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Affiche Secteur 2

Chères Consœurs, Chers Confrères,

A la suite du rapport de l’HCAAM avant l’été, les compléments d’honoraires des médecins spécialistes sont une nouvelle fois désignés comme responsables de l’augmentation du reste à charge des patients.

Nous refusons cette manipulation des esprits.

Depuis plus de trente ans, les tarifs de nombreux actes de médecine spécialisée sont bloqués ou très insuffisamment revalorisés.

En gastro-entérologie, l’exemple de la coloscopie est particulièrement édifiant : rémunérée 1008 Francs son tarif de 153 € est le même depuis 1990 alors que les prix ont plus que doublé sur la période et que nos charges — personnel, matériel, désinfection, informatique, cybersécurité, assurances et contraintes réglementaires — n’ont cessé d’augmenter.

À inflation constante, sa valeur devrait aujourd’hui être de l’ordre de 314 €.

Dans ces conditions, les compléments d’honoraires ne sont pas une dérive : ils compensent en partie trente années de décrochage des tarifs conventionnels et permettent de maintenir l’investissement, la qualité le d’exercice et l’offre de soins.

Mais il existe un autre chiffre dont on parle beaucoup moins.

Les complémentaires santé perçoivent chaque année 46,5 milliards d’euros de cotisations, alors qu’environ 2,7 milliards d’euros de compléments d’honoraires médicaux restent finalement à la charge des patients.

C’est là que se situe le véritable débat. Pour quelle raison les honoraires médicaux ne seraient-ils pas couverts par les assurances santé ? 

Nous ne pouvons accepter que l’on oppose les médecins à leurs patients alors que la question essentielle est celle du financement des soins et de la prise en charge des compléments d’honoraires.

Fragiliser le secteur 2 ne fera pas baisser le coût réel de la médecine. Cela risque en revanche de fragiliser l’accès aux soins spécialisés.

Vous trouverez ci-joint l’affiche réalisée par le SYNMAD pour rétablir quelques faits simples dans ce débat.

Nous vous invitons à la diffuser largement : dans vos cabinets, auprès de vos confrères, de vos patients et sur vos réseaux professionnels.

Notre message doit être clair :

Le tarif de la Sécurité sociale n’est pas la valeur réelle de l’acte médical.

Le véritable enjeu n’est pas de supprimer les compléments d’honoraires, mais de financer enfin la médecine spécialisée libérale à sa juste valeur.

Bien confraternellement,

Eric VAILLANT 
Secrétaire général du SYNMAD

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