Syndicat National des Médecins Français
Spécialistes de l'Appareil Digestif

mardi 07 avril 2020

QUESTIONS/REPONSES - TELECS

de Dr. D. le 07/04/2020

Chere Madame comme convenu un mail a l attention du Dr franck Devulder

cher Confrere

Je suis adherent au SYNMAD

Bien note la possibilite de facturer un CS pour une consultation telephonique chez certains patients: c est une belle victoire et nous vous en sommes tous gre.

mais comment justifier cette CS ?

Merci de votre reponse 

Bien confraternellement et toute ma gratitude



Réponse du SYNMAD 07/04/2020

Cher Confrère

Je viens de prendre note de votre mail. Depuis hier, nous pouvons en effet coter les consultations téléphoniques comme des téléconsultations en visio avec le code TC.
En pratique, pour les secteurs 1 et OPTAM vous pouvez coter TC + MPC + MCS = 30 € et pour les secteurs 2 TC = 23 € (je suis déjà intervenu sur cette différenciation inacceptable entre S1-OPTAM et S2 qui pénalise patients et médecins. Cela fera partie de nos demandes conventionnelles à venir)
Les APC (ex C2) sont utilisables en téléconsultations de même que les Cs complexes. En sont exclues les Cs très complexes.
Enfin, les majorateurs habituels (MCU, WE et jours fériés, ...) sont possibles de même que les dépassements d'honoraires selon votre secteur d'activité.

Afin de justifier votre acte, le mieux est d'adresser un courrier au correspondant. Cela est d'ailleurs obligatoire dans le cadre d'un APC. Au pire pour les consultations simples, laissez une observation médicale dans le dossier du patient

Bien cordialement.

Dr. Franck DEVULDER
Président

Sa haute stature dominée par une chevelure blanche va manquer dans les coulisses de Video-digest ,de la SFED ,de la FMC-HGE et bien sûr du CREGG dont il fut un des créateurs avec Fernand Vicari et Jean-francois Rey….Jean-Stéphane Delmotte a dominé les institutions par son charisme et ses capacités de vision en anticipant le futur en précurseur qu’il était.

Précurseur du développement de la CPRE et de l’endoscopie bilio-pancréatique interventionnelle avec J-F Rey,de l’enteroscopie avec G.Gay pour atteindre « le bout du tunnel endoscopique »et puis bien sûr précurseur du développement de la gestion de l’image…il avait en permanence le don d’anticiper les progrès fulgurants de notre discipline ces dernières décades .Le meilleur exemple est celui de la vidéo-endoscopie électronique très vite installée à Toulouse ,Lille et St Laurent du Var sous son impulsion dans les années 80…

L’image endoscopique et sa définition avait supplanté son goût pour la peinture et était devenu pour lui le meilleur moyen d’expression endoscopique des pathologies des muqueuses de notre spécialité .Il disait toujours « qu’une bonne image valait mieux qu’un long discours » et ce credo l’avait conduit à développer HIFI communication qui très vite devint le gold standard des retransmissions en direct de Videodigest en assurant une qualité sans cesse croissante dont le but était de démontrer les étapes de reconnaissance et de caractérisation des lésions endoscopiques.

Mais Stéphane était un éclectique et sous ses airs bourrus cachait une grande culture ,un bon sens et une générosité pour ceux qui le connaissait et aussi un goût de l’art de vivre qu’il fallait savoir découvrir et partager avec lui autour d’une bonne table ou dans une cuisine dont il adorait faire parler les fourneaux !Il revendiquait ses origines du Nord de la France et ses traditions qu’il aimait faire partager à la moindre occasion !

Tous ceux qui l’ont approché, partagerons avec moi ,avec ses amis du CREGG ,de la SFED et de toute la spécialité la peine d’avoir perdu un immense compagnon de route…

Plus qu’un ancien associé, je perds un ami et à ce titre , j’adresse à son épouse ,ses filles et ses petits enfants les condoléances et la reconnaissance de toute la profession.

 


Dr Philippe HOUCKE
Avril 2020

La CSMF, en lien avec Les Spécialistes CSMF, se préoccupe, dans cette épidémie de Covid-19, de l’accès aux soins pour tous les patients, y compris les plus âgés et les plus fragiles. C’est pourquoi elle avait demandé à la CNAM que les critères de téléconsultation soient élargis de façon dérogatoire afin de continuer à suivre les patients chroniques qui respectent les mesures de confinement qui les protègent.

La CSMF vient d’obtenir satisfaction puisque la consultation par téléphone, en l’absence de possibilité de vidéo-échange, sera possible pour les patients les plus âgés, de plus de 70 ans, pour les patients atteints d’une pathologie chronique (ALD) ou pour les patients résidant en zones blanches.

De même, dans le contexte de l’épidémie de Covid-19, il sera possible de faire des consultations complexes, ou des avis ponctuels de consultants en téléconsultation de façon dérogatoire.

Après les premières avancées d’élargissement de la téléconsultation, ces dernières décisions de la CNAM sont de nature à favoriser le confinement, tout en permettant le maintien d’un suivi médical des patients les plus fragiles. Ces téléconsultations continueront à être prises en charge à 100% par l’Assurance Maladie dans cette période.

La CSMF, en lien avec Les Spécialistes CSMF, se félicite d’avoir été à l’origine de ces décisions et appellent tous les médecins à utiliser ces nouveaux modes de suivi de nos patients.

Ces évolutions sont applicables à partir d’aujourd’hui lundi 6 Avril 2020

Dr Franck Devulder
Président du SYNMAD
Président des Spécialistes CSMF

de Dr. H. le 27/03/2020
BONJOUR JE SUIS GASTRO ENTEROLOGUE
CLINIQUE XXXX
MON CABINET EST DANS UNE PETITE CLINIQUE XX
CETTE CLINIQUE EST FERMEE JE N AI PAS LA POSSIBILITE DE CONSULTER DEPUIS LE 16 MARS JE NE TRAVAILLE PAS
QUE FAIRE ? MERCI
CORDIALEMENT

Réponse du SYNMAD 30/03/2020

Chère Consoeur,

Suite à votre mail, nous avons interrogé le service juridique de la CSMF dont voici la réponse "A part l’aide de 1 500€ de fonds de solidarité, prévue par l’Etat, ce médecin peut effectivement se rapprocher de son assureur (et pas celui de la clinique qui ne couvre que la clinique) pour voir si l’un de ses contrats peut jouer. Mais cela semble peu vraisemblable pour le moment.

En effet, les contrats pour perte d’exploitation sans dommages visent les catastrophes naturelles et pas les catastrophes sanitaires. L’Etat met actuellement la pression sur les assureurs pour qu’ils participent à l’effort de solidarité nationale et dérogent à leurs contrats."

Je mesure bien que cette réponse ne va pas vous satisfaire complètement. Sachez que le SYNMAD travaille de concert avec la CSMF et Les Spécialistes CSMF pour obtenir une compensation de la baisse d'activité des médecins libéraux. Nous sommes proches d'une issue favorable et j'espère pouvoir rapidement revenir vers vous et l'ensemble de nos adhérents avec des nouvelles encourageantes.

 

Bien cordialement,

Dr. Franck DEVULDER
Président

de Dr. C. le 24/03/2020

Bonjour
De nombreuses publications et mises en garde concernent les médecins de plus de 60 ans qui soignent des COVID.
La surmorbidité et la surmortalité sont inquiétantes chez ces médecins.
Que recommande le SYNMAD ? à noter que les 5 médecins français décédés avaient plus de 60 ans.
Merci pour votre avis et conseils


Réponse du SYNMAD 25/03/2020

Cher Confrère, Cher Ami,

Aujourd'hui, aucune information officielle venant du Ministère des Solidarités et de la Santé ne nous donne de recommandations précises sur ce point sensible. Les établissements recevant des patients COVID ont, pour nombre d'entre eux, conseillé aux médecins de plus de 60 ans et ceux dont une exposition au COVID serait trop dangereuse*, de ne pas travailler dans les zones COVID.

Bien cordialement.

Dr. Franck DEVULDER

Président du SYNMAD

*

- antécédents (ATCD) cardiovasculaires: hypertension artérielle compliquée, ATCD d’accident vasculaire cérébral ou de coronaropathie, chirurgie cardiaque, insuffisance cardiaque stade NYHA III ou IV ;

- diabétiques insulinodépendants non équilibrés ou présentant des complications secondaires à leur pathologie ;

- personnes présentant une pathologie chronique respiratoire susceptible de décompenser lors d’une infection virale ; en particulier les asthmes non stabilisés par le traitement habituel.

- personnes présentant une insuffisance rénale chronique dialysée ;

- malades atteints de cancer sous traitement. 

- les femmes enceintes à partir du troisième trimestre de la grossesse

- les personnes avec une immunodépression congénitale ou acquise :

- médicamenteuse : chimiothérapie anti cancéreuse, immunosuppresseur, biothérapie et/ou une corticothérapie à dose immunosuppressive,

- infection à VIH non contrôlé ou avec des CD4 <200/mm3,

- consécutive à une greffe d'organe solide ou de cellules souches hématopoïétiques,

- liée à une hémopathie maligne en cours de traitement,

- les malades atteints de cirrhose au stade B de la classification de Child-Pugh au moins ;

- les personnes présentant une obésité morbide (indice de masse corporelle > 40 kg/m2) par analogie avec la grippe A(H1N1)09.

de Dr. D. le 24/03/2020

Bonjour,
je me permets de vous poser une question :
je n'ai plus d'activité endoscopique depuis 2 semaines (bloc réservé aux urgences chirurgicales) et je ne consulte pas depuis semaines : est-il raisonnable de ne pas risquer pour moi et surtout les patients des consultations, souvent non urgentes et sans pouvoir leur donner date d'endoscopie future pour le moment
merci de me donner votre avis sur ce point;


Réponse du SYNMAD 24/03/2020

Cher Confrère, Cher Ami,

Au delà des conséquences sanitaires dramatiques de la pandémie à coronavirus, les médecins spécialistes subissent une chute majeure de leur activité. Nous ne pouvons que nous féliciter que les français respectent massivement les mesures de confinement prises par le Gouvernement. Cependant, cela a de lourdes conséquences économiques pour nos cabinets qui subissent une baisse majeure d'activité de consultations. Seules les endoscopies urgentes sont maintenues dans la plupart des établissements. Et pourtant, nous devons garder nos cabinets ouverts afin d'assurer les urgences, la demande de soins non programmés et la prise en charge de patients souffrant d'affection digestive. Dans la fiche SYNMAD COVID 19 - Téléconsultation, nous réaffirmons qu'il faut au maximum privilégier la téléconsultation afin de minimiser le risque de contagiosité. Cela ne peut cependant pas s'appliquer à toutes nos consultations. Pour les consultations présentielles, nous devrons aussi prendre toutes les mesures barrières et de protections pour nos patients, nos collaborateurs et nous mêmes. Vous savez combien nous alertons, plusieurs fois par jour, le Ministère des Solidarités et de la Santé sur les moyens totalement insuffisants en masques et vêtements de protection qui nous manquent cruellement.

Bien cordialement.

Docteur Franck DEVULDER

Président

de Dr. G. le 15/03/2020

je suis adherent
le plan blanc nous empeche de travailler en clinique ce qui va entrainer a la longue des gros pb de trésorerie les syndicats ont ils envisager de négocier avec macsf et la médicale pour un équivalent de perte d exploitation?

je suis conscient de ne pas être le seul a poser ces questions

cordialement


Réponse du SYNMAD 24/03/2020

Cher Confrère,

Vous n'êtes en effet pas le seul parmi les médecins spécialistes à s'inquiéter à juste titre de la situation économique difficile dans laquelle nous entrons. Cela m'a conduit à publier hier le communiqué que vous trouverez en pièce jointe. J'ai aussi pris contact avec la direction de la MASCF afin que les prévoyances (indemnités journalières et perte d'exploitation) puissent être activées bien que ne faisant pas parti des clauses de nos contrats. A ce jour, leur position reste malheureusement inchangée. En ce qui concerne les endoscopies, la plupart des centres se limite aujourd'hui aux urgences et à l'oncologie suivant ainsi les recommandations de la SFED

Bien cordialement.

Docteur Franck DEVULDER

Président

 

La pandémie à COVID-19 nous touche maintenant de plein fouet. Elle s’étend chaque heure un peu plus dans toutes les régions françaises. En sus du drame sanitaire, cette pandémie modifie profondément nos organisations, celles de nos cabinets et de nos entreprises médicales. Vous êtes nombreux à avoir demandé toutes les informations vous permettant d’y répondre au mieux. Le choix du SYNMAD a été de vous envoyer régulièrement des flashes infos et de les relayer sur notre site internet. Afin de faciliter vos démarches, et plutôt que de vous adresser une nouvelle feuille d'informations qui sera caduque quelques heures après sa parution tant les mesures évoluent au fil de l’épidémie, il nous est apparu opportun de vous conseiller trois sources d’informations préférentielles :

- Le site internet du SYNMAD (www.synmad.com) où nous avons mis en première page les éléments importants concernant l’infection à COVID-19. Vous n’hésiterez pas à consulter les flashes infos adressés au cours de ces derniers jours pour y trouver des informations pratiques.

 

- Nous ne pouvons que vous conseiller d’aller vers le site de la CSMF (www.csmf.org) dont la une est consacrée au Coronavirus. Vous y trouverez tous les liens vers les mesures de soutien immédiates aux entreprises, les conditions concernant l'URSSAF, les impôts, les indemnités journalières… Vous y trouverez également un volet consacré à la gestion des salariés des cabinets médicaux et un volet spécifique concernant la téléconsultation et les modalités d’arrêt de travail des patients.

- Rejoignez aussi la page facebook “Médecins libéraux coronavirus” qui connaît un succès sans précédent, témoin de sa qualité, et que nous animons au mieux heure après heure. Nous sommes près de 1200 abonnés dont plus de 87 % sont des médecins spécialistes de toute spécialité. Cette page est visitée chaque jour par plus de 5000 personnes et nous vous encourageons à vous y rendre et à faire part de vos témoignages.

Si malgré ces informations, des questions restent en suspens, vous pouvez compter sur le SYNMAD pour répondre dans les meilleurs délais à toutes les interrogations qui seraient les vôtres.

 

Dr. Franck DEVULDER

Président du SYNMAD

Mars 2020

 

Dans la lutte contre l’épidémie à COVID-19 et afin de ne pas engorger les services de médecine de ville pour l’obtention d’arrêts maladie, les personnes à risque élevé peuvent désormais utiliser eux-mêmes le service « declare.ameli.fr » afin d’être mises en arrêt de travail pour une durée initiale de 21 jours sans passer par leur médecin, et si aucune solution de télétravail n’est envisageable.  

Les personnes concernées sont les suivantes :

  • Femmes enceintes
  • Maladies respiratoires chroniques (asthme, bronchite chronique…)
  • Insuffisances respiratoires chroniques
  • Mucoviscidose
  • Insuffisances cardiaques toutes causes
  • Maladie des coronaires
  • Antécédents d’Accident Vasculaire Cérébral (AVC)
  • Hypertension artérielle (HTA)
  • Insuffisance rénale chronique dialysée
  • Diabète de type 1 insulinodépendant et diabète de type 2
  • Les personnes immunodéprimées (pathologies cancéreuses et hématologiques, transplantations d’organe et de cellules souches, hématopoïetiques, maladies inflammatoires et/ou auto-immunes recevant un traitement immunosuppresseur, personnes infectées par le VIH)
  • Maladie hépatique chronique avec cirrhose
  • Obésité avec un indice de masse corporelle supérieur ou égal à 40

Docteur Franck DEVULDER

Président du SYNMAD

Dans la lutte contre la propagation du virus COVID-19, de nouvelles mesures ont été mises en place, à savoir :

- La liste des établissements recevant du public autorisés à ouvrir est élargie aux « commerces de détail de produits à base de tabac, cigarettes électroniques, matériels et dispositifs de vapotage en magasin spécialisé »,

- Tous les examens et concours nationaux de l’enseignement public et privé ainsi que les épreuves concourant au recrutement, à l’avancement et à la promotion des fonctionnaires magistrats au sein des structures d’enseignements, sont suspendus jusqu’au 5 avril 2020,

- Conformément à l’annonce faite par l’Agence nationale de la sécurité du médicament et de produits de santé (ANSM), des restrictions de vente de paracétamol vont être mises en place jusqu’au 31 mai 2020. En l’absence d’ordonnance, la délivrance de paracétamol sera limitée à deux boîtes par patient déclarant présenter des symptômes à type de fièvre ou douleurs, et une seule boite dans les autres cas. Le nombre de boîtes délivrées sera inscrit au dossier pharmaceutique du patient. La vente par internet de paracétamol, ibuprofène et aspirine est quant à elle suspendue. A noter qu’en cas d’ordonnance expirée, les pharmacies d’officines seront néanmoins autorisées à délivrer au patient les médicaments nécessaires à la continuité de leur traitement dans la limite d’un mois de traitement, renouvelable. Enfin, les modalités de mise à disposition gratuite de masques de protection issus du stock de l’Etat sont élargies aux sages-femmes.

- L’armée peut désormais assurer le transfert sur le territoire des patients atteints par le COVID-19. Les personnels du service de santé des armées qui prendront en charge les patients infectés pourront « utiliser tout matériel, produit de santé et produit sanguin et réaliser tout acte et examen nécessaire à la réalisation de cette mission ».

Docteur Franck DEVULDER
Président du SYNMAD

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