentérologues prenant en charge des patients souffrant de maladies chroniques, devons être source de propositions. Nous avons les outils comme « maMICI » développée par le Dr Guillaume BONNAUD. Sa mise en œuvre nécessite des moyens qui s'intègrent dans le cadre des innovations organisationnelles financées par cet article 51. A nous de nous prendre en main et, avec le CREGG, le CNP HGE, nos différentes scientifiques et le SYNMAD, de mettre en œuvre dans la vie réelle ces nouveaux modes d'organisation.

 

Docteur Franck DEVULDER
Juin 2018


- Vent de colère chez les proctologues cet article et le positionnement ferme et digne des proctologues, de la SNFCP et du SYNMAD, ont fait grand bruit. Comment peut-on en effet accepter que l'assurance médicale obligatoire des français rémunère différemment pour un acte identique un chirurgien digestif et un proctologue chirurgical gastroentérologue ? Le BLOC, et particulièrement sa branche chirurgicale (Union Des Chirurgiens de France – UCDF) défend pourtant ce point de vue et s'est opposé à ce que les gastroentérologues exerçant la proctologie chirurgicale puissent bénéficier de l'Avis Ponctuel de Consultant avant une chirurgie et des modificateurs J et K associés à l'acte chirurgical. Nous saurons nous en souvenir le moment venu… Nous travaillons aujourd'hui avec la CNAM afin de trouver une solution honorable et équitable afin qu'un même travail soit associé à une même rémunération. Nous avons bon espoir d'y parvenir et formulons le vœu de revenir vers vous rapidement avec des nouvelles encourageantes.

95ème réunion JGES : la culture de l'image et du détail. Dans cet eJournal, le Dr Jean-François REY, infatigable voyageur et curieux de toutes les innovations touchant à l'endoscopie, nous rapporte des nouvelles de la réunion de printemps de la Société Japonaise d'Endoscopie Digestive (JGES). Il est vrai que la lecture de cet eJournal donne l'eau à la bouche ! 3h30 de symposium consacré aux techniques de coloscopies, telle que nous les pratiquons tous les jours avec des bandes vidéo de grande qualité, permettent à nos collègues japonais de bénéficier d'une formation continue en endoscopie de très haute tenue. On ne peut que souhaiter que ces formations didactiques puissent être disponibles pour tous, en langue anglaise, afin de compléter notre formation continue en sus du très haut niveau des formations dispensées en France en particulier sous l'égide de la SFED, de la FMC HGE, des organismes de DPC ou en Europe par l'ESGE.

Avenant n°6 : le "oui mais" du SYNMAD. D'aucun pourront critiquer la position du SYNMAD partagée par la quasi-totalité des syndicats de médecine spécialisée. Fallait-il signer cet avenant conventionnel et ainsi rejoindre la convention médicale avec un si faible niveau de rémunération de la télé-expertise? N'était-ce pas une insulte à notre exercice médical? Certainement oui mais le thème de télé-expertise est-il le plus approprié en la circonstance ? Les avis téléphoniques que nous donnons tous, tous les jours, à un confrère médecin généraliste, urgentiste ou de toutes autres spécialités, ne devraient-ils pas porter le nom de téléconseils ? Le positionnement du SYNMAD s'est fait sur l'espoir de voir l'article 99 de la LFSS enfin disparaitre si l'accord signé entre l'UNCAM et la FNMR abouti. Il ne nous parait en effet pas acceptable que le Directeur Général de l'Assurance Maladie puisse baisser, unilatéralement, sans négociation conventionnelle, la valeur d'un acte au principe que l'enveloppe budgétaire serait dépassée. Qu'en serait-il si tel était le cas de la coloscopie visant à éviter de nombreux cancers colorectaux et alors qu'on en dénombre plus de 40 000 cas chaque année et que ce cancer tue 20 000 personnes par an ? C'est dans cet état d'esprit que le SYNMAD a demandé aux Spé CSMF et à la CSMF de signer cet avenant n°6 et de rejoindre la convention médicale. Nous pensons en effet que la réforme profonde du système de santé que nous devons mener ne peut se faire sans notre présence et l'influence que nous comptons avoir. Ce oui n'est donc pas un oui de dépit mais un oui combattif d'un syndicat réformiste, politiquement responsable et qui mesure les enjeux de notre système de santé dont l'évolution ne pourra se faire sans mettre au cœur de la discussion la pertinence des soins, la territorialité, l'accès aux soins des patients et des conditions d'exercice dignes pour les professionnels de santé que nous sommes.

Docteur Franck DEVULDER
Président du SYNMAD
Mai 2018


 

Les négociations conventionnelles, débutées il y a plusieurs mois, ont abouti à la rédaction du projet d'avenant n°6 à la convention médicale. Les syndicats représentatifs (CSMF, FMF, SML, MG France, le BLOC) sont amenés à se prononcer au sujet de cet avenant. Comme vous le savez, la CSMF avait refusé de signer la convention médicale de 2016 considérant que celle-ci n'était centrée que sur la médecine générale et que cette convention ne répondait pas aux enjeux auxquels notre système de santé doit faire face. De façon surprenante, et sans qu'aucun élément nouveau ne soit intervenu, le SML avait rejoint la convention médicale il y a quelques mois avant la négociation de l'avenant n°6. Cet avenant intitulé à proprement "télémédecine" est maintenant connu. Qu'en est-il ?

  • En ce qui concerne la téléconsultation, le périmètre sera élargi à tous les patients dès le 15 septembre 2018. A quelques exceptions au principe de connaissance préalable, le principe de la téléconsultation sera de s'inscrire dans le cadre du parcours de soin avec une connaissance préalable du patient par le médecin traitant ou le médecin correspondant. Elle s'appliquera à tous les secteurs d'activité. Ses modalités de réalisation feront appel à des systèmes de vidéotransmission garantissant la sécurisation des données transmises et la traçabilité de la facturation des actes. La rémunération du médecin consultant se fera au tarif habituel et sera ouvert à tous les secteurs d'activité. En revanche, et de façon surprenante, l'avis ponctuel de consultant (APC) sera dans un premier temps exclu du champ de la téléconsultation.
     
  • Télé-expertise : le périmètre de la télé-expertise concernera dans un premier temps, les patients en ALD, les maladies rares, les zones sous-denses et les détenus. La télé-expertise sera étendue à l'ensemble des patients fin 2020. Le principe sera celui de la connaissance préalable du patient par le médecin requis pour la télé-expertise de 2ème niveau. Les modalités de réalisation seront superposables à la téléconsultation à savoir des conditions garantissant la sécurisation des données transmises et la traçabilité et la facturation des actes avec échanges par messagerie sécurisée. Trois niveaux de télé-expertise sont proposés : le 1er niveau concernera un avis sur des questions circonscrites sans nécessité de réaliser une étude approfondie d'une situation médicale, le 2ème niveau concernera un avis circonstancié donné en réponse à l'exposition d'une situation médicale complexe après étude approfondie et mise en cohérence et le 3ème niveau restera à définir en 2020. La rémunération a fait l'objet de nombreux débats tant celle-ci semble ridiculement faible. En effet, le médecin requérant se verra rémunéré dès le 1er acte à hauteur de 5€ pour un niveau 1, de 10€ pour un niveau 2, le tout étant plafonné à 500€ par an. La rémunération du médecin requis se fera à hauteur de 12€ pour un niveau 1 avec un maximum de 4 télé-expertises par an et par patient et de 20€ pour un niveau 2 avec un maximum de 2 télé-expertises par an et par patient en attendant un 3ème niveau qui serait plus élevé. En sus, la télémédecine fera l'objet d'un forfait structure qui apportera un gain maximum de 525€ par an. Chacun comprendra que le faible niveau de rémunération de la télé-expertise fait largement débat et qu'il est nettement insuffisant. A l'unanimité, le Conseil d'Administration du SYNMAD pense qu'il s'agit cependant d'une opportunité de s'inscrire dans la télémédecine et de la faire évoluer. Il va de soi que la télé-expertise ne sera couronnée de succès pour les patients, l'Assurance Maladie et les médecins que si nous obtenons à l'avenir, une juste rémunération du travail demandé.
     
  • Au-delà de la télémédecine, les syndicats, et tout particulièrement la CSMF, ont souhaité que d'autres mesures puissent être inclues dans le cadre de cet avenant n°6. Il s'agit de l'élargissement de certaines consultations complexes et très complexes pour certaines spécialités oubliées (neurologie, pédiatrie, dermatologie,…). Nous avons également obtenu l'obtention d'un "OPTAM de groupe" pour les nouveaux installés afin que le choix puisse leur être donné entre le taux moyen du groupe de médecin qu'ils rejoindront et le taux régional. Là aussi, le SYNMAD demande à ce que soit respecté le taux moyen effectif des groupes pour les plus jeunes de nos confrères qui rejoindront nos cabinets médicaux. Enfin, et à la demande la CSMF, plusieurs groupes de travail seront mis en place. Leurs conclusions seront rendues d'ici la fin 2018. Deux groupes de travail concerneront notre spécialité : l'un chargé d'objectiver le surcout de l'exercice médical pour les actes techniques où nous aborderons notre demande d'un acte couplant une consultation à une échographie et l'autre chargé de créer une nouvelle consultation complexe et très complexe. Cet avenant n°6 prévoit également des mesures démographiques en particulier en ce qui concerne le Contrat de Solidarité Territoriale Médecin (CSTM). Ce contrat apporte une aide qui passe de 10 à 25% des honoraires avec un plafond passant de 20 à 50.000€ pour les médecins qui n'exercent pas dans une zone sous dotée et qui apportent leur aide aux confrères exerçant dans ces zones. Il s'agit pour nous de valoriser enfin l'activité des gastroentérologues exerçant sur des sites distincts dans des zones sous dotées. Aujourd'hui, nous sommes confrontés au zonage défini par les ARS au travers du prisme de la médecine générale. La prise en considération des zones sous dense en médecins spécialistes doit être retenu.
     
  • Cet avenant n°6 prévoit également un plan imagerie avec un accord entre l'UNCAM et la FNMR. Ce plan est centré sur la pertinence des actes d'imagerie au travers d'un meilleur ciblage des prescriptions et de la réalisation des actes d'imagerie. Cet accord concerne principalement nos confrères radiologues. Cependant, sous réserve de la bonne mise en œuvre des actions de pertinence, cet accord aboutira à un engagement du gouvernement relatif à la suppression de l'article 99, article voté dans le cadre de la loi de financement de la Sécurité Sociale qui permet au Directeur Général de l'UNCAM de baisser unilatéralement la valeur d'actes médicaux sans en passer par la négociation conventionnelle. Cela touche aujourd'hui la radiologie et l'ophtalmologie mais, ne nous y trompons pas, nous pourrions nous aussi un jour y être confrontés. Ce plan imagerie prévoit également, sous réserve de la bonne mise en œuvre des actions de pertinence, un aspect gagnant/gagnant entre l'UNCAM et les radiologues. Là aussi, le SYNMAD a solennellement demandé à ce que toutes les spécialités concernées par l'imagerie puissent être intéressées par le caractère gagnant/gagnant de cet accord.

Comme vous pouvez le constater, cet avenant n°6 est complexe. Il est loin de pleinement nous satisfaire mais la réflexion menée par le SYNMAD, rejoint par la quasi-totalité des autres spécialités médicales et chirurgicales, repose sur la nécessité d'intégrer la convention médicale pour faire évoluer notre système de santé aujourd'hui à bout de souffle. C'est dans cet état d'esprit et avec cette seule volonté que nous souhaitons rejoindre la convention médicale en se réservant le droit de revenir sur notre décision si les enjeux de la pertinence des soins, de la territorialité, de l'amélioration de la prise en charge et de la qualité de notre exercice n'étaient pas au rendez-vous.

 

Docteur Franck DEVULDER
Président du SYNMAD

Les négociations conventionnelles viennent d'aboutir à la rédaction du projet de l'avenant n°6 centré sur la télémédecine. A la demande de la CSMF, cet avenant n°6 sera élargi à d'autres mesures que nous aurons le temps de détailler dans ces colonnes très prochainement. L'ensemble de ces mesures fera l'objet d'un vote du Conseil d'Administration du SYNMAD, puis d'un vote des spécialistes CSMF et, enfin, d'une Assemblée Générale Extraordinaire de la CSMF prévue à la fin du mois et qui entérinera le positionnement de la Confédération. Si les avancées proposées par cet avenant sont jugées favorables pour les conseillers confédéraux, la CSMF rejoindra alors le giron des syndicats signataires de cette convention qu'elle avait démocratiquement choisie de ne pas signer dans sa version première de 2016.

C'est dans ce cadre et dans cette ambiance de négociation conventionnelle que nos confrères proctologues et le Conseil d'Administration de la SNFCP ont saisi le SYNMAD devant une iniquité de traitement les concernant.

En effet, les avancées obtenues par les chirurgiens digestifs leur ont permis de coter un avis ponctuel de consultant (APC) avant une intervention chirurgicale mais, également, de bénéficier des modificateurs J (6.5%) et K (20%) depuis le 15 juin 2017. Ainsi, avant une hémorroïdectomie pédiculaire réalisée au tarif opposable, un chirurgien verra son acte de consultation coté 48€ quand le proctologue ne pourra le facturer que 30€ (consultation spécialisée coordonnée) et l'acte technique se fera sans coefficient modificateur pour le proctologue alors qu'il bénéficiera des modificateurs J et K pour le chirurgien digestif. La demande des proctologues relayée par le SYNMAD et appuyée par la CSMF a reçu une écoute favorable de la CNAMTS. Cette dernière, par la voix de son Directeur Général, était favorable à ce que les proctologues chirurgicaux puissent bénéficier des mêmes conditions tarifaires pour des mêmes interventions que leurs homologues chirurgiens digestifs. Tout semblait donc réglé jusqu'au refus du Docteur Philippe CUQ, Président de l'UCDF et Co-Président du syndicat le BLOC. Ce refus n'était d'ailleurs par partagé par son homologue Président du SYNGOF et lui aussi Co-Président du BLOC. Cette attitude est sectaire et d'un temps que nous pensions, aujourd'hui, révolu. Cela est d'autant plus choquant que cette demande ne concerne qu'une toute petite poignée de médecins proctologues chirurgicaux dont les revenus sont d'ailleurs le plus souvent inférieurs au reste de leurs confrères gastroentérologues et assez loin derrière ceux des chirurgiens digestifs. Notre demande légitime, acceptée par la CNAMTS, n'avait que peu d'impact sur le budget global de l'Assurance Maladie et bien évidemment n'avait aucun impact négatif pour les actes de nos confrères chirurgiens. Le BLOC n'en est pas à son coup d'essai. Certains d'entre vous se rappelleront sûrement de la colère des radiologues et de la CSMF quand un des représentants du BLOC, au sein d'une délégation MG France, avait voté la baisse unilatérale du tarif d'un acte de radiologie sans aucune valorisation tarifaire ni pour les médecins généralistes, ni pour les chirurgiens.

Dans le communiqué de presse du SYNMAD, relayé par la presse médicale, nous avions joué la politique de la main tendue en espérant que le BLOC puisse revenir sur sa position. Que nenni ! Pour le Docteur CUQ, deux catégories de médecins doivent être distinguées : le chirurgien dont l'aura et les tarifications ne peuvent en rien être appliqués à d'autres, et les autres médecins que nous sommes, médecins généralistes et médecins de toutes les spécialités médicales et médico-techniques, voués à plier l'échine. Cette attitude n'est pas acceptable et relève d'un temps, aujourd'hui, révolu. La médecine doit rester "une" et indivisible. Alors que dans quelques mois se dérouleront les élections aux URPS où les collèges 2 et 3 (chirurgie et médecins spécialistes) vont être fusionnés, il sera temps que nous puissions montrer au BLOC une nouvelle forme de la médecine, moderne, respectueuse du travail de tous et engagée dans l'avenir de notre système de santé.

A ce stade, le SYNMAD va saisir la CNAM afin que les proctologues puissent bénéficier simplement des mêmes tarifs que ceux ouverts aux chirurgiens digestifs pour les actes de chirurgie proctologique. Nous ne manquerons pas de revenir vers vous pour vous en informer et nous comptons, d'ores et déjà, sur chacun d'entre vous pour afficher notre parfaite détermination et notre positionnement à l'encontre de cette attitude sectaire et passéiste d'un syndicat monocatégoriel.

Docteur Franck DEVULDER
Président du SYNMAD
Mai 2018

Les négociations conventionnelles, actuellement en cours, ont abouti à la rédaction du projet de l’avenant n°6 centré sur la télémédecine. La CSMF a tenu à élargir le champ des négociations à d’autres mesures. Celles-ci concernent, entre autres, l’élargissement de certaines consultations complexes et très complexes, « l’OPTAM de groupe », la mise en place de groupes de travail dont l’un sera consacré au surcoût de l’exercice médical pour les actes techniques et un autre à la création de nouvelles consultations complexes et très complexes et des mesures démographiques. Un accord important a été signé entre l’UNCAM et la FNMR afin de maîtriser, au travers d’un plan centré sur la pertinence des actes, les dépenses de remboursement en imagerie médicale. Cet accord prévoit, en particulier, un engagement du Gouvernement à supprimer l’article 99 qui permet, aujourd’hui, au Directeur Général de la CNAMTS de baisser unilatéralement les tarifs des actes sans en passer par la négociation conventionnelle.

Dans le cadre de ces négociations, le SYNMAD a, à la demande des proctologues et de la Société Nationale Française de Colo-Proctologie (SNFCP), revendiqué qu’une même tarification puisse être appliquée à un acte de chirurgie proctologique que celui-ci soit réalisé par un chirurgien digestif ou par un gastroentérologue formé à la proctologie chirurgicale. Cela concerne, en particulier, la possibilité d’utiliser un APC (avis ponctuel de consultant) avant une intervention chirurgicale et les modificateurs J et K apanage des seuls chirurgiens. Cette demande légitime a été portée par la CSMF et a reçu une écoute positive de la CNAMTS, disposée à l’inclure dans le projet d’avenant n°6. Le Co-Président du syndicat Le BLOC, et Président de l’UCDF, s’y est opposé formellement. Le SYNMAD s’offusque solennellement de cette prise de position sectaire. Le SYNMAD tient à rappeler que cette demande n’aura, en aucun cas, le moindre impact sur la rémunération des actes de proctologie effectués par des chirurgiens digestifs ni sur le statut spécifique des chirurgiens. Si cette attitude du syndicat Le BLOC, et de l’UCDF, devait être confirmée, elle démontrerait la volonté de fracture et de division au sein de la diversité de l’exercice médical et chirurgical. Le SYNMAD en appelle à la sagesse et au respect de la demande légitime de la SNFCP, société où proctologues et chirurgiens travaillent de concert depuis de nombreuses années. Le SYNMAD demande au Président de l’UCDF et Co-Président du syndicat Le BLOC de réviser sa position et de soutenir qu’un même acte chirurgical puisse avoir la même tarification.

Contact Presse : Dr Franck Devulder

Cette année encore, l’équipe d’EVOLUTIS DPC, en collaboration avec le SYNMAD, a imaginé un programme où l’hépato-gastroentérologie tient une place de choix. Ces Printemps du DPC se dérouleront les 1er et 2 juin 2018 à l’hôtel IBIS PARIS 17. Comme chaque année, nous attendons plus de 400 participants dans toutes les spécialités médicales et chirurgicales. Cinq séminaires de DPC vous sont spécifiquement ouverts. Ils vous permettront de satisfaire à votre obligation de DPC mais également de répondre à votre soif de savoir au sein de séminaires didactiques et interactifs qui nous permettront d’accueillir des experts de très grande qualité.


MICROBIOTE INTESTINAL, NUTRITION ET ENVIRONNEMENT
Expert : Professeur Philippe MARTEAU

ENDOSCOPIE INTERVENTIONNELLE
Expert : Docteur Mathieu PIOCHE

SURCHAGE EN FER : DU DIAGNOSTIC AU TRAITEMENT
Expert : Professeur Pierre BRISSOT

DOULEURS PELVIENNES, INCONTINENCE ET PROLAPSUS
Expert : Docteur Véronique BONNIAUD et Docteur Henri DAMON

QUELLE PRISE EN CHARGE DU SYNDROME DE L’INTESTIN IRRITABLE EN 2018
Expert : Professeur Jean-Marc SABATÉ


Au-delà de l’importance pour l’hépato-gastroentérologie de montrer notre implication majeure en participant à des actions de DPC de haute tenue, nous espérons avec l’ensemble du Conseil d’Administration du SYNMAD et les équipes d’EVOLUTIS DPC, que cette offre alléchante saura retenir votre attention et que d’ores et déjà vous serez nombreux à vous inscrire à un de ces séminaires.

Dans l’attente de vous retrouver à PARIS début juin et de vous y voir nombreux.

Docteur Franck DEVULDER
Président du SYNMAD

Les médecins libéraux n’ont jamais pu se résigner à ne pas pouvoir valoriser leurs compétences au même titre que leurs confrères salariés. Mais, pour régner, il fallait diviser et nos gouvernants n’aiment rien de moins que l’unité médicale pas plus que syndicale. Et pourtant !! Nous avons résisté au droit léonin de la prescription universitaire exclusive imposée par le ministère. Le syndicat s’est battu et ses présidents successifs se sont battus y compris en Conseil d’Etat.

Le premier résultat vous le vivez déjà : la plupart des RCP pour la prescription des antiviraux à action directe (AAD) dans l’Hépatite C, ont disparu sauf cas exceptionnels.

Aujourd’hui, la deuxième récompense qui découle de la même démarche courageuse est la mise à disposition du dernier antiviral à action directe pangénotypique en pharmacie de ville. Le médecin n’est plus pénalisé par une prescription ritualisée, le patient n’est plus pénalisé par une distribution du médicament limitée. Il trouvera son médicament près de chez lui.

Tout cela nous le devons à la résistance, à la persévérance et au courage de ceux qui, plus que tout, défendent les qualités et le dévouement de la médecine libérale.

Une fois encore, LE SYNMAD fait la preuve que son travail inlassable et attentif bénéficie à tous.

Dr Jean-Paul JACQUES

 

Le TDA : un critère de qualité opposable ?

Modérateurs :

Dr Franck DEVULDER (Reims), Dr Frédéric CORDET (Bordeaux)

 

Prsentation Thierry HELBERT TABLE RONDE 24 03 2018

Dr Thierry HELBERT (Marseille) 

Les recommandations actuelles pour la coloscopie

- organisationnelles (plateaux techniques et personnel),

- les critères de qualité de la coloscopie,

et demain ?

(Quelles conséquences pour le médecin hépato-gastroentérologue : plaintes juridiques, accréditation – recertification ?) TABLE RONDE DEBAT : 

Corinne DAVER (Paris), 

Germain DECROIX (La Défense),

Ayden TAJAHMADY (Paris), 

Frank ZERBIB (Bordeaux)

ASSEMBLEE GENERALE  

Presentation Frdric CORDET

Rapport Moral - Dr. Frédéric CORDET

Secrétaire Général

Prsentation Denis CONSTANTINI 

Rapport financier - Dr. Denis CONSTANTINI 

Trésorier

Stand SYNMAD Amphi Symposium 2018 
Stand du SYNMAD SYMPOSIUM SYNMAD 2018
   
   

CONSULTEZ LA PLAQUETTE SUR LA NOMENCLATURE DES ACTES CLINIQUES EN HEPATOGASTROENTEROLOGIE, CLIQUEZ ICI

La hiérarchisation et la valorisation des actes cliniques depuis longtemps réclamées par le SYNMAD et le CREGG ont été au centre des dernières discussions conventionnelles.

Initialement réfléchie autour de trois niveaux de consultations, la Convention 2016 n'a que partiellement répondu aux attentes et, surtout, a abouti à un catalogue d'actes et de modificateurs, avec des règles de facturations le plus souvent peu compréhensibles, voire opaques !

 

Rédacteur : Thierry HELBERT

Le Bureau du SYNMAD : Franck DEVULDER - Frédéric CORDET - Denis CONSTANTINI

Le Bureau du CREGG : Patrick DELASALLE - Guillaume BONNAUD - Pierre Adrien DALBIES

 

Page 1 sur 21