Syndicat National des Médecins Français
Spécialistes de l'Appareil Digestif

Editorial du Président

La ROSP : J-1 !
Il ne vous reste plus que quelques heures pour renseigner sur Espace Pro vos indicateurs. Le 1er février, il sera trop tard. La ROSP (Rémunération sur Objectifs de Santé Publique) vous permet de valoriser vos efforts et de bénéficier d’une rémunération de votre engagement dans l’amélioration de la qualité des soins et des équipements de votre cabinet. Pour rappel, la ROSP des spécialistes en hépato-gastroentérologie repose sur le suivi de 12 indicateurs, dont 4 sont dédiés à l’organisation du cabinet, et 8 concernent la qualité de la pratique médicale. Dans l’hypothèse où vous ne pourriez pas renseigner vos indicateurs directement sur Espace Pro, vous trouverez les formulaires à compléter sur le site Ameli.fr.

Quel début d’année !
Alors que le Gouvernement et le Ministère de la Santé vivent leurs dernières semaines à la tête de la France, nos dirigeants redoublent d’énergie dans la publication de décrets tous plus impopulaires les uns que les autres.

Le projet de réforme du 3ème cycle des études médicales mené sans écoute ni concertation fait l’unanimité contre lui. Alors que le blue book réalisé par la section et les boards européens de gastro-entérologie et hépatologie fixe la durée de formation initiale à au moins 6 ans, alors que 7 internes en hépato-gastroentérologie sur 10 pensent impossible d’acquérir l’ensemble des compétences requises en 6 semestres, la mission coordonnée par le Professeur Benoit Schlemmer limite dans les faits la formation de nos futurs confrères à 6 semestres ! Alors que l’endoscopie française brille aux quatre coins du monde, alors que nos experts sont parmi les plus renommés, alors que les sociétés mondiales et européennes d’endoscopie digestive sont actuellement présidées par 2 français, le Dr Jean-François Rey et le Professeur Thierry Ponchon, alors que Videodigest est devenu le rdv incontournable des endoscopistes français mais aussi européens et nord américains, le Ministère de la Santé pousse pour la création d’une option en endoscopie thérapeutique ouverte aux chirurgiens digestifs ! Cela constitue une déclaration de guerre qui ne répond en rien aux besoins de la population. Il n’y a aucun problème d’accès aux soins en endoscopie. Là aussi, la voix de la gastroentérologie n’a pas été écoutée face à celle de quelques représentants du CNU de chirurgie et en particulier du Professeur Marescaux. Notre spécialité n’est pas restée les bras croisés face à ces menaces. Cependant, jusqu’ici, les voix du CNU, de la CDU HGE, du SYNMAD et de toute notre spécialité réunie au sein du CNP HGE n’ont eu que peu d’écoute auprès des conseillers des 2 ministères impliqués dans cette réforme. Même l’AFIHGE a jusqu’ici trouvé porte close … Il reste cependant quelques espoirs d’obliger la mission Schlemmer à réviser sa copie. Nous ne sommes pas les seuls à protester ! Nous devons constituer un front commun avec les anesthésistes réanimateurs et les cardiologues pour demander une ré écriture de ce projet. L’ISNI, longtemps resté silencieux, bouge et le fait savoir ! L’AFIHGE joue un rôle majeur au sein de l’ISNI et devrait proposer des actions qui pousseront le gouvernement à revoir sa copie. Du côté syndical, l’U.ME.SPE rencontrera le Professeur SCHLEMMER dans quelques jours.

Un décret sur l’Entyvio publié en début d’année en catimini qui fait grand bruit. Alors que les candidats à la Présidence de la République s’invectivent sur l’évolution de notre système de santé et sur la prise en charge du « petit risque », le Gouvernement s’attaque au « gros risque ». Ce décret, excluant de la liste des médicaments en sus l’Entyvio dans la maladie de Crohn, privera plus de 1000 patients atteints d’une forme sévère de cette MICI d’un traitement qui les stabilisait. A ce jour, malgré les retombées médiatiques du communiqué de presse du SYNMAD, malgré la lettre ouverte de l’AFA soutenue par toutes les composantes de la gastroentérologie, l’Etat reste impassible … Faudra t il une fois encore attaquer le Gouvernement en Conseil d’Etat comme le SYNMAD l’a déjà fait avec succès avec le Sofosbuvir ?

Le dépistage du cancer colo-rectal par le FIT. Les premiers résultats révèlent un taux de participation assez faible, estimé à 30%, chiffre proche de celui observé hier avec l’Hemoccult. Les résultats d’une étude menée en Ile et Vilaine montre qu’un renvoi postal permettrait un gain de 10%. C’est considérable. Cette lecture est partagée par l’Inca. Cependant, malgré les demandes incéssantes du Professeur Faivre, malgré l’insistance des gastroentérologues présents dans les diverses commissions, malgré l’appui du CNP HGE, là encore, le Ministère et plus particulièrement la Direction de la Sécurité Sociale (DSS) bloquent ! Et dire que la loi de modernisation de la Santé de Mme Touraine a mis l’accent sur le dépistage…

 

Dr. Franck DEVULDER
Président du SYNMAD

I - PREAMBULE - II - SITUATIONS PARTICULIERES - 1-Patient adressé par son médecin traitant « prescripteur » à un gastroentérologue « opérateur » - 2- Patient confié par un confrère de même spécialité n’exerçant pas dans la même structure

CONCLUSION ET SYNTHESE

JOURNAL

1.
Editorial - 2.
Actualités et informations - 3. Rubrique Questions/Réponses - 4. Annonce - 5. Remerciements à l’industrie - 6. A propos du Journal Electronique du SYNMAD



 

L’objectif des assurances est d’obtenir un résultat de qualité pour un cout supportable. Dans le domaine de la Santé cela s’affirme tous les jours. Même si par effet d’annonce pour attirer le chaland certains assureurs proposent des offres de circonstances, a moyen terme la mutualisation devra dans un budget Européen répondre à des critères Européens.

Nous devons nous préparer à ce système Européen de prise en charge du soin. Pour cela, il faut accepter une évaluation des connaissances et des pratiques validées sur le plan Européen. Ce système Européen du soin est le seul rempart aux inégalités démographiques et économiques. Son homogénéisation permettra d’éviter le nomadisme médical, sa validation contrôlée donnera toute assurance au patient de la qualité du soin dispensé.

Pour une fois l’Europe est en avance : Elle a mis en place un système de validation des formations et connaissances en Hépato Gastro entérologie. Et ce à plusieurs niveaux.

- 1° niveau : Dans le cadre du Programme de formation avec le Blue Book (thésaurus de formation disponible pour tous). Ce thésaurus est doublé d’un cahier de formation (log book) qui permet au Junior de noter sa formation, et de suivre sa progression.

- 2° niveau : les centres de formation peuvent demander un label de Formation Européen. C’est ce qu’a demandé et obtenu Monaco pour l’endoscopie digestive. C’est ce qu’a demandé et obtenu Limoges pour toute la filière hépato-gastro-entérologique. (Plus de 32 centres l’ont demandé et obtenu en Grande Bretagne, une dizaine en Allemagne, etc…)

- 3° niveau : un DIPLOME DE SENIOR reconnu pour toute l’Europe. Celui ci existe depuis maintenant trois ans.

Il avance à grands pas. Déjà soutenu par plus de 500 candidats, il a été choisi comme examen National de Sortie pour tous les Hépato Gastro-entérologues en fin de formation depuis 2015 en Suisse. Il en sera de même aux Pays Bas en 2017. La Pologne est sur les rangs pour 2018, ainsi que l’Insulaire Angleterre, faisant fi de tout impact du Brexit, devrait elle aussi en faire son examen de validation de la spécialité pour 2019.

Si de nombreux pays ont choisi cet examen comme examen de fin d’études de spécialité, c’est qu’il est organisé le même jour dans tous les pays d’Europe, Mais aussi que la qualité des questions est irréprochable dans la construction et la mise en place. Il peut être proposé à n’importe quel senior. D’autant que ce dernier aura compris que ce Diplôme sera très vite un passeport de mobilité supplémentaire.

Qui plus est en cette période de décrets absurdes qui mettent en péril toute la cohésion de la spécialité, (cf. décret 2016-1597 du 26 Novembre 2016 au J.O. : diminution drastique des postes de chefs de clinique, formation qui stagne à 4 ans, apparition d’une formation de chirurgie endoscopique sortie d’on ne sais ou ?)) ce « diplôme Européen » pourrait bien renforcer de façon inattendue et puissante notre reconnaissance au sein de l’Europe. Il peut nous aider aussi à garder une cohérence à notre spécialité «intra-muros». Je ne saurais que trop vous stimuler à ce qu’un maximum de jeunes chefs de clinique , PH, MCU, ou autres jeunes seniors libéraux passent cet examen . Ils pourront alors brandir ce diplôme européen comme un outil de promotion et pourquoi pas comme une arme de guerre devant nos tutelles.

Dr Jean-Paul JACQUES
Président de la Section Européenne de Gastro entérologie et d’Hépatologie
Janvier 2017

Alors que les membres de l’équipe du Ministère de la Santé devrait, selon toutes vraisemblances, quitter leurs fonctions respectives au mois de mai prochain, alors que nombre d’entre eux sont déjà en train de se replacer dans les différentes administrations, le Ministère de la Santé continue à briller par son dogmatisme, ses incohérences et l’incompétence des décisions prises. Nous reviendrons prochainement sur celle qui bloquent la relance postale du test de dépistage du cancer colorectal par recherche immunologique de sang dans les selles (FIT). Les données de la littérature sont maintenant claires et un gain de participation de plus de 10% est observé en cas de relance postale. Le Professeur Jean FAIVRE ne cesse d’alerter les pouvoirs publics sur ce sujet mais la Direction de la Sécurité Sociale ferme, jusqu’à aujourd’hui, la porte à cette stratégie qui permettrait d’économiser plusieurs centaines de cancers chaque année en France et rendrait cette campagne de dépistage efficace.

Le Ministère de la Santé a publié au Journal Officiel deux arrêtés concernant, pour le premier la prescription de ZEPATIER® dans le traitement des patients infectés par le virus de l’hépatite C et pour le second concernant la prescription d’ENTYVIO® dans le traitement des maladies inflammatoires intestinales.

En ce qui concerne le ZEPATIER ®, le Journal Officiel prévoit de subordonner l’initiation du traitement à la tenue d’une réunion de concertation pluridisciplinaire et ce uniquement pour les patients :

- En échec d’un premier traitement antiviral d’action directe

- Insuffisants rénaux, hémodialysés chroniques ou transplantés rénaux

- Ayant une cirrhose grave, compliquée, MELD > à 18 ou avec facteurs d’aggravation ou ayant des antécédents de cirrhose grave

- En pré ou post transplantation hépatique

- Ayant un carcinome hépatocellulaire ou un antécédent de carcinome hépatocellulaire

- Co infectés par le VIH, le VHB ou un autre virus à tropisme hépatique

- Dont l’état de santé ou le traitement peut interférer avec la prise en charge de l’hépatite C

Pour les autres patients infectés chroniques par le virus de l’hépatite C de génotype 1 et 4, la prescription de ZEPATIER ® peut se faire en dehors d’une RCP. Cela positionne ce médicament en situation de monopole par rapport aux autres traitements. Alors que la Ministre de la Santé avait enfin annoncé que les RCP devaient être réservées aux cas complexes, elle n’a toujours pas levé cette obligation de RCP pour les autres antiviraux d’action directe que le ZEPATIER ®. Il est urgent que Madame TOURAINE puisse lever cette obligation systématique de RCP et les réserver à la discussion de cas complexes.

Le 2ème arrêté du 5 janvier 2017 paru au Journal Officiel du 10 janvier 2017 concerne l’ENTYVIO®. L’ENTYVIO® était inscrit dans la liste en sus uniquement pour l’indication du traitement de la rectocolite hémorragique active modérée à sévère chez des patients adultes en échec des corticoïdes, des immunosuppresseurs et des anti-TNF. Dans le cas de la maladie de Crohn en échec d’anti-TNF, l’ENTYVIO devra donc être pris en charge par le budget hospitalier dans le cadre d’un GHS. Cette décision est choquante et injustifiée. Choquante car plusieurs centaines de patients atteints de maladie de Crohn sont stables sous ce traitement. Une telle décision risque de devoir arrêter ces thérapeutiques alors qu’aucune alternative ne peut médicalement leurs être proposée. Décision injustifiée au regard des derniers essais thérapeutiques. De toute évidence, le rapport de la HAS n’a analysé que l’étude GEMINI 2 où en induction jugée à 6 semaines, l’efficacité de l’ENTYVIO était décevante dans la maladie de Crohn alors qu’elle était patente en entretien. Depuis, l’étude GEMINI 3, où l’induction était jugée à 10 semaines, a cette fois montré un résultat significatif pour l’ENTYVIO qui est une molécule d’action lente. Cette décision a conduit l’Association François AUPETIT et l’ensemble de la gastroentérologie réuni au sein du CNP HGE à réagir auprès des autorités compétentes. Elle a conduit également le SYNMAD à publier un communiqué de presse demandant de toute urgence une modification de cet arrêté.


Nous ne relâcherons pas la pression sur un Ministère qui nous maltraite tant dans l’application de certains aspects de la loi de modernisation de la santé combattue par tous les médecins que dans une réforme dogmatique du 3ème cycle des études médicales très dangereuses pour l’hépato- gastroentérologie et les patients atteints de maladie de l’appareil digestif que dans les enjeux du dépistage du cancer colo-rectal ou l’accès aux soins de patients souffrant de MICI ou d’hépatite chronique C. Les deux arrêtés évoqués sont parus sans concertation. Leur application pénalise l’accès aux soins des patients les plus lourds. Alors que les débats politiques actuels opposent les candidats à la présidence de la République sur la façon dont la société pourrait gérer le risque faible en santé, le Ministère de la Santé actuel se retire de la gestion du risque élevé de patients lourds atteints de maladie digestive complexe. Jusqu’au dernier jour, nous aurons à cœur de défendre l’intérêt de nos patients en demandant une réécriture de ces deux arrêtés.

 

Dr. Franck DEVULDER
Président du SYNMAD

mardi 24 janvier 2017

ANTIBES, COTE D'AZUR

2 HGE exerçant dans un cabinet de groupe avec importante activité endoscopique recherche successeurs pour cause de départ à la retraite. 

Consultation en cabinet libéral, explorations endoscopiques diagnostiques et interventionnelles dans le cadre de 2 cliniques appartenant au même groupe et présentant un plateau technique très complet avec important parc d'endoscopes, échoendoscope, cathétérisme rétrograde, vidéocapsule... Excellente base d'activité avec possibilité de perfectionnement. La présence d'un service d'Urgences impose la participation à une astreinte de spécialité.

Ouverture des cliniques à toute proposition d’hospitalisation.
Contacts :

Dr Pierre BONNET 04 93 34 45 00 / 06 09 06 50 37

Dr Nicolas GILLOT 04 93 34 88 08 / 06 09 96 75 19

mardi 24 janvier 2017

RECHERCHE SUCCESSEUR SETE

Hépato-gastro-entérologue libéral installé à Sète depuis 1980, j’envisage une fin d’activité en 2016. Nous sommes un cabinet de deux HGE avec une bonne activité endoscopique (environ 3000 endoscopies / an). Nous exerçons dans une polyclinique où nous sommes les seuls HGE avec une plage opératoire quotidienne de 8h à 13h. Sète est une ville portuaire, méditerranéenne, localisée à 20km du CHU de Montpellier, où la vie est plus qu’agréable au sein d’une région où tout est possible. Il s’agit, me semble t-il, d’une succession intéressante pour un médecin souhaitant une bonne activité professionnelle au sein d’un cadre agréable.

Dr Bernard COSTE - T : 06.70.61.00.85 - @ : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

v  Docteur B. – Mardi 03 janvier 2017

Bonjour. J’ai un souci de cotation de nomenclature pour les patients hospitalisés : le jour de l’admission, peut-on coter une surveillance et une CS ?

Réponse du Docteur Franck DEVULDER, Président – Mardi 10 janvier 2017

Mon Cher Confrère,

En réponse à votre demande, veuillez trouver ci-dessous des éléments qui pourront vous éclairer sur les cotations des patients hospitalisés (c’est l’article 20 des DG de la NGAP (en pièce jointe), qui traite des honoraires de surveillance (en pièce jointe)) :

Il s’agit des « honoraires forfaitaires de surveillance médicale » en établissement, définis par cet article.

Malgré la référence à la lettre « C », le C08 n’est pas une consultation. C’est la cotation de la surveillance quotidienne du malade hospitalisé lorsque le médecin qui le suit ne pratique pas d’actes techniques.

Condition nécessaire : le nombre de médecins de l’établissement « assurant la surveillance constante dans cet établissement » est au moins d’un pour trente malades.

Facturation : 80% du C, soit 18,40 €, du 1er au 20ème jour d’hospitalisation.

Au-delà du 20ème jour, la cotation devient C04 (9,20 €) du 21ème au 60ème jour, puis C02 (4,60 €).

Restriction : Les honoraires forfaitaires de surveillance des malades hospitalisés ne se cumulent pas avec ceux des actes en K, KC de la Nomenclature générale des actes professionnels ou avec ceux des actes de la CCAM, à l’exception des actes d’imagerie. Le C*0,8 n’est pas cumulable avec une Cs pratiquée par le même médecin le même jour, ni avec un acte technique pratiqué par ce même médecin le même jour.

Lors de l’admission, s’il y a une Cs au sens de l'article 15 des dispositions générales de la nomenclature : « La consultation ou la visite comporte généralement un interrogatoire du malade, un examen clinique et, s’il y a lieu, une prescription thérapeutique », elle peut à mon avis être facturée, et suivi alors les autres jours d’un C*0,8. Il faut donc veiller à ce que l’on puisse retrouver dans l’observation du patient qu’il y a bien eu un interrogatoire, un examen clinique et, éventuellement, une prescription thérapeutique. Cela peut parfois être discuté par certaines caisses lorsque la Cs est suivie les autres jours de C*0,8 par le même médecin, mais c’est notre interprétation et je n’ai pas connaissance de contentieux sur ce point.

v  Docteur B. – Mercredi 21 décembre 2016

Voilà quelques mois, je vous avais sollicités pour évoquer le "statut" des gastros en clinique. Ceci découlait d'une perte importante d'influence des médecins devant les directions, notamment de groupes de cliniques. La conséquence était de voir nos demandes les plus simples et parfois essentielles non prises en compte. J'interviens dans une clinique Vivalto et dans une clinique Elsan. Dans la première, je suis confronté depuis 1 an environ à une rotation anormale des aides d'endoscopie qui ont décidé de faire entre elles une compétition à qui sera la plus incapable. J'ai fait toute la hiérarchie en partant du bas, jusqu'au plus haut (il faut toujours suivre la voie hiérarchique), en vain, pour obtenir un personnel à peu près fixe et régulièrement formé. Fin aout, j'avais conclu un accord sur un pool d'IDE tournant régulièrement, une heure de formation commune tous les six mois et une IDE présente entre 30 et 50% du temps en guise de référente. Accord conclu ... Jamais respecté. Jeudi dernier, j'arrive en salle et découvre une aide que je n'avais jamais "pratiqué", qui elle-même n'avait pas pratiqué depuis au moins 18 mois de son propre aveu, et probablement s'agissait-il d'une cession isolée. Passons sur tout le matériel qu'elle ne connaissait pas, j'installe une anse sur un gros polype et avant que j’aie eu le temps de dire quoique ce soit, elle coupe ! Giclée de sang. Je demande un clip. Elle ne savait pas où l'objet était rangé, ni à quoi il ressemblait, puis une fois en main ne savait pas s'en servir. Vous allez me dire que j'aurais dû refuser cette aide ... Oui, c'est vrai. Mais ce qui est facile sur le papier est plus difficile en pratique. Partir se fâcher avec la chef de bloc, attendre qu'elle trouve quelqu'un d’autre, etc ... Bref, oublions ma faute. Et maintenant, que dois-je faire ? Hier, j'ai eu un rdv avec un cadre Vivalto. J'en suis sorti estomaqué. Menaces, bluff, grand guignol, déni. Je me suis vu reprocher d'être le méchant garçon qui dénigre toujours tout ... Le RDv était prévu depuis 2 mois pour parler du fond de ces problèmes . Donc, je vous pose la question une fois de plus, que dois-je faire ? Est-ce que nous allons rester de plus en plus fragiles ? Quitte à être désagréable, je ne comprends toujours pas pourquoi les syndicats se battent sur un sujet mineur, le tiers payant, là où beaucoup de choses plus essentielles pressent. En secteur 1, le tiers payant, si jamais un miracle faisait que nos actes soient justement rétribués, cela les mettraient hors de portée de beaucoup de clients (en secteur 1, on prend le tout-venant et non des clients auto sélectionnés par l'idée de payer un supplément), le 1/3 payant serait une excellente façon d'aider à supporter financièrement et moralement les prix.

Réponse du Docteur Frédéric CORDET, Secrétaire Général – Jeudi 22 décembre 2016

Cher confrère,

Beaucoup de gastro-entérologues (et d'ailleurs d'autres spécialistes au bloc opératoire) sont confrontés à ce phénomène de turn-over du personnel infirmier entre toutes les salles du bloc, avec parfois des intervalles de temps entre deux passages qui les empêchent d'accumuler un peu d'expérience. L'argument (légitime) des établissements est la nécessité que l'ensemble du personnel infirmier de bloc soit un minimum formé à chaque type d'intervention et de matériel pour pouvoir y faire face en cas d'urgence, le week-end notamment. L'autre argument, plus terre à terre, et officieux,  est que, pour justifier d'un personnel dédié, il faut une activité importante...et l'on constate effectivement que les grosses équipes d'endoscopistes travaillent la plupart du temps avec des infirmières formées et expérimentées en endoscopie. Et il faut par ailleurs reconnaître que toutes les infirmières ne sont pas forcément très motivées pour ne faire que de l'endoscopie, nos salles étant défavorablement réputées pour leur nombre important de patients qui s'y succèdent et la paperasse administrative qui va avec ! Il ne faut cependant pas baisser les bras ! Et négocier avec l'établissement que le roulement soit au moins limité à quelques-unes, les plus intéressées, pour leur permettre d'acquérir l'expérience indispensable à la sécurité de nos actes. Et utiliser pour cela les recommandations de la SFED qui stipulent précisément que les actes d'endoscopie nécessitent un personnel formé et expérimenté, leur défaut pouvant engager la responsabilité de l'établissement en cas de contentieux. Là encore comme dans d'autres domaines, il s'agit d'un rapport de force entre vous et votre direction d'établissement. Mais si votre activité n'est pas prépondérante ou suffisamment importante dans l'établissement, se méfier de l'argument sécuritaire qui peut conduire une direction à mettre purement et simplement fin à cette activité sur cet argument...

v  Docteur D. – Mardi 20 décembre 2016

Suite à un avis de mon expert-comptable, il est obligatoire de faire une déclaration au titre du compte pénibilité des salariés. Les secrétaires médicales qui nous aident lors des endoscopies sont-elles concernées par ses risques? Existe-t-il un référentiel de branche ou professionnel?
Merci de votre aide

Réponse du Docteur Franck DEVULDER, Président – Vendredi 23 décembre 2016

Cher Confrère,

Le problème n'est pas tant de la déclaration au titre du compte pénibilité de secrétaires médicales exerçant des fonctions d'aide en endoscopie mais celui d'un problème réglementaire. Nos aides endoscopies doivent être infirmières diplômées d'état. La réglementation est ainsi faite. Ces missions font parties de leur décret d'acte. Nous n'avons pas la possibilité réglementairement de confier cette tâche d'aide en endoscopie à une secrétaire ni même d'ailleurs à une aide-soignante. Il nous sera même demandé, d'ici 2020, de n'avoir comme aide opératoire dans les blocs opératoires mais aussi dans les blocs d'endoscopie que des infirmières spécialisées de bloc opératoire (IBODE). Ces informations ont été récemment rappelées dans les recommandations de la SFED relatives au personnel d'endoscopie.

Le SYNMAD a pris connaissance de l’arrêté du 5 janvier 2017, publié au Journal Officiel le 06 janvier 2017, concernant la prise en charge du ZEPATIER ® dans le traitement des hépatites chroniques C.

Le SYNMAD constate que l’initiation du traitement par ZEPATIER ® est subordonnée à la tenue d’une RCP uniquement pour les patients les plus complexes.

Le SYNMAD constate que, pour les autres patients atteints d’affection chronique par le virus de l’hépatite C de génotype 1 et 4, la prescription du ZEPATIER ® peut être réalisée sans passage en RCP. Ce médicament se retrouve ainsi en position de monopole par rapport aux autres traitements pour lesquels le Ministère n’a toujours pas levé l’obligation de RCP avant prescription.

Comme cela a été annoncé par la Ministre de la Santé, le SYNMAD demande solennellement que les réunions de concertation pluridisciplinaire en hépatologie soient réservées uniquement aux cas complexes. Les RCP ne peuvent être une façon déguisée de limiter l’accès aux soins et aux thérapeutiques innovantes des patients souffrant d’hépatite C chronique.

 

Contact presse :  Dr Franck Devulder – Président du SYNMAD                                                             

                                  

- Le SYNMAD a pris connaissance de l’arrêté du 5 janvier 2017, paru au Journal Officiel le 10 janvier 2017, où l’ENTYVIO n’est inscrit dans la liste en sus uniquement pour l’indication du traitement de la rectocolite hémorragique active, modérée à sévère, chez les patients adultes en échec des corticoïdes, des immunosuppresseurs et des anti-TNF.

-  Par arrêté, le Gouvernement décide donc de supprimer la possibilité de rembourser l’ENTYVIO chez des patients souffrant d’une maladie de Crohn sévère.

-  Le SYNMAD, comme l’ensemble de l’hépato-gastroentérologie réuni au sein du CNP HGE et comme l’Association François AUPETIT (AFA), s’insurgent contre cette décision gouvernementale.

-  Le SYNMAD constate que la décision du gouvernement consiste à priver des centaines de patients atteints de maladie de Crohn d’un traitement qui les stabilisait et pour lesquels aucune alternative thérapeutique n’existe aujourd’hui.

-  Le SYNMAD demande solennellement que les demandes légitimes des patients réunis au sein de l’AFA et de tous les hépato-gastroentérologues, réunis au sein du CNP HGE, soient entendues et que cet arrêté soit modifié.

Contact presse :  Dr Franck Devulder

Président du SYNMAD             

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