Syndicat National des Médecins Français
Spécialistes de l'Appareil Digestif

lundi 23 décembre 2019

QUESTIONS/REPONSES - INSTALLATION

de Dr. B. - 07/12/2019

Bonjour

je suis gastro-entérologue, actuellement salariée à l’hôpital mais je débute l'année prochaine une activité libérale 1 jour par semaine. Dans le cadre de cette future installation la CPAM me demande de choisir entre le régime RSI et le régime PAMC.

Je ne sais pas lequel est le plus avantageux (pour une femme), ni si je peux changer de régime éventuellement au cours de ma carrière.

La CPAM m' a communiqué peu de renseignement (je suis obligée de choisir avant d'avoir un RDV pour avoir mon numéro adeli) Cordialement.


Réponse du SYNMAD 23/12/2019

Madame,

Veuillez trouver ci-joint, de la part du Dr. Franck DEVULDER, président, un fascicule qui vous donnera toutes les informations sur votre installation future en libéral, n’hésitez pas à consulter le site http://www.csmf.org/vie-professionnelle-installation/installation-en-cabinet

En espérant que vous trouverez tous les renseignements dont vous aurez besoin et restant à votre disposition pour toute demande complémentaire,

Secrétariat du SYNMAD

Les verticalités de la CSMF en appellent à l'union. Réunis le weekend dernier en Conseil Confédéral, les élus de la CSMF, généralistes et spécialistes, ont d'une seule voix réaffirmé leur attachement à cette médecine une et indivisible qui est le quotidien de chacun d'entre nous. Le syndicalisme médical se doit cependant d'être réformé en profondeur et qui mieux que la mère du syndicalisme médical peut en prendre la responsabilité ? C'est dans cet état d'esprit que le Docteur Jean-Paul ORTIZ, Président de la CSMF, a lancé une réforme de grande envergure qui sera axée sur 4 points : 

Un projet politique clair, innovant et novateur pour tous les médecins libéraux qui devra prendre en compte les aspirations libérales de chacun d'entre nous sans renier les fondements libéraux et sociaux de la maison CSMF. Nous pouvons d'ores et déjà affirmer que nous ne tolérerons plus aucune baisse tarifaire, que nous réaffirmons notre attachement au paiement à l'acte avec un nécessaire rattrapage des honoraires bloqués depuis tant d'années, une hiérarchisation efficace et transparente des degrés de complexité des consultations, l'importance du paiement à la qualité et à la pertinence, notre refus de voir des honoraires à tarifs opposables différenciés selon le secteur d'activité du médecin. Voilà les quelques lignes sur lesquelles nous pouvons tous nous retrouver et qui sont des points intangibles qui doivent guider notre politique future. 
 

Un projet en profondeur de renouvellement de nos statuts, projet déjà largement travaillé et qui sera enrichi dans les premiers jours de l’année par des échanges en région avec les cadres de la CSMF. 14 de ces réunions sont d’ores et déjà  prévues entre janvier et février.
 

Un projet entrepreneurial d'envergure. La CSMF doit, en effet, prendre ce virage entrepreneurial et devenir la maison de la médecine libérale mais, au-delà, la maison de la réflexion et de l'innovation de l'exercice et de la pratique médicale.
 

Une communication plus punchy et directe donnant un message clair vers l'ensemble des médecins libéraux. Cette communication a déjà commencé et il suffit pour s'en convaincre de visionner notre positionnement sur le régime universel des retraites tel qu'il nous est proposé.
(https://www.facebook.com/CSMFFrance/videos/565001904065444/)
 

Cette réponse de la maison CSMF était attendue par nombre de ses élus et vient à point nommé là où certains imaginaient que le seul salut se trouvait dans la création d'un nouveau syndicat qui ne ferait que diviser un peu plus notre profession qui a tant besoin de s'unir pour répondre aux enjeux d'aujourd'hui et de demain.
 

Génériques : dans quel cas le prescripteur pourra-t-il encore exclure la substitution en 2020 ? Cet ejournal commente de façon très explicite l'article 66 de la loi de financement de la sécurité sociale, limitant drastiquement la possibilité pour les prescripteurs de s'opposer à la substitution en prévoyant que son exclusion n'est possible qu'à condition d'être justifiée. Seuls trois cas permettront d'y échapper :
 

-  La prescription de médicament à marge thérapeutique étroite (MTE), c'est à dire un médicament pour lequel la différence entre la dose efficace et la dose toxique est faible. En ce qui nous concerne, cela concernera principalement l'azathioprine.
 

-  La prescription chez l'enfant de moins de 6 ans. (EFG)
 

-  La prescription pour un patient présentant une contre-indication formelle et démontrée à un excipient. (CIF)
 

Cet arrêté du 12 novembre 2019 entrera en vigueur au 1er janvier 2020. D'ici là, les médecins ont encore la possibilité d'exclure la substitution "pour des raisons tenant aux patients" jusqu'au 31 décembre 2019. Chacun aura remarqué dans les différents communiqués de presse la très ferme opposition des syndicats médicaux et tout particulièrement de la CSMF dont le message a été trois fois non : non au MTE, non à l'EFG et non au CIF ! (http://www.csmf.org/actualites/2019-11-20-000000/complexification-de-la-mention-non-substituable-la-csmf-dit-3-fois-non)
 

En Europe comme ailleurs, l'unité prépare le futur. Contre vents et marées, Brexit ou non, la section européenne de gastroentérologie de l'UEMS est restée une et indivisible derrière ces projets qui nous rassemblent. Elle est fière de nous proposer un examen européen de spécialité auquel 490 de nos confères se sont inscrits en 2019. Seuls 3 français étaient inscrits et 2 ont été reçus à cet examen qui est devenu obligatoire aux Pays-Bas, en Angleterre, en Suisse ou à Malte. N'hésitez plus, inscrivez-vous ! Et surtout faites inscrite nos jeunes confrères dont l'exercice professionnel pourra peut-être les amener à plus de mobilité. L'examen européen en poche sera pour eux un passeport indispensable. Les inscriptions sont ouvertes du 18 décembre 2019 au 15 janvier 2020 et la session 2020 se déroulera le 22 avril 2020. Pour vous inscrire, allez sur eubogh.org.
 

Permettez-moi au nom de l'ensemble du comité de rédaction de l'eJournal de vous souhaiter de très joyeuses fêtes de fin d'année et de vous présenter tous nos vœux de bonheur et de bonne santé pour l'année 2020. Nous nous retrouverons dès le 20 janvier pour des nouvelles professionnelles, syndicales, politiques, juridiques, économiques mais aussi scientifiques. Telle est la richesse de l'ejournal dont le lectorat ne cesse de croitre année après année. En vous remerciant de votre fidélité. 


Dr Franck DEVULDER

Décembre 2019

Le SYNMAD s'associe au communiqué de la CSMF et du SML demandant la fin des gardes et astreintes effectuées gracieusement.

Le SYNMAD appelle tous les gastroentérologues à ne pas participer à des astreintes non rémunérées.

Le SYNMAD rappelle en revanche notre obligation de continuité des soins.

Lien : http://www.csmf.org/actualites/2019-12-18-000000/communique-intersyndical-les-gardes-gratuites-cest-fini-les-medecins

Contact presse :

Docteur Franck DEVULDER

Président du SYNMAD

 

Une nouvelle session de l’examen Européen se prépare. 
Alors revient comme un douce litanie la question lancinante : « Mais à quoi ça sert ? » 
Question à laquelle n’avait pas répondu Steve Jobs lors de la présentation de la tablette…Aujourd’hui qui n’a pas de tablette ???....
Demandez à ceux parmi vos amis dont les enfants ont eu la chance de rattraper leurs échecs au concours de 1ère année en France, s'ils ne sont pas contents d’avoir pu les inscrire en Belgique, au Portugal, voire en Roumanie ?? A distance, leurs enfants ayant réussi dans un autre pays d’Europe ne sont-ils pas contents d’une validation
réciproque ??
L’examen européen représente le même passeport au niveau des spécialistes.
L’examen européen est obligatoire en Hollande, Angleterre en Suisse ainsi qu’à Malte. Récemment un jeune gastroentérologue Batave, candidat à l’exercice en Australie, s’est vu facilement ouvrir les portes dès qu’il a présenté son diplôme Européen validé. De la même façon pour un jeune gastroentérologue désirant partir au Canada. 
Contre vents et marées, Brexit ou non,  la Section Européenne de Gastro-Entérologie de l’UEMS est restée une et indivisible derrière les projets qui nous rassemblent. Nous sommes fiers de proposer un outil aussi puissant à nos confrères jeunes et moins jeunes.

En Juin 2019 il y a eu 490 inscrits, ce qui en fait le premier examen Européen de spécialité. 
Trois français s’y sont inscrits. Deux ont été reçus.
L’organisation reste toujours la même. L’examen se déroule le même jour dans 50 centres Européens, ou plus si le nombre de candidats le nécessite. 200 questions sont extraites d’une banque de 2000 questions avec un tri par « objectif » (foie, médecine interne MICI, etc..) pour obtenir une évaluation équilibrée de notre spécialité. Le candidat a cinq  heures pour répondre à ces 200  questions par voie informatique. 
En amont 300 nouvelles questions viennent alimenter la banque chaque année. En parallèle les questions obsolètes sont éliminées.

La session 2020 se déroulera le 22 avril 2020.

Les inscriptions sont ouvertes du 18 décembre 2019 au 15 Janvier 2020. 
Pour vous inscrire allez sur eubogh.org. 
Sur la page d’accueil cliquez à Gauche sur « ESEGH Exam ». Puis une fois la page ouverte sur « Register now ».
Vous trouverez également ci dessous le Flyer qui circule actuellement partout en Europe.
Allez n’hésitez pas, inscrivez-vous, et faites inscrire vos jeunes confrères. Tentez le défi Européen. 
C’est votre participation individuelle à notre unité collective qui construit notre force commune.
Bienvenue dans l’Union Européenne.

Dr Jean-Paul JACQUES
Représentant du SYNMAD à la section de Gastro-entérologie. Fellow du Royal College of Physicians de Londres.

Décembre 2019

jeudi 19 décembre 2019

QUESTIONS/REPONSES - RETRAITE

de Dr. I. - 12/12/2019

Bonsoir
Quid de nos retraites ? Plus je lis moins ça va.
Merci de transmettre des info .

Réponse du SYNMAD 19/12/2019

Madame et Cher Confrère,

Tout d'abord, sachez qu'il est prévu que la réforme ne s'applique que pour les générations nées après 1975...

Les centrales syndicales se sont réunies en plateforme et tentent de faire infléchir les mesures pour l'instant annoncées, une prochaine réunion étant prévue le 7 janvier.

Les points principaux que nous contestons sont la cotisation au régime universel jusqu'à 120 000 euros de BNC, ce qui ne laisse plus de place à un Régime complémentaire et menace donc l'existence même de la Carmf.

Nos réserves nous seraient finalement laissées, mais sans Carmf...

Nous contestons aussi l'absence de médecins dans la future gouvernance.

Sinon, à prévoir une baisse des cotisations d'environ 20 %, mais bien sûr une baisse des pensions d'en moyenne 30 % (pour les plus de 1975 donc). Et une taxe de solidarité de 2,81% sur chaque euro de revenu, sans plafond !

Vous pouvez suivre les évolutions grâce aux newsletters de la Csmf, et la Carmf communique régulièrement pas ses bulletins.

http://www.csmf.org/votre-parcours/retraite

En restant à votre disposition pour plus de précisions.

Bien cordialement.

 

Dr. Frédéric CORDET

Secrétaire Général

Réunis en Comité Directeur de l'Union des Médecins Spécialistes (U.ME.SPE), branche CSMF des médecins spécialistes, l'ensemble des syndicats et des départements adhérents à l'U.ME.SPE avaient à se prononcer et à voter pour une transformation de l'U.ME.SPE en Avenir Spé. Ce vote a été proposé par le Président de l'U.ME.SPE, le Docteur GASSER. Chacun aura compris que l'étape d'après serait une scission entre ce nouveau syndicat Avenir Spé et la CSMF

Près de 70% des verticalités (syndicats des spécialistes) et 93% des syndicats départementaux se sont prononcés contre ce projet et ont réaffirmé leur attachement à la CSMF.

Malgré cela, le vote prévu à l'ordre du jour n'a pu avoir lieu en raison de l'absence et du poids de deux spécialités, les radiologues et les anesthésistes, pourtant à l'initiative de ce projet. Certains y verront une tactique particulière de politique politicienne. Cet engagement des 2/3 des spécialités médicales opposés à la création d'un nouveau syndicat qui diviserait la profession est à confronter aux prises de position des leaders des centrales syndicales de médecins libéraux polycatégorielles ou monocatégorielles qui toutes, ont tourné le dos à Avenir Spé au travers de communiqués de presse très éclairants et de l'absence remarquée de ces leaders aux États Généraux de la Médecine Spécialisée où ils avaient été conviés.

Ces éléments très factuels doivent être analysés avec espoir. Les spécialistes dans toutes leurs verticalités ont ainsi montré leur attachement à cette médecine unie et indivisible et à la nécessite de faire évoluer les statuts et le projet politique de la CSMF qui devra prendre en compte les revendications légitimes de chacun. Nous devrons également avec les autres centrales syndicales, définir un programme commun des bases de l'exercice de la médecine libérale en France. Les baisses tarifaires imposées de façon brutale aux uns, les iniquités tarifaires et de base de remboursement pour les patients selon le secteur d'activité du médecin ou encore le blocage des honoraires depuis de trop nombreuses années sont autant de points qui nous rassemblent et sur lesquels nous ne pourrons pas transiger à l'avenir et dans la future convention médicale qui s'écrira dans moins de deux ans. Il ne s'agit pas pour autant de gommer les différentes analyses des uns ou des autres qui enrichissent nos réflexions et la diversité d'opinion. C'est à mon sens dans cette voie qu'il convient d'aller et la création d'un nouveau syndicat qui diviserait un peu plus encore peine, à juste titre, à trouver un écho favorable chez les médecins spécialistes de la CSMF.

 

Dr Franck DEVULDER
Décembre 2019

Madame et Cher Confrère,


Cher Confrère,


Le Conseil d’Administration de la FMC HGE doit être renouvelé et 5 postes sont à pourvoir pour le Collège Libéral.

Nous vous rappelons que tout hépato-gastroentérologue libéral peut être éligible.

 

Nous vous informons que :

  • Tout candidat doit avoir un âge maximum de 65 ans à la prise de fonction,
  • Le nombre mandat consécutif est limité à deux,
  • Aucun administrateur ne pourra effectuer plus de quatre mandats.

Vous pouvez, dès à présent, nous adresser votre lettre de candidature accompagnée de votre profession de foi :

  • Par mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

OU

  • Par voie postale: SYNMAD – 79, rue de Tocqueville – 75017 PARIS

 

La date limite de réception des candidatures est fixée au Vendredi 20 décembre 2019.


Le SYNMAD, organisant l’élection du Collège Libéral, seuls les adhérents au syndicat, à jour de leur cotisation 2019, pourront voter.


Le vote aura lieu en janvier 2020 sur le site du SYNMAD.

 

ATTENTION : votre identifiant est votre email. Si vous avez un email commun avec des confrères au cabinet, vous ne pourrez pas voter. Communiquez au secrétariat votre email personnel.

Bien cordialement.

Docteur Franck DEVULDER

Président

 

Cabinet  de  2  Gastros  dans  Hopital  Privé du  Groupe  VIVALTO Santé  proche  de  la  mer entre  CAEN et  RENNES.

Bonne  activité  de  Cs,  Endoscopie  diagnostique et  interventionnelle, Proctologie,  Echographie, videocapsule.

Pole de cancerologie,  2  oncologues,  Soins Palliatifs, centre des  RCP,

Pole  de  radiothérapie  avec 3  Radiothérapeutes, Chirurgie digestive 2 chirurgiens, 

Pole  d'imagerie  avec  Echo,  scanner, IRM, médecine nucléaire, demande Pet scan en cours.

Laboratoire Anat path  

Par  ailleurs  SSR, Medecine Polyvalente,  Nutrition (Obesité, dénutrition) 

Installé en zone ZFU (avantages  fiscaux )

Dr. Nour TACHE

Contact : 06 07 86 83 49 

Alors que les spécialistes de la CSMF sont appelés à voter pour la création d'un syndicat supplémentaire qui ne fera que diviser un peu plus le monde médical, le Conseil d'Administration du SYNMAD rappelle :

 

        -   Son attachement sans faille à la CSMF.

        -   Son attachement aux valeurs libérales et sociales et à la nécessaire complémentarité entre la médecine générale et les autres spécialités médicales et chirurgicales.

        -   Son opposition à la création d'une nouvelle structure syndicale qui n'entretiendrait que la confusion et la division alors que l'unité doit être notre credo.

 

Par cette décision, le SYNMAD réaffirme officiellement son attachement à la CSMF et sera au cœur de la nécessaire évolution du premier syndicat médical français tel que cela est voulu par les membres du Bureau CSMF et son Président.

 

Contact Presse : Dr Franck Devulder – Président du SYNMAD

 - Bientôt la vaccination pour tous les garçons contre les papillomavirus. Nous l'attendions depuis plusieurs années maintenant. Suite à la saisine de la Ministre de la Santé, la HAS vient de rendre un avis favorable à la vaccination des garçons contre le HPV dans un projet de recommandation publié le 30 octobre 2019. La HAS rappelle qu'associée au dépistage du cancer du col de l'utérus, la vaccination contre HPV constitue la meilleure stratégie de lutte contre ce cancer qui provoque toujours en France près de 1000 décès par an. La HAS rappelle également que les HPV sont impliqués dans la survenue de nombreux cancers qui ne touchent pas uniquement les femmes ou les HSH comme les cancers de la sphère ORL ou le cancer de l'anus. La HAS estime cependant que l'élargissement de la vaccination par Gardasil 9 aux garçons est une condition nécessaire mais non suffisante pour atteindre l'objectif de protection de la population, estimant que la couverture vaccinale des garçons resterait au mieux similaire à celle des filles sans autre mesure. Cette extension n'aura de sens que si les pouvoirs publics mettent en œuvre une politique vaccinale plus engagée visant à une proposition vaccinale systématique de la part des professionnels de santé et instaure de la confiance vis-à-vis de cette vaccination auprès du public et des professionnels de santé tout en poursuivant les efforts sur le dépistage du cancer du col de l'utérus. Nous attendons donc maintenant la décision du Ministère de la Santé qui interviendra après la consultation publique mise en œuvre sur ce sujet.


-#BalanceTonMedecin : le hashtag qui passe mal. Cet hashtag récemment mis en ligne suscite la grogne des soignants. Il a vu le jour après des propos racistes d'une de nos consœurs tenus dans un tweet qui a été rapidement retiré de la publication. Si nous ne pouvons que dénoncer le racisme sous toutes ses formes, de nombreuses voix du corps médical dénoncent cet "hashtag de la honte !". Cet hashtag pose une fois encore la problématique des dérives des réseaux sociaux dont le rôle dans l'information est indéniable mais dont le pouvoir de nuisance non contrôlé est parfois sans limite. Au-delà de ce compte Tweeter malheureux, chacun d'entre nous doit prendre conscience d'une évolution de notre société, conduisant notamment à une notation des professionnels de santé sur des réseaux sociaux. Ces notations sont parfois hasardeuses et ne s'inscrivent le plus souvent pas dans le concept de la valeur en santé auquel patients et médecins sont attachés. Ce concept mérite d'être développé. Il s'agit d'une innovation à relever collectivement le défi de faire progresser notre système de santé. Tous les participants du Cercle Valeur en Santé partagent cette conviction et l'urgence qu'il y a à remettre des résultats qui importent aux patients au cœur de la transformation du système de santé français.

- Publicité : il est interdit d'absolument interdire ! Cette rubrique juridique initiée dans les colonnes de l'ejournal est une nouveauté et sera suivie de nombreuses autres analyses, des arrêtés, décrets ou autres lois qui rythment notre pratique médicale. Dans cet article, le cabinet d'avocats parisien Geneste & Devulder Avocats rappelle un récent arrêté du Conseil d'État rendant illégal l'interdiction générale et absolue de toute mesure de publicité et dictées par le code de déontologie médicale. Cet arrêté du Conseil d'État aura trois conséquences :

  • Les poursuites disciplinaires engagées sur le fondement du second alinéa de l'article 19 du code de déontologie doivent être abandonnées et de nouvelles poursuites ne peuvent pas être engagées sur ce fondement.
  • De nouvelles dispositions encadrant la publicité pour les médecins doivent être adoptées. Il s'agit d'un chantier de taille pour le Gouvernement et les différentes représentations professionnelles, le Conseil de l'Ordre bien sûr, mais également les CNP et les syndicats doivent participer à l'élaboration de ces nouvelles dispositions.
  • Les conséquences de cet arrêté valent pour les médecins et les chirurgiens-dentistes mais aussi pour toutes les professions réglementées dont les codes de déontologie contiennent des dispositions identiques.

 

Dr Franck DEVULDER
Décembre 2019

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