Déficit inédit des Cliniques
Les Cliniques privées françaises ont présenté en 2025 un déficit global record, avec près d’une clinique sur deux affichant des pertes.
La FHP pointe du doigt une « distorsion de concurrence avec l’hôpital public », le privé assurant 35 % des hospitalisations dont 60 % de la chirurgie, mais ne reçoit que 17 % des financements, et 90 % des fonds FIR (Fonds d’Intervention Régional), à la main des ARS, vont au secteur public.
Un recours auprès de la Commission Européenne est envisagé.
Les comptes de la DREES 2025 montrent une forte augmentation des dépenses hospitalières publiques pour un volume d’activité n’ayant toujours pas retrouvé celui d’avant Covid, avec près de 65 % du financement consacré au RH, dont les 2/3 au personnel non médical.
Nous montrions lors du Symposium du Synmad une augmentation de plus de 10 % du nombre de PH en Gastro-entérologie au cours des dernières années, alors que celui des libéraux ne cesse de baisser, avec malgré tout des délais de consultation et d’endoscopie qui restent significativement plus élevés dans le public que dans le privé.
Et plus globalement, une progression de 20 % des médecins salariés et une baisse de 15 % des libéraux sur 15 ans, avec en parallèle une dégradation de l’accès aux soins spécialisés.
Une réorientation des financements vers le secteur privé est donc indispensable si l’on veut maintenir l’accès aux soins et sauver des établissements dont les seules marges de manœuvres financières sont les recettes hôtelières, et préserver l’attractivité du secteur libéral auprès des jeunes médecins qui arrivent « sur le marché ».
Réforme de l’Assiette Sociale
Une nouvelle base de calcul des cotisations CSG/CRDS et des nouveaux taux de cotisation maladie et retraite entrent en vigueur pour nos bilans comptables 2025.
En gros, les taux de CSG et CRDS restent les mêmes, mais l’assiette sur laquelle ils sont calculés baissant, les cotisations vont baisser d’environ 20 %.
Par contre, les cotisations maladies et retraite vont augmenter, sauf pour les secteurs 1, en échange d’une augmentation des droits.
Les secteurs 1 seront donc gagnants avec moins de cotisations et plus de droits.
Les secteurs 2 verront par contre une augmentation de leurs cotisations sociales de près de 6 %, avec tout de même des droits qui augmenteront de 10 % par année cotisée.
Fin du DPC, installation de la Certification Périodique
La formation et l’évaluation des médecins connaît une nouvelle étape, qui cette fois, promis, est la bonne ! 😊
Le DPC, qui était une obligation triennale regroupant la validation d’une session de FMC et d’analyse de pratique (EPP), géré par l’ANDPC, disparaît, comme l’agence du même nom donc.
S’installe à la place la Certification Périodique qui devra être validée sur 6 ans.
Elle est constituée de 4 blocs :
– Connaissance
– Amélioration des pratiques
– Relation Patient
– Santé du Professionnel
Les référentiels sur lesquels se basent les formations ont été établis et publiés par les CNP de chaque spécialité.
Nous devrons valider 2 (ou 3 pour le Bloc 1) actions obligatoires dans chaque bloc sur la période de 6 ans.
Chaque action devra figurer dans un Compte Individuel des Attestations géré par l’Agence Numérique en Santé.
Le contrôle de la réalisation de ces actions devrait être assuré par l’Ordre, avec de possibles sanctions en cas de non validation.
Le Financement devrait être assuré par … une structure qui ressemblera beaucoup à l’ex-ANDPC…
L’Accréditation individuelle, et surtout en Equipe, permettra de valider cette Certification.
Il est conseillé d’ores et déjà de collecter ses attestations de formations qui alimenteront votre Compte Individuel.
Le Synmad est à votre disposition pour vous aider dans cette nouvelle aventure de la formation professionnelle.
Docteur F. CORDET
Président SYNMAD