Syndicat National des Médecins Français
Spécialistes de l'Appareil Digestif

1. Editorial - 2. Actualités et informations - 3. Rubrique Questions/Réponses - 4. Annonces - 5. Remerciements à l’industrie - 6. A propos du Journal Electronique du SYNMAD

 

 

Courriel adressé par le Dr Franck DEVULDER, Président, à la Directrice de la PFIDASS (Plate-Forme d'Intervention Départementale pour l'Accès aux Soins et à la Santé), CPAM de NICE

Copie pour information : 

Monsieur Philippe ULMANN, Directeur Général de l'Offre de Soins, CNAMTS

Docteur Jean-Paul ORTIZ, Président de la CSMF

Docteur Patrick GASSER, Président de l'U.ME.SPE.-CSMF

Madame la Directrice,

Les difficultés d’accès aux soins sont un problème majeur pour l’ensemble des acteurs de santé. Plusieurs raisons peuvent expliquer un renoncement aux soins de patients qui en nécessiteraient. Parmi ces raisons, les raisons économiques sont souvent avancées. C’est en cela que le Contrat d’Accès aux Soins a été négocié dans la convention précédente et que l’OPTAM (Option Pratique Tarifaire Maîtrisée) a vu le jour dans la nouvelle convention publiée en fin d’année dernière. Dans le journal télévisé de la mi-journée de France 2 du 28 mars dernier, une de vos collaboratrices, répondant à un journaliste, a fait le distinguo entre les médecins exerçant en secteur 1 et les médecins exerçant en secteur 2 qu’elle associe à des médecins non conventionnés. Cette fausse information de la part d’une de vos collaboratrices sur un journal télévisé de grande écoute appelle de votre part un démenti afin d’expliquer que les médecins secteur 2 sont bien conventionnés et que nombre d’entre eux ont d’ailleurs fait le choix du CAS et, je le pense, devraient certainement être adhérents à l’OPTAM.

Merci de bien vouloir me faire savoir sous quelle forme ce démenti aura été communiqué.

Veuillez agréer, Madame la Directrice, l’assurance de mes meilleures salutations.

Réponse de Monsieur Philippe ULMANN, Directeur Général de l’Offre de Soins – CNAMTS, le

En effet, dans le cadre d’une interview donnée par une responsable d’une cellule en charge des difficultés d’accès aux soins, une information erronée a été communiquée confondant les notions de tarifs opposables et le fait qu’un médecin soit conventionné ou pas.

Nous allons en alerter la caisse pour s’assurer que le distinguo soit bien fait à l’avenir entre ces deux notions et puisse ainsi par la suite apporter le bon message dans ses contacts avec les assurés.

Toutefois, s’agissant de votre demande d’un démenti, au regard de la nature de l’information en cause, une demande de diffusion d’un tel démenti, plus de 8 jours après la diffusion du sujet, ne sera pas pris en compte par la chaine.

En comptant sur votre compréhension pour cette erreur involontaire.

La nouvelle Convention Médicale que la CSMF, très fortement appuyée par le SYNMAD, a refusé de signer, verra au 1er mai 2017 au C à 23 euros s’ajouter une majoration de 2 euros (MMG) pour les médecins généralistes. Cela ne modifiera donc pas la valeur de notre C2 basée sur la lettre clé C. Pour mémoire, l’avis ponctuel de consultant (consultation de niveau 3) passera de 46 à 48 euros au 1er octobre 2017 puis à 50 euros au 1er juin 2018.

En date du 28 février dernier, le SYNMAD vous invitait à répondre à un sondage. A la question :

« Seriez-vous prêts à tarifer le C2 à 50 euros au 1er mai 2017 (C à 23 euros + majoration de 2 euros (MMG)x2) vous mettant ainsi en infraction vis-à-vis de la Convention Médicale ? », vous avez majoritairement répondu oui !

C2 Graphique

Le SYNMAD a déposé un préavis de grève de tous les hépato-gastroentérologues à partir du mardi 18 avril 2017 à 8h00. Cette position radicale de toutes les composantes de notre spécialité soutenue par l’Intersyndical des Internes (ISNI) et rejoint par l’ensemble de la Cardiologie et de la Néphrologie est un appel au maintien de l’excellence des spécialités médicotechniques en FRANCE. Si aucune d’entre elles ne souhaite détruire ou abandonner la réforme du DES et ses avancées pédagogiques, fruit d’un travail important, les spécialités médicotechniques, l’Hépato-gastroentérologie en tête, poussent un cri d’alarme. Cette réforme constitue une régression dans la formation de notre spécialité interventionnelle et médicotechnique. Une formation de qualité nécessite obligatoirement une formation en cinq ans et non le 3+1 ans que veut nous imposer le Gouvernement. Notre position est construite, organisée, partagée par tous, internes, universitaires, praticiens hospitaliers et libéraux, tous fermement décidés au maintien de l’excellence de l’Hépato-gastroentérologie et de l’endoscopie digestive française.

Ce préavis de grève voté par l’ISNI et soutenu par l’ensemble de l’Hépato-gastroentérologie, de la Cardiologie et de la Néphrologie doit être entendu.

Notre formation est un enjeu majeur pour assurer le maintien d’une prise en charge de qualité égale pour toute la population et de l’excellence de la médecine française.

 
Contact presse :  Dr Franck Devulder – Président du SYNMAD                                                  

                                  

Synmad Bulletin dadhesion 2019

Pour les hépato-gastroentérologues,

il n’y a qu’une structure efficace : le SYNMAD.
Affirmez votre participation, votre combat

et votre présence à nos côtés.
Adhérez et faites adhérer vos collègues

Nous ne vivons que de vos cotisations.
Merci.

 

v  Docteur L. – Le 4 avril 2017

Lors du symposium aux JFHOD, il a été évoqué la rémunération liée aux astreintes. Nous avons une astreinte de gastro-entérologie à la clinique dans laquelle j’exerce. Nous n’avons jamais reçu la moindre rémunération pour cela. J’ai appelé l’ARS qui me répond que notre clinique n’a pas de mission de service publique pour la gastro-entérologie (à la différence de la maternité) et qu’en conséquence nous ne pouvons être éligibles à une telle rémunération. Quel est votre point de vue ?

Réponse du Dr F. CORDET, Secrétaire Général – 20 mars 2017 :

Il est effectivement possible d'obtenir une rémunération pour des astreintes mais, uniquement, pour de la Permanence Des Soins (PDS), c'est-à-dire la prise en charge de nouveaux patients la nuit, le week-end et les jours fériés, et non pour la continuité des soins pour laquelle vous devez établir une liste d'astreinte dans votre établissement, mais simplement par obligation déontologique et légale.  

Pour obtenir une reconnaissance et, donc, une rémunération pour une authentique activité de PDS, il faut, la plupart du temps, exercer dans un établissement qui dispose d'une structure d'urgence. Dans ce cas, une demande peut être faite par l'établissement à l'ARS pour que cette activité soit reconnue et financée, ARS qui décidera en fonction de ce qu'elle juge être nécessaire ou pas aux besoins de la population. 

En clair, si vous faites de la PDS mais que cette activité n'est pas reconnue, sachez qu'elle n'est pas obligatoire et vous pouvez donc arrêter ou, en tout cas, la limiter à votre guise !

En maternité ou en réanimation, une ligne de PDS est obligatoire, et c'est pourquoi leurs astreintes ou gardes sont rémunérées.

v  Docteur B. – Praticien hospitalier – Le 1er mars 2017

J’ai découvert votre syndicat hier en faisant des recherches sur internet, pourtant je suis gastroentérologue depuis une 10 aine d’année. Je demande de l’aide pour toute notre équipe de gastroentérologues du CHU de X car nous sommes en difficultés concernant les astreintes d’endoscopie. Je ne sais pas vers qui me tourner pour savoir ce qui est légal ou non et ce que nous pouvons faire concrètement. Je n’ai pas réussi à avoir un interlocuteur auprès de notre CHU.

Comme vous le savez sans doute, le GHT est en train de se mettre en place dans toutes les régions de France et nous sommes confrontés dans le même temps à une désaffection par les gastroentérologues des hôpitaux généraux. C’est le cas dans notre région, il n’y a pas de gastroentérologues dans 2 hôpitaux (Feurs et Montbrison) mais ces hôpitaux ont néanmoins un service d’urgence et des services de médecine qui admettent des patients gastroentérologiques. 2 autres hôpitaux (Saint-Chamond et Firminy) ont des gastroentérologues mais qui ne font pas d’astreintes d’endoscopie et qui ne se sont jamais organisés pour. Nous avons aussi l’Hôpital d’X où il ne reste que 2 gastroentérologues qui ne peuvent pas assurer des astreintes d’endoscopie.

Et enfin, l’hôpital de X qui va faire partie du GHT de la région et qui est en difficulté car il n’y reste que 2 gastroentérologues. Les urgences de tous ces hôpitaux se tournent vers le CHU et notre équipe se retrouve submergée par des appels des urgences de ces structures, qui au lieu de transférer les urgences endoscopiques directement aux urgences du CHU appellent l’endoscopiste d’astreinte. Nos urgences du CHU refusent de gérer ces patients, cela a été décidé officiellement par le chef de service des urgences qui demande que les urgentistes des périphéries se mettent en relation directement avec l’endoscopiste d’astreinte. Après plusieurs réunions sur le sujet, il a finalement été décidé par les chefs de services (des urgences et de notre service) que ce serait aux urgentistes de ces périphéries de chercher eux-mêmes une place pour que ces patients soient hospitalisés quelque part au moment du geste endoscopistes, et sans transiter par les urgences.

Vous comprenez bien que cela est très complexe pour l’endoscopiste d’astreinte qui doit demander, en situation d’urgence, à l’urgentiste de la périphérie de trouver un lit sur l’hôpital (dans nos différentes réanimations ou en médecine si le patient ne relève pas de la réanimation).

Nous n’avons que 20 lits d’hospitalisation en gastroentérologie qui sont constamment occupés avec des listes d’attentes d’environ 5 à 10 patients en permanence, donc il nous est impossible d’accueillir des patients en urgence.  Cela induit une situation très difficile que je connais depuis mon arrivée au CHU : les urgentistes de périphéries feignent de ne pas être au courant du dispositif décidé par les chefs de services (pourtant, ils ont tous été informés), ils envoient quelquefois des patients directement à notre bloc des urgences pour le geste endoscopique et nous ne retrouvons à chercher un lit sur l’hôpital. Les anesthésistes rejettent la faute sur nous, ce qui est responsable d’une situation de tension et de conflit à la limite du supportable. Les gastroentérologues des hôpitaux périphériques ont toujours refusé de participer au tour d’astreinte, donc nous l’assurons à une seule équipe (4 PH, 1,5 CCA et 2 agrégés, ces derniers qui font peu d’astreintes) avec des astreintes qui n’en sont plus, et qui sont devenue de véritables gardes. Pendant les week-ends, il est impossible de rentrer au domicile, nous sommes tellement sollicités que nous ne pouvons pas quitter le CHU. Et comme il s’agit d’astreintes (et non de gardes) nous n’avons aucun repos prévu, même après des nuits blanches passée à répondre aux avis téléphoniques et à faire des examens au CHU. Il nous arrive de travailler durant 2 semaines d’affilée sans repos, avec les risque que cela comporte pour les patients. Et à cela s’ajoute depuis quelque temps des appels pour des avis gastroentérologiques à n’importe quelle heure du jour et de la nuit, pour lesquels bien sûr, nous ne sommes pas rémunérés puisque nous ne le sommes que pour les examens endoscopiques. Ces avis émanent des urgences de ces périphéries et de plus en plus des médecins de garde en médecine et pour les services de gastroentérologie de ces périphéries durant les périodes d’astreintes (le soir à partir de 18h et bien sur le week end). Il s’agit là de continuité des soins en dehors du CHU pour lesquels nous sommes sollicités. La situation devient intenable, et nous nous posons tous des questions sur le risque médico-légal d’une telle situation, et sur ce que nous pouvons faire.  

Voilà les questions auxquelles vous pourrez peut-être nous répondre :

- sommes-nous responsable lorsqu’on nous appelle pour avis par un confrère non gastroentérologue (urgentiste) sans qu’il soit possible de voir le patient et sur la seule foi de ce qui nous est dit par téléphone ? Dans quelles mesures est-il risqué pour nous de répondre à ces multitudes d’appels téléphoniques ?

- Peut-on contraindre nos collègues des périphéries qui refusent de faire des astreintes d’endoscopie et qui n’assurent plus la continuité des soins de le faire ? et comment ?

- les urgentistes de notre CHU ont-ils le droit de refuser de gérer des patients ayant une urgence gastroentérologique ? Ont-ils le droit de refuser que le patient soit transféré par une périphérie où il n’y a pas de gastroentérologue ?

- le CHU est-il en droit de nous faire faire des gardes rémunérées comme des astreintes (de sécurité) ? Pouvons –nous exiger d’être payés pour des appels qui surviennent la nuit ? Et pouvons-nous exiger d’avoir un repos ?

Merci de votre aide,

Réponse du Dr F. CORDET, Secrétaire Général – 20 mars 2017 :

Le SYNMAD est effectivement le syndicat des médecins de l'appareil digestif depuis de nombreuses années. Plutôt habituellement sollicités par nos collègues libéraux, nous sommes bien sûr disponibles pour défendre aussi les praticiens hospitaliers publics qui le souhaitent et sont adhérents au syndicat.

 Dans l'affaire qui vous préoccupe, ce qui prédomine est un problème d'inorganisation des soins au sein du GHT, et le SYNMAD ne pourra pas intervenir dans ce domaine qui concerne essentiellement l'ARS. Mais, concernant vos risques individuels en tant que médecin hépato-gastro-entérologue, et la qualité des soins de vos patients, nous pouvons vous soutenir dans le fait qu'il n'est pas admissible que vous réalisiez des explorations endoscopiques sans pouvoir en discuter l'indication, et qu'il n'est pas possible d'accepter un patient pour une endoscopie dans le cadre d'une urgence et notamment d'une hémorragie digestive sans avoir au préalable un lit d’accueil. Il paraît aussi étonnant que certaines équipes puissent s'affranchir de la participation aux astreintes de Permanence des soins, sauf s’il n'existe pas de ligne ouverte dans leur établissement, et cela relève de la responsabilité de l'ARS.

Pour répondre précisément à vos questions :

 -  Vous êtes responsable directement des examens que vous réalisez, et vous devez donc pouvoir en discuter les indications,

-  Vos collègues de périphérie ont, comme tous les médecins, une obligation déontologique (qui concerne l'Ordre...) de continuité des soins, qui ne concerne donc que les patients qu'ils connaissent ; concernant la Permanence Des Soins (PDS), ils ne sont obligés d'y participer que si une ligne est ouverte et financée par l'ARS dans leur établissement pour leur spécialité,

 -  On voit mal comment des Urgentistes pourraient refuser de gérer des patients, même s’ils n'ont pas de gastro-gastroentérologues sur place !

 - Quand vous signez une liste de Garde ou d'Astreinte, vous passez une forme de contrat comprenant notamment un montant de rémunération qui ne peut pas être le même pour les deux situations (mais l'administration des hôpitaux capte une grosse partie de la rémunération qui est versée par l'ARS alors qu'elle est intégralement versée au médecin en établissement privé !...). 

 -  Les appels téléphoniques pendant les horaires de garde ou d'astreinte font partie de la mission, et il paraît donc difficile de réclamer une rémunération en sus. 

 -  Le repos compensateur est une exigence prévue dans les textes et dont les établissements ne peuvent s'affranchir !

Au total, nous vous conseillons fortement d'écrire à l'ARS en insistant sur les risques sécuritaires qu’encourent les patients du fait de cette absence d'organisation entre établissement. Et à titre personnel, protégez-vous en respectant les règles de bonne pratique et celles de la PDSES.


v  Docteur C. – le 8 février 2017

Je suis PH hépato-gastroentérologue et j'aimerais rejoindre le système libéral. Pourriez-vous me donner quelques informations pratiques concernant la mise en disponibilité et l'installation, éventuellement dans la même région? 

Réponse du Dr Franck DEVULDER, Président – le 15 mars 2017


Vous trouverez ci-dessous un document émanant du service juridique de notre centrale syndicale qui vous donne les possibilités d’aides à l’installation en libéral ainsi que le lien sur la CSMF (Confédération des Syndicats Médicaux Français) pour les démarches à suivre : http://www.csmf.org/votre-parcours/installation - site : www.csmf.org

SYMPOSIUM SYNMAD - « COMMENT ALLEZ-VOUS GAGNER VOTRE VIE EN 2017 ? »

MODERATEURS : Frédéric CORDET - Franck DEVULDER – Jean-Paul JACQUES – Philippe MARTEAU

1. 2016 : les vrais chiffres des hépato-gastroentérologues Dr Jean-Luc FRIGUET - 2. Convention 2016 et Nomenclature Clinique : ce qui change Dr Patrick GASSER - 3. CCAM technique : jusqu’où optimiser ? Dr Eric VAILLANT - 4. OPTAM : mieux que le CAS ? Dr Frédéric KAFFY - 5. ROSP 2017 : pire ou mieux qu’avant ? Dr Thierry HELBERT - 6. Actes nouveaux : le virage est enclenché Dr Patrick DELASALLE - 7. SYNMAD : nos soirées DPC et FMC 2017 Dr Franck DEVULDER

ASSEMBLEE GENERALE

8. Rapport Moral - Dr. Frédéric CORDET - Secrétaire Général

Dr. Denis CONSTANTINI - Trésorier

Le conseil administration du SYNMAD n’a qu’un mot à dire : merci ! Merci de votre soutien et merci d’avoir massivement participé à notre symposium annuel, qui s’est tenu samedi lors des JFHOD. Merci de votre engagement à nos côtés. En 2016, nous étions 10% d’adhérents de plus qu’en 2015 à jour de cotisation ! Ne nous y trompons pas, ces bons résultats parlent à nos tutelles. La formule de Staline répondant à Pierre Laval « Le Pape, combien de divisions ?» ne peut pas nous être opposée ! Soyons fiers de dire que le SYNMAD, c’est plus de 550 gastros à jour de cotisation, soit plus d’un libéral sur 3, bien loin devant les taux rencontrés chez les syndicats de salariés. C’est un élément majeur pour assurer notre défense et trouver l’écoute qui nous sera nécessaire pour mener à bien l’évolution de notre métier. Ne lâchons rien ! Poursuivons et faisons grandir ensemble notre syndicat, chaque jour un peu plus, afin d’assurer le meilleur à chacun.


Notre symposium a donné lieu pour la plupart d’entre nous à quelques scoops :


- scoop en ce qui concerne la vérité sur nos revenus mais aussi la vérité sur le secteur 2
- scoop pour nombre d’entre nous découvrant les 4 niveaux de consultations mis en place progressivement avec la nouvelle convention médicale dès le premier juillet 2017.

- scoop avec le virage enfin enclenché des actes nouveaux. Les biopsies réalisées dans le respect des recommandations ECCO pour le suivi des patients souffrant de MICI et en ALD sont valorisées à 17,60 €. Suivra en fin d’année le remboursement de la capsule colique. Nous nous battons pour que d’autres actes et procédures suivent. C’est en particulier le cas du traitement par radiofréquence des EBO en dysplasie de haut grade, du traitement des hémorroïdes par HAL RAR ou encore de l’exérèse de volumineuses lésions digestives par mucosectomie ou dissection sous muqueuse

- scoop avec la ROSP qui évolue sous la forme d’un forfait structure à 2 niveaux et d’objectifs médicaux inchangés mais plus difficiles à atteindre

- scoop sur les modificateurs d’actes nous permettant de mieux coter nos actes dans le respect de la hiérarchisation
- scoop avec l’OPTAM qui succède au CAS avec des conditions un peu assouplies
- scoop enfin avec notre offre de DPC et de FMC : vous le savez tous, nous déployons cette année en partenariat avec l’AFORSPE et Evolutisdpc 9 soirées consacrées à l’annonce d’un dommage. Les 3 premières ont rencontré un réel succès. Venez nous rejoindre en participant aux 6 autres. Inscrivez-vous pour cela sur
www.evolutisdpc.fr. A cette offre de DPC et à celle proposée lors des Printemps et des Automnales du DPC, le SYNMAD initie cette année « Les Soirées retraite du SYNMAD ». Elles sont en ligne sur notre site. Elles sont ouvertes à toutes et tous, libéraux et salariés, jeunes ou moins jeunes, tous concernés par la retraite. Venez-y nombreux !


Pour reprendre un argument cher aux montagnards, le SYNMAD, çà vous gagne ! Au cours des toutes prochaines semaines, nous allons créer avec l’AFIHGE un « SYNMAD jeunes gastros ». L’avenir de notre métier, son évolution, la place du médecin spécialiste, la valeur en santé, l’offre de soin et le parcours patient, le financement de notre système de santé sont autant de sujets auxquels nous devons apporter une réponse, ensemble, avec les plus jeunes bien sur mais aussi avec tous ceux qui, réunis au sein du CNP HGE, travaillent et réfléchissent au futur de notre profession.

Dr. Franck DEVULDER
Président

Retrouvez toutes les présentations faites lors du symposium

sur notre site internet   www.synmad.fr

 

Le Syndicat National des Médecins Français Spécialistes de l’Appareil Digestif (SYNMAD) soutient le préavis national de grève, appelant à la défense de la formation et de l’exercice en Hépato-Gastroentérologie, pour la journée du vendredi 31 mars 2017, de l’Association Française des Internes d’Hépato-Gastroentérologie (AFIHGE).

Depuis de nombreux mois, l’ensemble de la communauté d’Hépato-Gastroentérologie alerte le Ministère de la Santé à propos de la mise en danger de la formation des futurs spécialistes et de leur exercice dans le cadre de la réforme du troisième cycle des études médicales (décret n° 2016-1597 du 25 novembre 2016).

Afin de garantir une formation de qualité permettant l’exercice de la spécialité dans son ensemble, tous les organismes de défense de l’hépato-gastroentérologie exigent :

- Une durée de diplôme d’études spécialisées à 5 ans pour l’ensemble des internes de la spécialité,
- L’absence d’option d’endoscopie interventionnelle, dont le contingentement aboutirait à une déconnexion de la réalité de l’exercice et des évolutions techniques,
- L’absence d’option de proctologie, dont l’exercice est ubiquitaire à l’ensemble des praticiens et répond à un besoin de premier recours,
- Le retrait de l’option d’endoscopie chirurgicale correspondant à un transfert de compétences de techniques innovantes développées, évaluées et enseignées par les Hépato-Gastroentérologues.

Les patients doivent pouvoir bénéficier largement, et partout sur le territoire, d’un niveau de compétence homogène des Hépato-Gastroentérologues.

Le SYNMAD exige la garantie d’un diplôme d’études spécialisé en 5 ans permettant une formation répondant à l’ensemble des champs de compétences de l’Hépato-Gastroentérologue ainsi que le retrait de l’option d’endoscopie chirurgicale accessible par le DES de chirurgie digestive.

Contact presse :  Dr Franck Devulder – Président du SYNMAD                                                             

                                  

Le Vedolizumab est utilisé dans la maladie de Crohn sévère, en échec ou lors de contre-indications des lignes de traitement précédentes (Anti-TNF). L’étude princeps est négative pour son critère principal du fait d’une erreur du délai d’évaluation (S6), trop court pour ce traitement dont on sait aujourd’hui qu’il est plus lent que les anti-TNF. Depuis ce papier, un grand nombre de données confirment son intérêt chez ces malades en impasse thérapeutique avec une amélioration pour environ la moitié des patients (réponse ou rémission). Malgré cela, la réévaluation de son indication par la commission de transparence a abouti sur ces premières données, à un service médical modéré et surtout à une ASMR (amélioration du service médicale rendu) absente, entrainant de fait, en janvier 2017, à la fois son AMM définitive, et sa sortie du remboursement en sus du GHS dans cette indication.


Il s’agit donc d’une première, la publication dans le même JO de l’AMM d’un médicament jusque-là en post ATU et son… déremboursement de la liste dite en sus des médicaments innovants et coûteux administrés ou délivrés par les collectivités et ce, sans alternative. Il y avait eu des précédents avec notamment des médicaments de cancérologie, mais jamais pour un médicament de recours, sans alternative équivalente, dans une pathologie chronique sévère. La conséquence est une prise en charge uniquement du GHS ambulatoire qui correspond au……cinquième du prix du médicament ! (Perte de 1600 € par injection pour l’établissement).

Ce décret coup de tonnerre a conduit la plupart des centres privés et une partie des CHG à arrêter immédiatement la dispensation et seuls certains centres publics ont réussi à négocier « dans l’urgence » une prise en charge sur le budget global des établissements (Pour combien de temps ?). Les malades du privé se sont vus signifier brutalement l’arrêt de leur traitement, avec comme seule alternative, le transfert vers les centres actifs, donc publiques qui n’a pas été possible partout ! Pour la première fois, pour les libéraux et certains CHG, il est imposé un défaut de moyen dans une pathologie grave pour une raison purement économique, alors que dans le même temps, l’AMM en valide l’intérêt. Il en découle des conséquences évidentes pour les patients, pour l’égalité de traitement sur le territoire et l’égalité soin libéral/soin publique, mais aussi une situation médico-légale inédite avec la question de la responsabilité lors d’une rechute voire une complication grave lié à cet arrêt thérapeutique. La question a été posé au conseil de l’ordre local qui a jugé cette situation juridique suffisamment complexe pour demander un avis officiel au national.

L’association François Aupetit a réussi à obtenir un rendez-vous le 13 février au ministère et a tenu à y associer les libéraux (Cregg, Synmad). Nous avons pu exposer la situation clinique et scientifique récente avec un nombre important de malades sévères bénéficiant objectivement de ce traitement de dernière ligne dont l’arrêt brutal les laissent en impasse thérapeutique. La direction générale de la sécurité sociale a justifié sa décision paradoxale par la faiblesse scientifique du dossier initial (2015 !) avec un ASMR insuffisant. Le Directeur général de la santé, le Pr Vallet a conclu qu’il s’agissait d’une situation d’urgence, qui devrait déboucher rapidement sur une prise de position des autorités. Le problème est de trouver une solution rapide, probablement sous forme d’enveloppes exceptionnelles. J’ai insisté sur la détresse des malades et sur le caractère libéral d'une partie des prises en charge sous vedolizumab, ce qui justifiait l’implication des libéraux dans les décisions futures. Il faut se féliciter de cette coordination entre patients, universitaires, hospitaliers et libéraux et reconnaitre aux autorités une volonté d’écoute. Bien entendu, ces démarches ne se jugent qu’aux résultats, et j’espère que l’avenir nous donnera raison de penser qu’il s’agissait d’une belle action unitaire et efficace, surtout pour nos patients.

 

Pour le SYNMAD et le CREGG
Dr Philippe AYGALENQ

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