Syndicat National des Médecins Français
Spécialistes de l'Appareil Digestif

L’ABC du P4P

Toutes les questions que vous vous posez sur la ROSP des Hépatogastroentérologues

Dr Thierry HELBERT - Président lundi 15 septembre 2014 ROSP

Préface

L’importance des contrats de rémunération sur objectifs de santé publique

Nous nous sommes engagés, personnellement, à travers la convention de 2011, à ce que les contrats de rémunération sur objectifs de santé publique ne soient pas réservés exclusivement aux médecins traitants. Bien sûr, pour la médecine libérale, le paiement à l’acte reste la clé de voûte de notre exercice mais il doit être, incontestablement, complété par des forfaits financiers notamment dans le dépistage ou la prise en charge de pathologies chroniques. C’est une évolution inéluctable que nous avons prévue et qui doit être accompagnée, dans les faits, surtout en ces périodes de restrictions budgétaires avec le blocage des tarifs depuis près de 20 ans.

Mais, au-delà de cet aspect financier, c’est la reconnaissance du rôle de l’hépato-gastroentérologue consultant en coordination avec celui du médecin traitant. Nous avons réussi, en 2006, à imposer l’acte de consultant C2 ; à travers ces contrats, dans certaines pathologies, comme à titre d’exemple, la prise en charge du cancer colorectal, nous concrétisons, d’une manière formelle et administrée, le rôle que notre spécialité joue au quotidien en cancérologie digestive. De par nos connaissances, de par notre nombre et notre répartition sur le territoire national, nous sommes les mieux placés pour assurer, au quotidien, l’application des référentiels aux patients concernés en coordonnant les soins, en rappelant les étapes du suivi, non seulement à nos confrères médecins traitants mais, également, à l’ensemble des acteurs concernés. A côté des oncologues exclusifs et des centres anticancéreux, à travers ce contrat, nous imposons le rôle de l’hépato-gastroentérologue dans la cancérologie ce qui nous a été, pendant de nombreuses années, refusé.

Ces deux éléments organisationnels et financiers doivent inciter l’ensemble des hépato- gastroentérologues libéraux à s’inscrire dans cette nouvelle possibilité de contrat et, une fois de plus, montrer le caractère innovant de l’hépato-gastroentérologie libérale, comme nous l’avions fait, en son temps, en créant le CREGG même si ceci, à l’époque, avait dérangé la vision restrictive qu’avaient un certain nombre de mandarins de l’hépato-gastroentérologie libérale.

Docteur Jean-Francois REY