Syndicat National des Médecins Français
Spécialistes de l'Appareil Digestif

-  Les 2emes états généraux de la médecine spécialisée. Pour la 2ème année consécutive, et à l'initiative du Docteur Patrick GASSER, Président des Spé-CSMF, les médecins spécialistes se retrouveront à PARIS le 17 novembre 2018 à la Maison de la Chimie pour un échange avec des personnalités du premier plan du monde de la santé sur une journée consacrée à la pertinence. Le programme que vous trouverez en document joint est de très haute tenue et la qualité des orateurs nous prédit une journée riche et de grande valeur. Il est fondamental que les médecins spécialistes, si souvent oubliés dans l'ensemble des plans de réforme de notre système de santé, puissent être massivement présents à ces états généraux. Cela concerne bien évidemment ceux d'entre vous qui sont impliqués dans l'organisation de la profession dans les différentes instances professionnelles, syndicales, scientifiques et professionnels. Il est tout aussi fondamental que nombre d'entre nous, médecins spécialistes de terrain, puissent participer à cette journée et montrer l'intérêt primordial qu'ont les médecins spécialistes pour l'évolution du système de santé et la nécessaire prise en compte de la pertinence des soins dans notre exercice. J'espère pouvoir compter sur vous et retrouver ce jour là de nombreux confrères et amis hépato-gastroentérologues.

-  JJG : Parole aux jeunes. Avec les membres du comité d'organisation des JJG (Journées Jeunes Gastroentérologues), nous initions cette année une soirée d'échange avec les plus jeunes de nos confrères internes en hépato-gastroentérologie. Cette soirée se déroulera le 14 novembre dans la salle de conférence d'AG2R LA MONDIALE. Comme vous le constaterez sur le programme joint, elle sera consacrée dans sa première partie à un échange avec de jeunes collègues ayant embrassé des exercices différents de l'hépato-gastroentérologie. La seconde partie sera consacrée à l'avenir de la gastroentérologie en 20 ans avec une intervention du Professeur Christine SILVAIN sur l'évolution scientifique attendue et une seconde intervention du Docteur Jean-François THEBAUT consacrée à l'évolution de notre système de santé. Là aussi, jeunes et moins jeunes, nous vous y attendons nombreux et espérons que cette soirée positionnée la veille du début du congrès VIDEO DIGEST permettra à nombre d'entre vous de nous y rejoindre.
[ Télécharger le flyer ]

-  JJG 2018. Comme chaque année depuis 10 ans maintenant, les sociétés professionnelles de l'hépato-gastroentérologie (AFHIGE, ANGH, CDU HGE, CREGG, SYNMAD) accueilleront le temps d'un week-end une quarantaine d'internes en formation pour des journées consacrées à leur futur exercice professionnel. Depuis 10 ans, nous avons pu faire évoluer ces JJG qui sont devenues un évènement incontournable dans la formation et l'information des plus jeunes de nos collègues sur les différentes modalités d'exercice professionnel qui leur sont offertes au terme de leur internat ou de leur clinicat. Les invitations ont été lancées par le bureau de l'AFHIGE et sa Présidente le Docteur Sabrina SIDALI. Cela devrait nous permettre une fois encore d'asseoir le succès de ces prochaines JJG. Faites passer l'information et informez en les plus jeunes de nos collègues

Docteur Franck DEVULDER
Octobre 2018

La Section Européenne de Gastro Entérologie (ESBGH) a développé depuis 2012 un examen de connaissance (ESEGH) : European Specialty Examination in Gastroenterology and Hepatology.

Celui-ci repose sur 200 questions à choix multiples. Il se déroule le même jour, à la même heure dans plusieurs dizaines de centres européens. Il est validé scientifiquement par 18 experts européens (Question Writing Group) qui, chaque année, acceptent d'écrire et de relire de nouvelles questions. Elles doivent impérativement refléter une expérience pratique, et ne pas représenter des cas universitaires fabriqués. Après acceptaiton du contenu, elles bénéficient d'une réécriture standardisée. Ces questions nouvelles enrichissent une banque de plus de 3000 questions. Chaque année une extraction de 200 questions est réalisée par un groupe de 12 experts européens différents des 18 précedemment cités (= Examination Board). Cette extraction doit représenter les différents axes de la spécialité. Les recommandations de répartition des questions sont les suivantes : hémorragies digestives 5% des questions, MICI 20%, foie 20%, nutrition 5%, oesophage 8%, pancreas 8%, estomac et duodenum 10%, grêle 10%, maladies biliaires 8%, autres 6%.

Trois pays ont choisi cet examen comme examen théorique obligatoire de fin d'études : L'Angleterre, La Suisse et les Pays Bas.

Cette année 413 candidats se sont présentés. Cette participation en fait le premier Examen Europeen de Spécialité médicale en Europe.

Le taux de réussite est globalement de 74%. Il est de plus de de 88% pour la Suisse et les Pays Bas.


Cet examen est actuellement choisi par de nombreux Gastroentérologues non Européens même si il ne donne en aucun cas un passeport d'entrée en Europe. (le taux de réussite des non-européens est de 57%). Il donne en effet un label fortement valorisant aux reçus. De fait il est reconnu et recommandé par un nombre croissant d'institutions lors d'échanges ou de déplacements intra-européens. Elles y voient une garantie d'un seuil de connaissance rassurant.

Il est important de promouvoir cet outil d'amélioration des pratiques. Il faut le faire connaître aux JJG, il faut le diffuser aux différentes instances universitaires françaises (CNU et CHU). Il permet de confirmer, si nous avons le courage d'y participer, l'excellence de nos formations. La prochaine session aura lieu le 10 Avril 2019 dans plus de 60 villes Européennes. L'examen se déroule au même moment partout, pour des raisons de sécurité et de qualité. Ces villes sont choisies en fonction du lieu d'exercice des candidats par « Pearson Vue » en charge de la logistique de l'examen. Celui-ci se déroule sur support informatique. Les inscriptions seront ouvertes à partir du 19 Décembre 2018.

Vous pouvez vous exercer grâce à la mise à disposition de questions sur le site : http://eubogh.org/exam/

Cette démarche peut vous paraître superflue, voire inutile ? Mais rien ne doit être négligé en termes de qualité (amélioration des pratiques) ou en termes de cohésion de la profession (c'est un véritable outil de benchmarking Européen) ! Les investissements personnels sont à l'origine des progrès collectifs.

Soyez les acteurs de votre destin Européen.

Osez l'examen Européen !

Docteur Jean Paul JACQUES
Novembre 2018

Les hauts parleurs médiatiques agitent le drapeau européen dans les sens du vent politique et aiment semer le doute, doute qui réveille hélas les extrémismes ! Dans ce brouhaha souvent fétide, nous avons un rôle important à jouer par notre devoir d'exemplarité !

La vie Européenne des gastroentérologues (ESBGH=Européan Section & Board of Gastro enterology & Hepatology) mérite de ce fait régulièrement un point d'étape.

L'ESBGH est une composante verticale (mono spécialité) de l'UEMS.L'UEMS représente l'entité politique des médecins spécialistes européens. Elle est aujourd'hui la plus importante ONG Européenne regroupant 1.800.000 membres. 

La section de Gastroentérologue (ESBGH) en est un des membres les plus actifs. Sa mission est de promouvoir la libre circulation des gastroentérologues, l'accessibilité aux nouvelles techniques de la spécialité, et l'amélioration des pratiques. La libre circulation (acquise par le traite d'Helsinki) est amplifiée par une réseau d'établissements certifiés à travers l'Europe. Pour les pays qui l'acceptent, un stage dans un de ces centres est validant pour la maquette de formation du gastroentérologue. C'est aussi par ces validations à travers d'autres centres que l'acquisition de nouvelles techniques progresse. L'amélioration de la pratique repose aussi sur un cursus de formation homogène. Le Blue Book (Blue comme le drapeau européen) transcrit de façon évolutive (remaniement tous les 5 ans) le cursus reconnu comme indispensable par la communauté Gastroentérologique Européenne.

Le BLUE BOOK (version 2017) est au dire de l'UEMS, le meilleur thésaurus de spécialité disponible. L'UEG confirme cet avis en acceptant depuis deux ans de « flécher » les contenus scientifiques vers les différents chapitres du Blue BOOK. Ce Blue Book bénéficie d'une version française.(sur le site http://eubogh.org/blue-book/)

Sur la lancée du Blue Book et de l'accréditation des formations, la section-ESBGH- pilote politiquement depuis 5 ans un examen européen annuel. En avril 2018 413 candidats se sont présentés à cet examen, en en faisant de ce fait le plus important examen européen de spécialité.

Malgré l'exemple d'une coopération sans faille, seuls deux établissements français ont demandé et obtenu une accréditation (Il y a actuellement 73 centres certifiés en Europe) ! Malgré une mise à disponibilité exemplaire de l'examen un seul candidat Français s'est présenté l'année passée. Aurions-nous oublié que les deux premiers présidents de l'Uems ont été Français ? Aurions-nous oublié que la France est, avec l'Allemagne, à l'origine même de cette Europe politique ?

Aurions-nous oublié que grâce à cette construction quotidiennement évolutive nous avons préservé 70 années de paix ?

Aurions-nous oublié que notre avenir est en Europe ? Visitez le site « eubogh.org », découvrez notre avenir.


Docteur Jean Paul JACQUES

Octobre 2018


lundi 02 juillet 2018

eJOURNAL - SYNTHESE JUIN 2018

Système de santé : quel scénario pour éviter la catastrophe ? : Il était temps! Nous ne pouvons que saluer les travaux menés par le Haut Conseil pour l'avenir de l'Assurance Maladie sur une refonte en profondeur de notre système de santé. Trop hospitalo-centré, trop onéreux, telle est la description actuelle que fait le HCAAM de notre système de santé. Le HCAAM propose une politique volontariste de rupture avec notre modèle historique basé sur un principe d'accessibilité, de qualité et de sécurité. En se basant sur les nouvelles technologies mais aussi et surtout sur une incitation faite aux professionnels de santé d'offrir des soins de proximité, cette révolution sociétale a pour ambition d'être plus juste et plus efficiente. Nous alertons cependant les décideurs sur la place importante qui revient aux médecins spécialistes, qui aux côtés de leurs confrères généralistes, doivent eux aussi être incités à mailler le territoire et à offrir une médecine spécialisée de qualité et d'expertise accessible à tous les français.

VCC : remboursement au 14 juillet : d'aucun critiqueront certainement, et à raison, le montant indécent des honoraires retenus pour l'exploration du colon par vidéo capsule endoscopique. Reconnaissons cependant que nous revenons de loin et qu'avec le CNP HGE, il nous a fallu durement batailler auprès des experts de la HAS pour qu'ils reconnaissent, à l'instar des autres pays occidentaux, la valeur scientifique de cette exploration. Saluons donc l'engagement de toute une profession afin que chaque patient relevant de cet examen puisse en bénéficier.

Aujourd'hui, la CARMF, "maillot jaune de la retraite"; demain le RU, dans le ventre mou du peloton !: On voit bien au travers de ce titre l'amertume de son auteur le Dr Jean-Luc FRIGUET dont chacun appréciera l'engagement et l'immensité des connaissances dans un domaine éminemment technique. En dehors de quelques initiés, il est en effet bien difficile de comprendre la complexité de nos régimes de retraite. Une des promesses du Président de la République lors de sa campagne était de simplifier les régimes de retraite qui sont aujourd'hui au nombre de 42 et d'aller vers une plus grande équité de traitement. Qui d'entre nous ne regarde pas avec surprise les avantages, parfois éhontés, de certains régimes spéciaux de retraite ? Qui d'entre nous n'a pas déploré que les salariés du secteur privé aient parfois des conditions si éloignées de leurs homologues dans des métiers équivalents du secteur public? Qui d'entre nous enfin ne s'étonne pas de l'iniquité des 13 différents régimes de réversion qui ont tous des avantages différents pour les bénéficiaires? Cependant, l'inquiétude, et même la colère, rappelée dans cet ejournal par le Dr FRIGUET n'est elle pas fondée? Au-delà des joutes politiques qui semblent aujourd'hui du passé, reconnaissons à la CARMf une qualité de gestion encore très récemment saluée dans la presse financière. Les réserves de la CARMF sont aujourd'hui suffisantes pour pallier au choc démographique que nous vivons aujourd'hui. Elles permettent de maintenir le niveau des allocations mais aussi le très bon fonctionnement du fond d'actions sociales qui agit en consensus et symbiose avec l'entraide ordinale et qui a attribué en 2017 plus de 9 million d'aides aux confrères allocataires ou cotisants. La mise en place du régime universel dans les conditions actuellement définies fera, n'en doutons pas, disparaitre la CARMF et la gestion d'une caisse de retraite pour les médecins libéraux par les médecins libéraux. Mais au-delà, notre inquiétude est celle d'une diminution de nos pensions de retraite et des fonds de solidarité parfois si précieux pour certains de nos confères. Il est temps que les syndicats médicaux, de toute obédience, se positionnent sur l'ASV mais aussi sur le régime de base et le régime complémentaire qui devraient tous trois intégrer le régime universel. La tâche est difficile. La volonté du Président de la République est clairement affichée mais ce n'est qu'unis que nous pourrons faire entendre notre voix qui est juste et raisonnable, empreinte d'une solidarité mais aussi du respect du travail accompli.


Docteur Franck DEVULDER

Président du SYNMAD
Juin 2018


Le SYNMAD a pris connaissance des données de l'Union Nationale des Associations de Gestion Agréées. L'évolution des revenus, avant impôts, des hépato-gastroentérologues libéraux entre 2016 et 2017 est en net recul à -3.2%. Ceci reflète l'absence de considération des pouvoirs publics vis-à-vis de l'hépato-gastroentérologie libérale et, plus largement, de l'ensemble des spécialités médicales, médico-techniques et chirurgicales. Voilà plus de 25 ans que les tarifs des actes techniques nécessaires à la prévention des cancers digestifs sont arbitrairement gelés par l'Assurance Maladie.

Le SYNMAD et l'ensemble de l'hépato-gastroentérologie française, réunis au sein de son CNP, n'ont pas attendu la volonté politique récente d'aller vers la pertinence de la prise en charge médicale pour s'y attacher depuis de longues années. Pour s'en convaincre, il convient de lire les recommandations professionnelles régulièrement mises à jour associées à des programmes de formation médicale continue de haute tenue et à des actions de DPC visant à l'amélioration des pratiques et de la prise en charge médicale. Nous en voulons pour preuve la réactualisation, actuellement sous presse, des critères de qualité de la coloscopie et des critères de qualité du compte-rendu de coloscopie où la gastroentérologie française a, une fois encore, pris le parti d'un niveau jamais atteint par les autres pays européens et nord-américains.

Malgré cela, et alors que nous serions en droit d'attendre une réflexion sur le financement nécessaire à la pertinence et la qualité des soins, nous constatons une baisse de la rémunération des hépato-gastroentérologues libéraux. Qui plus est, nous avons récemment communiqué sur l'iniquité de traitement organisée par la CNAM qui permet, pour de mêmes interventions proctologiques, d'avoir des tarifs différenciés entre chirurgiens digestifs et gastroentérologues proctologues chirurgicaux. Alors que, sous l'impulsion du Directeur Général de la CNAM et du Directeur du Département des actes médicaux, nous avancions vers une solution concertée, la nouvelle Directrice de l'Offre de Soins de la CNAM nous a fait part, il y a quelques jours, d'une fin de non-recevoir. Ceci est inacceptable.

L'ensemble de ces signaux négatifs se fait dans une ambiance de plus en plus contrainte et difficile pour tous les médecins et chirurgiens exerçant en établissement de santé privé soumis à des contraintes environnementales inédites qui ne peuvent que nuire aux objectifs de qualité que nous nous sommes fixés.

Le SYNMAD s'associe pleinement au message des "Spé" et demande que l'État et la Caisse Nationale d'Assurance Maladie puissent prendre toutes les mesures correctives afin que la pertinence inscrite en lettres d'or dans la stratégie nationale de santé trouve, au travers d'une amélioration et d'une modernisation du financement des actes médicaux, un écho positif.

Contact Presse : Dr Franck Devulder – Président du SYNMAD

Samedi 16 Juin 2018 : dernier Conseil d'Administration de la CARMF avant l'été (et dernier CA effectif pour la moitié des Administrateurs en fin de mandat) : l'heure est aux bilans et à la présentation annuelle du rapport sur l'exercice antérieur du Directeur (H. CHAFFIOTTE).

Juin 2018, numéro 321 de la Revue CAPITAL (certains ont dû lire déjà !) : Dossier RETRAITE, pages 99 et suivantes. La CARMF y est reconnue pour ses performances dans la Liquidation des Retraites (taux d'erreur 0 !), le coût de Gestion et la Solidité de ses Placements avec une politique prospective depuis 1996 (qui seule a anticipé le Choc Démographique) et une excellente adaptation aux changements « techniques ».

La CARMF en 2018, ce sont 217 521 affiliés, soit 123 658 cotisants (avec 7661 nouveaux affiliés/an) et 65 751 retraités et 20 154 conjoints survivants et attributaires, soit 85 885 allocataires.

L'âge moyen des cotisants est de 53,72 ans ; la répartition par sexe se modifie : 77 462 hommes; 46 094 femmes ; la répartition par secteur d'activité se modifie peu : 92 046 Secteur 1 ; 29 912 Secteur 2….

Le Rapport démographique reste positif mais s'érode : 1,62%en 2017 (il était de 3,69 %
en 2002 !).

L'âge moyen au décès est de 83,9 ans.

La CARMF, c'est donc plus de 5 000 Dossiers de Retraite liquidés par an, avec plus de 40% de réalisation d'entretiens d'information pré-liquidation ; c'est aussi un taux d'erreur nul dans le calcul prévisionnel des Pensions (il est de 11,4% à la CNAV et de 8%à l'ARGIC-ARRCO !).

La CARMF, c'est -aussi- un Régime de Prévoyance (même si on peut souhaiter une extension de sa « voilure »...) qui a versé, en 2017, plus de 268 000 indemnités journalières.

La CARMF, c'est aussi une Action Sociale (FAS), qui agit en consensus et symbiose avec l'Entraide Ordinale et qui a attribué en 2017 près de 9 millions d'Aides aux confrères allocataires ou cotisants (dont seulement 1 million sur la dotation CNAVPL). Cela représente 117 Dossiers pour les allocataires et le Secours forfaitaire aux Allocataires exonérés de CSG ; pour les cotisants 80 Dossiers ont été traités en 2017 et il y a eu - comme voulu par le CA - l'exonération de la cotisation ASV, financée sur le FAS-ASV pour les bas revenus (inf à 11 500 euros).

La CARMF, c'est près de 7 Milliards d'Euros de « Réserves », constituées sur nos sur-cotisations (Régime de Répartition Provisionnée) depuis 1996, soit 5,25 années de Prestations, avec des échéances potentielles en 2033 (quand l'équilibre démographique doit être redevenu favorable) ; cela a supposé des performances financières qui ont été à la hauteur. La performance des Placements de la CARMF en 2017 a été de 8,3% (soit 6 ;7% sur les 5 dernières années) avec une répartition équilibrée entre les Actions (45 % avec un rendement de 11,8%), les Obligations (33,33% avec un rendement de 2,6% !) et l'Immobilier (21,2%, avec un rendement de 4 ,1%) et des frais de Gestion bas (0,54 %), ceci malgré les « couvertures » pour éviter les prises de risque et les restrictions réglementaires qu'impose et majore la Tutelle ministérielle. Pour mémoire, les frais de Gestion de la CNAVPL sont de 1,03% !.

Qui ose prétendre que la gestion de la CARMF et de ses Placements a été ou est hasardeuse ? (Les Comptes sont approuvés sans réserve par le Commissaire aux Comptes Grand Thornton ! et l'Agent-Comptable et le Directeur engagent au-delà de leurs Responsabilités…), sinon des confrères « faux-frères » qui n'ont jamais siégé ni au CA , ni dans la Commission de Placements.

Le REGIME de RETRAITE UNIVERSEL (RU), « chantier 2019 de la «Macronie» est piloté par le Haut - Commissariat avec un binôme JP Delevoye / JL Izard (nous connaissons ce dernier depuis des années : ex-DSS etc…)

Ce RU, c'est la « bascule » en UN SEUL REGIME avec la fusion de toutes les Caisses de Retraites, quelle que soit leur « solvabilité » et la potentielle refonte de toute l'Epargne-retraite.

Quel sera notre « poids » avec nos 200 000 adhérents, affiliés CARMF dilués dans 30 millions de retraités français inscrits au RU ? Souvenons-nous du RSI !

Que représenteront notre budget, nos investissements, notre solvabilité dans les 315 Milliards du coût de la Retraite en France pour tous les Français et de diverses dotations aux réserves ?

Que deviendront nos réserves (et celles de tous les Régimes des Professions Libérales lorsque toute solvabilité aura été « épongée » en un peu plus de 6 mois en prestations ? Caution d'un Etat endetté ? Demandez à votre banquier un crédit en vous faisant cautionner par votre voisin en « règlement judiciaire » et insolvable ? Nos réserves devraient ainsi être diluées dans la « solidarité nationale ».

L'hypothèse de « Travail », de réalisation que veut valider le Haut-Commissariat (avec l'aval des « traitres » de nos professions qui ne songent qu'à privilégier leurs intérêts particuliers, sans consultation des instances syndicales, en usurpant des mandats qui ne sont plus les leurs, en n'ayant jamais soumis leurs positions à leurs pairs , en faisant fi des vrais intérêts des professionnels libéraux), c'est celle de la FUSION, de la « bascule » en un seul Régime de nos 3 Régimes (RB ; RC ; ASV), en un seul régime que nous ne pourrons plus contrôler, avec des cotisations appelées sur la base de 3 PSS (39 392 x 3 soit 119 666 euros) .

Que restera-t-il de la CARMF, de notre autonomie, des capacités d'encours et de placements et de gestion d'une Caisse qui ne disposera que de 6% de ses potentialités actuelles ?

La cotisation serait aux alentours de 6% ; le rendement sur les points acquis serait de 5% (garanti non par des réserves, mais par un Etat insolvable...) et les dotations ASV échapperaient à la négociation conventionnelle par un transfert discret URSSAF-Caisses
d'Assurance Maladie !

La perte des cotisations du RC de la CARMF (- 94%), c'est la mort, l'exécution programmée par des non-représentants qui usurpent leurs mandats (qu'ils n'ont pas) à des fins de « carrières personnelles ».

Qui sera lésé dans un système sans réserve, uniformisé, aussi performant qu'un jour le RSI, sinon ceux dont le rendement de la retraite ne sera que de 5 % (loin du rendement actuel de l'ASV pour un praticien de Secteur 1).

Comment pourra fonctionner notre Solidarité limitée par des dotations budgétaires insuffisantes venues de décisions arbitraires ex-machina ?

Le Régime Universel sur des Bases de Solidarité Nationale que nous ne renions point peut être un indéniable progrès social ; la fusion aveugle est une dilution qui amènera à la régression car la Solvabilité de l'Etat n'existe pas, ce qui à court terme conduira à la MORT programmée de nos Solidarités et à la régression des prestations de Retraite quand pour maintenir les équilibres, on aura autant dévalué (voire plus ?) le point de retraite et la monnaie de référence.

Nous livrer totalement, nous fusionner en totalité au Régime Universel cela équivaut -au moins- à de la Haute Trahison !

Que ces laudateurs le sachent !

Que ceux qui se font abuser réfléchissent !

Que tous nous ayons conscience des enjeux !

Dr Jean-Luc FRIGUET
HGE CHP Saint Grégoire
Administrateur de la CARMF Région Bretagne
Membre du CA du SYNMAD
Administrateur de l'ARAPL Grand Ouest
Juin 2018

Le Journal Officiel a publié en date du 14 juin 2018 la prise en charge de l'exploration du colon par vidéo capsule colique. Cet acte portera le code HHQD445. L'intitulé sera "Exploration de la lumière du colon par vidéo capsule ingérée". L'indication sera la recherche de polype et de cancer dans un contexte de coloscopie incomplète non imputable à un défaut de préparation colique ou à une sténose digestive. Cet acte sera facturé 107.58€. Son remboursement effectif interviendra 30 jours après l'application soit le 14 juillet 2018. 

Une fois encore et au travers de cette publication d'un nouvel acte pour les gastroentérologues au Journal Officiel, on constate que l'union fait la force. Sans une action collégiale de toutes les composantes du CNP HGE, sans les actions concertées du SYNMAD et de la SFED, l'exploration du colon par vidéo capsule aurait été enterrée par un premier rapport de la HAS qui lui était très défavorable. Il a fallu l'énergie de tous pour que, sous la présidence du Professeur Jean-Luc HAROUSSEAU et avec la bienveillante écoute du Professeur Jacques BELGHITI, ce rapport puisse être revu à la lecture des dernières publications scientifiques et qu'enfin les patients français, à l'instar de nombreux pays européens et occidentaux, puissent avoir accès à cet examen dans des conditions parfaitement définies en cas de coloscopie incomplète non imputable à un défaut de préparation colique ou à une sténose digestive.

C'est dans cet état esprit d'une gastroentérologie unie, soucieuse de la qualité de la prise en charge des patients souffrant de maladies digestives, que nous rencontrerons très prochainement les responsables du département des actes médicaux à la Caisse d'Assurance Maladie. Vous savez que nous sommes dans l'attente d'une solution pour les proctologues chirurgicaux qui se voient appliquer des tarifs inférieurs à ceux de leurs collègues chirurgiens digestifs pratiquant les mêmes interventions. Nous évoquerons également le BARRX qui vient de faire l'objet d'une analyse publiée sur le site internet de la HAS. Les deux indications retenues dans ce rapport sont le traitement de l'endobrachyoesophage résiduel après une résection endoscopique ciblée ayant permis d'éradiquer toutes les zones d'adénocarcinome intramuqueux et/ou déformation dysplasique nodulaire et le traitement de l'endobrachyoesophage plan au stade de la dysplasie de haut grade non nodulaire. Pour la première indication, le score ASA (Amélioration du Service Attendu) est de 2 correspondant à une amélioration importante. Le score ASA est de 3 pour la deuxième indication ce qui correspond à une amélioration modérée. Ces scores sont de très bon augure et devraient nous assurer d'une évaluation de l'acte par l'UNCAM dans des délais contraints. Nous ne manquerons pas lors de cette entrevue d'évoquer également les différents actes hiérarchisés au sein du CNP touchant toutes les composantes de notre spécialité.

C'est dans cet état d'esprit d'une meilleure prise en charge, d'un respect de la pertinence des actes pratiqués et de la qualité du service médical que nous travaillons aujourd'hui.

Nous ne manquerons pas de revenir rapidement vers vous avec des nouvelles aussi favorables que celles publiées aujourd'hui dans le Journal Officiel.

Docteur Franck DEVULDER
Juin 2018


C'est dans cet état d'esprit que s'est inscrit le think tank "stratégie innovations santé" en auditant 45 personnalités et experts reconnus du monde de la santé. C'est dans cet état d'esprit également que le Haut Conseil pour l'Avenir de l'Assurance Maladie (HCAAM) travaille actuellement.

L'ensemble des experts du monde de la santé s'interrogent sur la capacité qu'auront les états nations à continuer à financer les systèmes de santé et l'augmentation des besoins liés d'une part à la hausse de l'espérance de vie et au poids des maladies chroniques et d'autre part à la révolution scientifique et technologique que nous visons au quotidien. Les hépato-gastroentérologues, régulièrement confrontés à ces pathologies chroniques, savent mieux que quiconque que les thérapies ciblées nous permettent d'accéder à des molécules qui guérissent mais dont le coût est particulièrement élevé.

En 1960, les dépenses de santé représentaient 4% du PIB. Aujourd'hui, nous sommes à 12% et les dépenses de soins ont progressé de 3.1% en 2017. Outre Atlantique, 18% du PIB est consacré à la santé. Trois scénarios sont actuellement repris pour trouver une solution face à la catastrophe annoncée. Le scénario n°1 est celui que nous visons depuis plusieurs années. Il s'agit d'un changement sans rupture qui nous a amené à une certaine prise de conscience mais qui, au fond, n'a pas réellement fait bouger les lignes de notre système très hospitalo centré. Le scénario n°2 est une transformation progressive vers un autre système qui verra, entre autre, les principales mutuelles se positionner comme des opérateurs de soins. Le 3ème scénario est basé sur une politique volontariste de rupture avec notre modèle historique. Il est basé sur un principe d'accessibilité, de qualité et de sécurité, un principe de gradation et de juste orientation afin de délivrer à chacun, au bon moment, le juste soin et la juste réponse à son besoin et à un principe de continuité des soins et des prises en charge. Ce 3ème scénario se base à la fois sur une révolution technologique et sur les stratégies des acteurs que sont les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) et la BATX (Baidu, Alibaba, Tencent, Xiaomi). Cela pourrait nous inquiéter tant la transformation de notre système de santé est grande et s'uberise progressivement. La réflexion est loin d'être aboutie mais quoi qu'il en soit, le bon scénario sera celui qui évitera la catastrophe et nous permettra de garder la maîtrise de notre système de santé. Ce système dans lequel nous gardons les valeurs de solidarité et d'égalité portées après 1945 et dans lequel nous serons en capacité d'intégrer les innovations au service de toute la population. Le temps presse et nous devons être au rendez-vous de 2030.

Notre système de santé doit évoluer et ne le fait certainement pas assez vite pour répondre aux enjeux de demain. Jusqu'ici notre culture nous a poussé à opposer public et privé. Le statut actuel des hôpitaux ne se prête certainement pas à la dynamique du système mais faut-il pour autant le leur reprocher? Il nous faut à la fois trouver les moyens de financer la transition de notre système pour empêcher une crise majeure à l'hôpital et assurer le financement de cette transformation. Penser y arriver sans le développement d'une alliance public/privé qui fait la richesse du système de santé français est certainement illusoire. La très récente circulaire du 13 avril 2018 relative au cadre d'expérimentation pour les innovations organisationnelles prévues par l'article 51 de la LFSS 2018 ne doit pas nous laisser indifférents. Nous, gastroentérologues prenant en charge des patients souffrant de maladies chroniques, devons être source de propositions. Nous avons les outils comme « maMICI » développée par le Dr Guillaume BONNAUD. Sa mise en œuvre nécessite des moyens qui s'intègrent dans le cadre des innovations organisationnelles financées par cet article 51. A nous de nous prendre en main et, avec le CREGG, le CNP HGE, nos différentes scientifiques et le SYNMAD, de mettre en œuvre dans la vie réelle ces nouveaux modes d'organisation.

 

Docteur Franck DEVULDER
Juin 2018


- Vent de colère chez les proctologues cet article et le positionnement ferme et digne des proctologues, de la SNFCP et du SYNMAD, ont fait grand bruit. Comment peut-on en effet accepter que l'assurance médicale obligatoire des français rémunère différemment pour un acte identique un chirurgien digestif et un proctologue chirurgical gastroentérologue ? Le BLOC, et particulièrement sa branche chirurgicale (Union Des Chirurgiens de France – UCDF) défend pourtant ce point de vue et s'est opposé à ce que les gastroentérologues exerçant la proctologie chirurgicale puissent bénéficier de l'Avis Ponctuel de Consultant avant une chirurgie et des modificateurs J et K associés à l'acte chirurgical. Nous saurons nous en souvenir le moment venu… Nous travaillons aujourd'hui avec la CNAM afin de trouver une solution honorable et équitable afin qu'un même travail soit associé à une même rémunération. Nous avons bon espoir d'y parvenir et formulons le vœu de revenir vers vous rapidement avec des nouvelles encourageantes.

95ème réunion JGES : la culture de l'image et du détail. Dans cet eJournal, le Dr Jean-François REY, infatigable voyageur et curieux de toutes les innovations touchant à l'endoscopie, nous rapporte des nouvelles de la réunion de printemps de la Société Japonaise d'Endoscopie Digestive (JGES). Il est vrai que la lecture de cet eJournal donne l'eau à la bouche ! 3h30 de symposium consacré aux techniques de coloscopies, telle que nous les pratiquons tous les jours avec des bandes vidéo de grande qualité, permettent à nos collègues japonais de bénéficier d'une formation continue en endoscopie de très haute tenue. On ne peut que souhaiter que ces formations didactiques puissent être disponibles pour tous, en langue anglaise, afin de compléter notre formation continue en sus du très haut niveau des formations dispensées en France en particulier sous l'égide de la SFED, de la FMC HGE, des organismes de DPC ou en Europe par l'ESGE.

Avenant n°6 : le "oui mais" du SYNMAD. D'aucun pourront critiquer la position du SYNMAD partagée par la quasi-totalité des syndicats de médecine spécialisée. Fallait-il signer cet avenant conventionnel et ainsi rejoindre la convention médicale avec un si faible niveau de rémunération de la télé-expertise? N'était-ce pas une insulte à notre exercice médical? Certainement oui mais le thème de télé-expertise est-il le plus approprié en la circonstance ? Les avis téléphoniques que nous donnons tous, tous les jours, à un confrère médecin généraliste, urgentiste ou de toutes autres spécialités, ne devraient-ils pas porter le nom de téléconseils ? Le positionnement du SYNMAD s'est fait sur l'espoir de voir l'article 99 de la LFSS enfin disparaitre si l'accord signé entre l'UNCAM et la FNMR abouti. Il ne nous parait en effet pas acceptable que le Directeur Général de l'Assurance Maladie puisse baisser, unilatéralement, sans négociation conventionnelle, la valeur d'un acte au principe que l'enveloppe budgétaire serait dépassée. Qu'en serait-il si tel était le cas de la coloscopie visant à éviter de nombreux cancers colorectaux et alors qu'on en dénombre plus de 40 000 cas chaque année et que ce cancer tue 20 000 personnes par an ? C'est dans cet état d'esprit que le SYNMAD a demandé aux Spé CSMF et à la CSMF de signer cet avenant n°6 et de rejoindre la convention médicale. Nous pensons en effet que la réforme profonde du système de santé que nous devons mener ne peut se faire sans notre présence et l'influence que nous comptons avoir. Ce oui n'est donc pas un oui de dépit mais un oui combattif d'un syndicat réformiste, politiquement responsable et qui mesure les enjeux de notre système de santé dont l'évolution ne pourra se faire sans mettre au cœur de la discussion la pertinence des soins, la territorialité, l'accès aux soins des patients et des conditions d'exercice dignes pour les professionnels de santé que nous sommes.

Docteur Franck DEVULDER
Président du SYNMAD
Mai 2018


 

Les négociations conventionnelles, débutées il y a plusieurs mois, ont abouti à la rédaction du projet d'avenant n°6 à la convention médicale. Les syndicats représentatifs (CSMF, FMF, SML, MG France, le BLOC) sont amenés à se prononcer au sujet de cet avenant. Comme vous le savez, la CSMF avait refusé de signer la convention médicale de 2016 considérant que celle-ci n'était centrée que sur la médecine générale et que cette convention ne répondait pas aux enjeux auxquels notre système de santé doit faire face. De façon surprenante, et sans qu'aucun élément nouveau ne soit intervenu, le SML avait rejoint la convention médicale il y a quelques mois avant la négociation de l'avenant n°6. Cet avenant intitulé à proprement "télémédecine" est maintenant connu. Qu'en est-il ?

  • En ce qui concerne la téléconsultation, le périmètre sera élargi à tous les patients dès le 15 septembre 2018. A quelques exceptions au principe de connaissance préalable, le principe de la téléconsultation sera de s'inscrire dans le cadre du parcours de soin avec une connaissance préalable du patient par le médecin traitant ou le médecin correspondant. Elle s'appliquera à tous les secteurs d'activité. Ses modalités de réalisation feront appel à des systèmes de vidéotransmission garantissant la sécurisation des données transmises et la traçabilité de la facturation des actes. La rémunération du médecin consultant se fera au tarif habituel et sera ouvert à tous les secteurs d'activité. En revanche, et de façon surprenante, l'avis ponctuel de consultant (APC) sera dans un premier temps exclu du champ de la téléconsultation.
     
  • Télé-expertise : le périmètre de la télé-expertise concernera dans un premier temps, les patients en ALD, les maladies rares, les zones sous-denses et les détenus. La télé-expertise sera étendue à l'ensemble des patients fin 2020. Le principe sera celui de la connaissance préalable du patient par le médecin requis pour la télé-expertise de 2ème niveau. Les modalités de réalisation seront superposables à la téléconsultation à savoir des conditions garantissant la sécurisation des données transmises et la traçabilité et la facturation des actes avec échanges par messagerie sécurisée. Trois niveaux de télé-expertise sont proposés : le 1er niveau concernera un avis sur des questions circonscrites sans nécessité de réaliser une étude approfondie d'une situation médicale, le 2ème niveau concernera un avis circonstancié donné en réponse à l'exposition d'une situation médicale complexe après étude approfondie et mise en cohérence et le 3ème niveau restera à définir en 2020. La rémunération a fait l'objet de nombreux débats tant celle-ci semble ridiculement faible. En effet, le médecin requérant se verra rémunéré dès le 1er acte à hauteur de 5€ pour un niveau 1, de 10€ pour un niveau 2, le tout étant plafonné à 500€ par an. La rémunération du médecin requis se fera à hauteur de 12€ pour un niveau 1 avec un maximum de 4 télé-expertises par an et par patient et de 20€ pour un niveau 2 avec un maximum de 2 télé-expertises par an et par patient en attendant un 3ème niveau qui serait plus élevé. En sus, la télémédecine fera l'objet d'un forfait structure qui apportera un gain maximum de 525€ par an. Chacun comprendra que le faible niveau de rémunération de la télé-expertise fait largement débat et qu'il est nettement insuffisant. A l'unanimité, le Conseil d'Administration du SYNMAD pense qu'il s'agit cependant d'une opportunité de s'inscrire dans la télémédecine et de la faire évoluer. Il va de soi que la télé-expertise ne sera couronnée de succès pour les patients, l'Assurance Maladie et les médecins que si nous obtenons à l'avenir, une juste rémunération du travail demandé.
     
  • Au-delà de la télémédecine, les syndicats, et tout particulièrement la CSMF, ont souhaité que d'autres mesures puissent être inclues dans le cadre de cet avenant n°6. Il s'agit de l'élargissement de certaines consultations complexes et très complexes pour certaines spécialités oubliées (neurologie, pédiatrie, dermatologie,…). Nous avons également obtenu l'obtention d'un "OPTAM de groupe" pour les nouveaux installés afin que le choix puisse leur être donné entre le taux moyen du groupe de médecin qu'ils rejoindront et le taux régional. Là aussi, le SYNMAD demande à ce que soit respecté le taux moyen effectif des groupes pour les plus jeunes de nos confrères qui rejoindront nos cabinets médicaux. Enfin, et à la demande la CSMF, plusieurs groupes de travail seront mis en place. Leurs conclusions seront rendues d'ici la fin 2018. Deux groupes de travail concerneront notre spécialité : l'un chargé d'objectiver le surcout de l'exercice médical pour les actes techniques où nous aborderons notre demande d'un acte couplant une consultation à une échographie et l'autre chargé de créer une nouvelle consultation complexe et très complexe. Cet avenant n°6 prévoit également des mesures démographiques en particulier en ce qui concerne le Contrat de Solidarité Territoriale Médecin (CSTM). Ce contrat apporte une aide qui passe de 10 à 25% des honoraires avec un plafond passant de 20 à 50.000€ pour les médecins qui n'exercent pas dans une zone sous dotée et qui apportent leur aide aux confrères exerçant dans ces zones. Il s'agit pour nous de valoriser enfin l'activité des gastroentérologues exerçant sur des sites distincts dans des zones sous dotées. Aujourd'hui, nous sommes confrontés au zonage défini par les ARS au travers du prisme de la médecine générale. La prise en considération des zones sous dense en médecins spécialistes doit être retenu.
     
  • Cet avenant n°6 prévoit également un plan imagerie avec un accord entre l'UNCAM et la FNMR. Ce plan est centré sur la pertinence des actes d'imagerie au travers d'un meilleur ciblage des prescriptions et de la réalisation des actes d'imagerie. Cet accord concerne principalement nos confrères radiologues. Cependant, sous réserve de la bonne mise en œuvre des actions de pertinence, cet accord aboutira à un engagement du gouvernement relatif à la suppression de l'article 99, article voté dans le cadre de la loi de financement de la Sécurité Sociale qui permet au Directeur Général de l'UNCAM de baisser unilatéralement la valeur d'actes médicaux sans en passer par la négociation conventionnelle. Cela touche aujourd'hui la radiologie et l'ophtalmologie mais, ne nous y trompons pas, nous pourrions nous aussi un jour y être confrontés. Ce plan imagerie prévoit également, sous réserve de la bonne mise en œuvre des actions de pertinence, un aspect gagnant/gagnant entre l'UNCAM et les radiologues. Là aussi, le SYNMAD a solennellement demandé à ce que toutes les spécialités concernées par l'imagerie puissent être intéressées par le caractère gagnant/gagnant de cet accord.

Comme vous pouvez le constater, cet avenant n°6 est complexe. Il est loin de pleinement nous satisfaire mais la réflexion menée par le SYNMAD, rejoint par la quasi-totalité des autres spécialités médicales et chirurgicales, repose sur la nécessité d'intégrer la convention médicale pour faire évoluer notre système de santé aujourd'hui à bout de souffle. C'est dans cet état d'esprit et avec cette seule volonté que nous souhaitons rejoindre la convention médicale en se réservant le droit de revenir sur notre décision si les enjeux de la pertinence des soins, de la territorialité, de l'amélioration de la prise en charge et de la qualité de notre exercice n'étaient pas au rendez-vous.

 

Docteur Franck DEVULDER
Président du SYNMAD

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