Syndicat National des Médecins Français
Spécialistes de l'Appareil Digestif

Le SYNMAD prend acte de la lettre d’instruction du Ministère de la Santé relative à la prise en charge de l’hépatite C par les NAAD mettant en place un encadrement exclusivement universitaire de la prescription et de la délivrance du traitement.

Le SYNMAD continue à dénoncer l’organisation d’une concertation  pluridisciplinaire, dans des pôles de référence pour délivrer un traitement qui respecte les indications de l’AMM.

Le SYNMAD rappelle que les hépato-gastroentérologues libéraux prennent en charge, depuis toujours, avec responsabilité, compétence et dans le respect des dernières données scientifiques, les patients atteints d’hépatite C, y compris à la période des anti-protéases de première génération, aux nombreux et parfois sévères effets secondaires.

Le SYNMAD tient à souligner que, malgré ses demandes expresses formulées auprès du Ministère de la Santé, de la DGS, et de l’AFEF, il  n’a reçu aucune réponse, preuve du mépris actuel de nos instances vis-à-vis du monde libéral.

Le SYNMAD a donc été contraint de porter recours en Conseil d’Etat contre l’arrêté du 30 octobre 2014 publié au Journal Officiel du 4 novembre 2014  pour une série de 4 raisons touchant à la légalité interne :

- l’erreur manifeste d’appréciation par rapport aux recommandations du Collège de la Haute Autorité de Santé et du rapport Dhumeaux ;
- la violation de la loi, car  la liberté de prescription constitue un principe fondamental qui va de pair avec l’indépendance professionnelle et la responsabilité du médecin ;
- la rupture du principe d’égalité entre les médecins hépato-gastroentérologues ;
- le détournement du pouvoir puisque cet arrêté interministériel amorce, à l’évidence, un dispositif de nature à exclure de fait certains praticiens libéraux donc toute leur patientèle à des soins adaptés.

Le SYNMAD demande donc l’annulation de l’arrêté interministériel du 30 octobre 2014.

Contact Presse :
Dr. Thierry HELBERT - Président

Chers Collègues,

Le Synmad s’associe pleinement à la grève administrative initiée par la CSMF.

Cette grève, de durée indéterminée jusqu'à ce que la Ministre et les caisses revoient leur copie, nécessite :

● D’arrêter toute relation électronique avec les CPAM, notamment le remplissage en ligne des arrêts de travail et accident du travail ou tout autre document administratif électronique,

● De boycotter les prescriptions en Dénomination Commune Internationale,

● Enfin, de cesser la télétransmission de Feuilles de Soins Electroniques concernant tous les actes, à l’exception des CMU, AME, ACS, Accident de travail, Maladies professionnelles, et pour les patients dont vous savez que le retard de remboursement risque de les mettre en situation financière difficile.

Vous trouverez ci-joint l'affiche du Synmad pour vos cabinets et le kit CSMF vous permettant l’organisation du suivi de la grève.

Bien cordialement.

Dr Thierry HELBERT
Président

Malgré des temps très difficiles,

le SYNMAD vous souhaite une excellente année 2015

tant sur le plan personnel que professionnel.

Chers Collègues,

Vous avez jusqu’au 31 janvier 2015 pour renseigner, et cette année encore de façon manuscrite, comme l’année dernière, les deux indicateurs déclaratifs de la ROSP afin d’être rémunérés pour tous les indicateurs.

Il s’agit, je vous le rappelle de:

-        La part de vos patients avec détection d’un adénome au cours d’une coloscopie totale réalisée après un test positif de recherche de sang occulte dans les selles ;

-        La part de vos patients ayant eu une polypectomie par coloscopie avec transmission au médecin traitant des résultats et du délai de contrôle par coloscopie.

N’oubliez pas également, avant fin décembre, de vous connecter au moins une fois sur le site AméliPro et de renseigner un téléservice (déclaration du médecin traitant, arrêt de travail, …) mais notez bien que la rémunération sera complète si vous vous êtes connecté avant le 30/09/2014, la rémunération sera proratisée en fonction de la date à laquelle vous vous êtes connecté après le 30/09/2014.

Bien cordialement.

Dr Thierry HELBERT
Président

A partir du 1er janvier 2015, tous les médecins devront rédiger leurs prescriptions en dénomination commune internationale (DCI), avec l’obligation, à la même date, pour les logiciels d’aide à la prescription (LAP), d’être certifiés.

Comme toujours, la mise à disposition pour les éditeurs du cahier des charges de ces logiciels a pris du retard et les médecins devront donc indiquer, à la main, le nom du produit qu’ils prescrivent. Rassurez-vous, vous pourrez, sur la même ordonnance, spécifier le nom commercial du produit si vous le souhaitez !

Cette obligation n’est qu’une entrave de plus à la prescription des médecins.

Le SYNMAD ne voit pas comment cette nouvelle tracasserie améliorera la qualité et la sécurité des soins. Serait-elle censée faire des économies à la Caisse d’Assurance Maladie au détriment, bien sûr, des patients qui auront du mal reconnaitre leur traitement habituel ?

La CSMF a demandé aux pouvoirs publics de renoncer à imposer ces mentions manuscrites, en attendant le déploiement des logiciels certifiés.

LE SYNMAD recommande à ses mandants de se rapprocher rapidement des éditeurs de logiciels et ne peut être que désolé de cette nouvelle contrainte.

Dr Thierry HELBERT

Président

Chers Collègues,

Afin d’être en toute légalité vis-à-vis de la loi, nous vous précisons les démarches à suivre pour la fermeture des cabinets médicaux, en dissociant ce qui relève de la continuité ou de la permanence des soins.

Continuité des soins : c’est pour votre patient la possibilité d’accéder à un médecin pendant les heures d’ouverture des cabinets ;

A partir du moment où vous avez pris la précaution d’offrir cette ressource aux patients (confrère non gréviste, services d’urgences des hôpitaux publics), vous n’avez aucune autre formalité à faire.

Permanence des soins : il s’agit du recours à un médecin de garde en dehors des heures d’ouverture des cabinets, et pour nous, hépato-gastroentérologues, étant inscrits sur un tableau de garde d’une structure.

Si vous décidez d’arrêter ce service de garde de façon collégiale et totale, vous devez en informer le Directeur de votre établissement, le Préfet, l’ARS et le Conseil Départemental de l’Ordre. Le préfet ayant, dans ce cas là, la mission de réquisitionner parfois même en dehors de la liste de garde initialement prévue.

Dr. Thierry HELBERT
Président

 

Du 24 au 31 décembre : la semaine sans médecins libéraux

Une mobilisation unitaire de tous les médecins libéraux en cabinet et en établissement :

pour dire NON au projet de loi de Santé

pour refuser l’indigence tarifaire

Du 24 au 31 décembre 2014 : une semaine sans médecins libéraux

Parce que trop, c’est trop, la CSMF a appelé tous les médecins libéraux à relever la tête pour dire NON au projet de loi de Santé et NON à l’indigence des tarifs opposables.

La CSMF considère que c’est par la réussite de cette grande mobilisation nationale que les médecins libéraux pourront enfin se faire entendre et obtenir des avancées. Déjà, l’annonce du report de l’examen de la loi, initialement prévu en janvier, en avril est bien le signe que le Gouvernement commence à réaliser qu’il va devoir composer avec les médecins libéraux.

LIRE LA SUITE - TELECHARGER LE DOCUMENT PDF

 

mercredi 10 décembre 2014

Annonces diverses

§ Définition du poste : groupe de 5 gastroentérologues cherche associés et/ou successeurs à deux des associés.

Plateau technique complet sur deux établissements privés avec endoscopie diagnostique et interventionnelle dont échoendoscopie et cathétérisme rétrograde, unité de chimiothérapie ambulatoire et lits d'hospitalisation.

Activité de Cs, d'endoscopie haute, de proctologie médicale, de vidéocapsule et d'explorations fonctionnelles dans un cabinet indépendant.

Possibilité pour un sixième associé dès maintenant ou une succession en 12/2015 et 12/2016, Remplacements possibles et souhaitables.


Contact : Dr. Nicolas d'Aubigny

Tel : 06.76.27.07.67

§ La Polyclinique Oxford, établissement privé situé à Cannes, réunissant médecine, chirurgie et soins de suites sur un même site, disposant de 300 lits et places d’hospitalisation de séjour et moyen séjour, d’une USC, un SOS main, 4 pôles d’excellence (ophtalmologie, chirurgie de la main, chirurgie orthopédique et chirurgie viscérale), 3 blocs indépendants par spécialité, un service d’imagerie médicale sur place, recrute un gastro-entérologue.

Contact : Karine Botella

Tel : 06.13.10.49.78

E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

§ Cause départ en retraite prévu fin février 2015, hépato-gastroentérologue cherche successeur en cabinet de groupe libéral (3 associés de même spécialité). Exercice au sein même d'un hôpital privé de La Générale De Santé, mais au titre de simple locataire de locaux professionnels (3 bureaux séparés de consultation + secrétariat ouvert et salle d'attente, avec une secrétaire privée appartenant en propre au cabinet) garantissant l'indépendance professionnelle. Vacations sur le plateau technique d'endoscopie classique et d'écho-endoscopie sur place dans l'établissement, mise à disposition des autres spécialités de l'établissement et hospitalisation des patients (immédiate ou différée, ambulatoire ou "classique") selon besoins.

Exercice pouvant être mixte, libéral et hospitalier (mon mode actuel de fonctionnement). Rachat de mon contrat de mise en commun des honoraires et partage à part égales entre les 3 associés (garantissant dès le début d'exercice, des honoraires égaux à ceux des autres associés).

Présentation du successeur aux associés et période d'essai à prévoir durant 2014, pour appréciation réciproque de viabilité de la future association.

Lieu d'exercice : CHAMPIGNY SUR MARNE, dans le Val De Marne (94500).


Contact : Dr Valéry PEROT
Tel : 06 08 52 23 29

§Mandaté par un établissement de référence - recherche d’un médecin gastroentérologue exerçant en libéral :

Nous sommes en Haute-Normandie à 1h de Paris, pour sa recherche d'un médecin Gastroentérologue exercant en libéral.

Les + de cette offre :

  • Un bloc opératoire ultra moderne
  • Une zone d’activité à fort potentiel : patientèle existance et à développer
  • L’établissement n’impose aucune permanence des soins (gardes ou astreintes)
  • Un hépato-gastroentérologue pour un centre hospitalier en Bourgogne : Cet établissement en constante évolution a rénové récemment ses locaux consacrées à la gastroentérologie.
  • Des gastroentérologues en CDI (statut PH ou praticien contractuel) pour des établissements situés dans la Somme, le Jura et les Côtes d'Armor.

​Dans cette spécialité, nous avons par ailleurs d'autres opportunités : 

Contact : Guillaume TACHER

Tél. : 03 89 21 72 54  

e-mail Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

LE JOURNAL ELECTRONIQUE DU SYNMAD N° 115

  1. Éditorial
  2. Actualités et informations
    2.1. Communiqué de Presse du 12.11.14 – Dr Thierry HELBERT : Règles de prescription du Sofosbuvir dans le traitement de l’hépatite C 
    2.2 Le e-journal d’hépato-gastroentérologie du 12.11.14 : Votre prescription de Sovaldi validée par une RCP hospitalière universitaire : vous êtes menottés et demain serez en prison !!!
    2.3 Communiqué de Presse 1er Décembre 2014 – Dr Thierry HELBERT
    2.4 ACCESSIBILITE DES CABINETS - Information du Secrétaire Générale de la CSMF - Dr. Pierre LEVY - (27.11.14)
    2.4 UMESPE - ETATS GENERAUX DE LA MEDECINE SPECIALISEE - La médecine spécialisée est en danger !
  3. Rubrique Questions/Réponses
  4. Annonces
  5. Remerciements à l’industrie
  6. À propos du Journal Électronique du SYNMAD

    AFFICHES A TELECHARGER

Oui, vous êtes Hépato-Gastroentérologue. Oui, les traitements de l'hépatite C changent. Oui, ils sont plus chers que les autres. Et pourtant, quand ils étaient difficiles à manier avec une trithérapie, de forts effets secondaires, une réponse imparfaite, et une durée d'un an, nous avons tous pu prescrire librement ce traitement avec, en prime, la peur de voir se déclencher la cascade interminable d'effets secondaires. Parfois, même, nous rajoutions un peu d'EPO pour « tenir » le malade et le coût s'en trouvait largement majoré.

Aujourd'hui, les traitements sont simples, quasiment sans effets secondaires, de durée QUATRE FOIS PLUS COURTE (souvent 12 semaines au lieu des 48 semaines d'avant). Et pourtant, tous les barrages se dressent pour vous empêcher de prescrire. En toute logique, vous vous êtes dit « les tutelles se sont fourvoyées, intoxiquées par Big Pharma, elles vont vite corriger leurs erreurs ». Détrompez-vous.

Le brouhaha médiatique vous a tenu informé. Oui, le produit est délivré, mais avec une nécessité de RCP en pôle de référence pour valider votre prescription. Vous venez de perdre tout à la fois votre liberté de prescription et la reconnaissance de votre diplôme d'Hépato-Gastroentérologue.

Puisque les hépato-gastro-entérologues de deuxième zone que vous êtes, vous, libéraux incultes ou salariés d'hôpitaux mineurs, ne pouvez soigner les malades qui vous font confiance que si votre prescription est « validée » par des gastro-entérologues de plus grande valeur dits indifféremment référents, experts, mais surtout exerçant dans le « POLE ».

La presse vous a largement informés (effet d'annonce ??), que la négociation menée par les pouvoirs publics avait permis de réduire de 30% le prix demandé par le laboratoire vendant le SOFOSBUVIR (molécule issue de la recherche d'une start-up – Pharmasset inc- rachetée à prix d'or !! -11 milliards de $ - !!). Le laboratoire n'est ici qu'un commerçant, un intermédiaire, et ne peut surtout pas se targuer d'avoir investi la moindre roupie dans la recherche !!!

Il y a pire, et le diable arrive : vous trouverez, annexé à ce journal faxé, le Communiqué de Presse de Madame la Ministre de la Santé ! Le ministre se vante du succès de sa négociation tarifaire, mais, surtout, elle annonce l'accord donné en ATU pour un traitement « d'une nouvelle génération ». Comment accepter une telle manipulation quand on sait que ce nouveau traitement est une association de Ledipasvir et de…Sofosbuvir.
Et, que deux autres molécules, pouvant être associées avec le Sofosbuvir, actuellement en ATU, le Daclastavir et le Simeprevir sont en attente du prix avant mise sur le marché !!! J'oubliais un petit détail (de diable) plus subtil : le laboratoire de cette association est le même que celui qui « sous-traite » le Sofosbuvir !!!

Rien (rien du tout !) ne permet de penser que la promotion de ce « nouveau » produit à travers le communiqué de presse pourrait être un deal diabolique entrant dans la négociation de la baisse de prix du Sofosbuvir ; vous avez dit conflit d'intérêt ????

Pour vous remercier de tant d'indulgence aveugle, vous n'avez pas le droit de prescrire librement, et vous êtes déjà l'enjeu d'une publicité gouvernementale (faiblement déguisée) pour un produit en ATU !

Que faire ??? Vous avez, aujourd'hui, une petite porte de libre parole et de contestation !
Grâce au SYNMAD :
nous vous proposons de signer la pétition sur le site du Synmad, dès lecture de ce journal faxé. Elle vous permet d'exprimer votre exaspération, elle vous aide à garder la tête haute et à rappeler que vous n'êtes pas dupes.

Nous n'avons pas besoin de boussole, nous n'irons pas au « pôle » !

Dr. Jean Paul JACQUES
Secrétaire Général

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