Syndicat National des Médecins Français
Spécialistes de l'Appareil Digestif

- La nouvelle Convention Médicale : les modifications de tarification
Ce journal nous a permis de passer en revue les principales modifications de tarification qui toucheront vos activités. Comme vous le savez, la Convention Médicale a mis en place 4 niveaux de consultation. Dès le 1er juillet 2017, la consultation coordonnée (niveau 2) passera de 28 à 30 euros. La consultation complexe (niveau 3) verra nos avis ponctuel de consultant passer de 46 à 48 euros au 1er octobre 2017 puis à 50 euros au 1er juin 2018. Rappelons-nous sur ce plan la forte désapprobation du SYNMAD et de l’U.ME.SPE/CSMF face à cette déconnection du C et du C2. Le 4ème niveau de consultation dénommé « consultation très complexe » nous permettra d’appliquer, pour les médecins secteur 1 et signataires de l’OPTAM, une majoration de 30 euros portant la consultation à 60 euros au 1er novembre 2017. Cela concernera la majoration pour biothérapie et la majoration pour information initiale, c’est-à-dire la consultation d’annonce d’un cancer. La ROSP évoluera avec la création d’un forfait structure comportant deux volets, le premier constitué de 5 indicateurs constituant un socle. Tous ces indicateurs devront être atteints afin de bénéficier de cette rémunération et de pouvoir accéder au 2ème volet du forfait structure basé sur la valorisation des différentes démarches et modes d’organisation mises en place pour apporter des services supplémentaires aux patients. L’aspect médical de la ROSP des hépato-gastroentérologues gardera les mêmes 8 indicateurs. Le nombre de points sera identique. Les indicateurs sont stables sauf en ce qui concerne le taux de détection des adénomes pour les coloscopies devant un test FIT positif qui sera renforcé. Cependant les objectifs cibles et intermédiaires seront plus difficiles à atteindre que précédemment.

- DETECT/FER
Il s’agit d’une semaine nationale de l’hémochromatose soutenue par toute l’hépato-gastroentérologie. Cette semaine nationale de sensibilisation des professionnels de santé à l’hémochromatose se déroulera du 6 au 10 juin prochain. DETECT/FER nous rappelle ainsi le rôle essentiel des hépato-gastroentérologues dans la prise en charge diagnostique et thérapeutique des surcharges en fer et de l’hémochromatose.

- Réforme des études médicales : « ça passe ou ça casse »
Le texte long de ce billet d’humeur du Professeur Thierry PONCHON dont le texte court a été récemment publié dans les colonnes du quotidien du médecin, nous rappelle les dangers de la réforme du 3ème cycle des études médicales pour notre spécialité. Vous savez tous combien, derrière les internes réunis au sein de l’AFIHGE, derrière l’ISNI, derrière la CDU HGE et le CNU de notre spécialité et avec le soutien de toutes les composantes de l’hépato-gastroentérologie réunies au sein du CNP HGE, les hépato-gastroentérologues sont en tête du mécontentement contre une réforme non aboutie et particulièrement dangereuse pour assurer une formation de qualité à nos jeunes collègues. Prenez le temps de lire ce texte du Président de l’ESGE. Diffusez-le. Sensibilisez vos patients et nos décideurs à commencer par les décideurs politiques aux risques majeurs que représente cette réforme menée sans concertation suffisante et pouvant demain mettre à mal la qualité de notre système de santé et l’excellence de l’hépato-gastroentérologie française.


Dr Franck DEVULDER

Avril 2017

Dans une récente tribune du Monde, il nous est dit qu’il est temps d’aller jusqu’au bout de la réforme du 3ème cycle des études médicales, celui qui permet d’apprendre une spécialité. Malheureusement, si la réforme avait du sens, le travail n’a pas été à la hauteur absence de méthode, absence de cohérence, absence de transparence.


La réforme était destinée à réduire la complexité et la juxtaposition des cursus monodisplinaires (sic), à assurer un meilleur suivi des étudiants lors de leur formation (contrat pédagogique personnalisée, avec 3 étapes d’évaluation) et à faire sauter des frontières entre spécialités. En gros, adapter la formation aux besoins et à l’évolution des spécialités, tout ceci en utilisant des outils modernes: enseignement numérique et simulateurs. On ne pouvait que convenir de l’intérêt de cette réforme. MAIS…

1) D’emblée, il n’a échappé à personne dans le milieu médical universitaire qu’il s’agissait aussi de répondre à l’importante augmentation du nombre d’internes alors qu’il n’est prévu qu’une faible augmentation du nombre d’assistants, l’assistanat étant l’étape après l’internat. La réforme va faire que pour un nombre croissant d’étudiants dans les spécialités dites médicales, la durée de la formation va passer de 6 années (4 + 2 de mise en responsabilité) à 4 années (3 + 1 de mise en responsabilité).


Donc la réforme correspondait certes une optimisation mais aussi à une contrainte, une espèce d’acrobatie pour faire admettre qu’il suffit d’être interne pour être bien formé, alors que dans le même temps, pour chaque spécialité, le nombre de connaissances et de compétences ne fait que croitre. Dont acte. Il importait qu’au moins le travail destiné à faire rentrer la formation dans ce temps contraint soit bien fait.

2) Le principal problème actuel est que le travail pour réussir ce tour de force n’a pas été à la hauteur,


Si on doit adapter la formation au besoin et à l’évolution des spécialités, but de la réforme, il faut dans un premier temps évaluer le besoin et prendre en compte l’évolution des spécialités.
C’est l’évidence. Cette évaluation n’a pas été faite. En effet,.. .

A) d’emblée, on a fait faux, en acceptant sans discussion cette réduction de durée de formation et surtout en décrétant d’emblée qu’il faut 4 ans aux spécialités dites médicales et 6 ans aux spécialités dites chirurgicales. Cet apriori est tout sauf une bonne base de départ du travail du fait.... de l’évolution des spécialités. Car un grand nombre de spécialités médicales sont devenues médico-techniques, en particulier l’hépato-gastroentérologie avec l’endoscopie digestive. Les frontières entre médecine et chirurgie se sont considérablement réduites du fait de l’apparition des techniques diagnostiques et thérapeutiques peu invasives. Très curieusement, alors que la réforme était faite pour adapter la formation à l’évolution des spécialités, elle s’est d’emblée enfermée dans un schéma obsolète, contraire à l’esprit de la réforme.

B) ensuite, il n’a pas été appliqué une méthodologie scientifique bien que nous ayons eu tout le temps pour le faire, puisque tout a commencé en 2014. Certes c’était un challenge mais : + il n’y a eu aucun travail pour mesurer le besoin en temps de formation pour chaque spécialité. Il n’a même pas été défini des indicateurs permettant de définir ce temps : nombre de codes diagnostic, nombre d’actes, difficultés des actes, nombre de sous-spécialités, nombre d’organes à prendre en charge, nombre de types de pathologie...

+ il n’y a eu aucune méthode de travail précise avec les enseignants ou au moins les représentants des spécialités. Les spécialités ont été reçues épisodiquement une par une mais cela n’a servi à rien (l’hépatogastroentérologie en février 2016). Elles n’ont pas été écoutées.

Il n’y avait pas de méthode et tout était figé.

Il n’y a en particulier pas eu de méthode pour arriver à un consensus entre deux spécialités quand celles-ci, du fait de l’évolution de la médecine, sont en charge des mêmes maladies. La DGS en 2005 pour réformer l’échelle des coûts des actes médicaux et chirurgicaux (CCAM) a su mettre en place une méthodologie en particulier pour évaluer le coût d’un acte en organisant des réunions structurées de confrontation entre spécialités hiérarchisant les poids des actes.


Alors qu’aujourd’hui toute évaluation de médicaments, de gestes diagnostiques ou thérapeutiques, toute rédaction de recommandations est conduite selon des règles strictes, sur des bases scientifiques, nous n’avons eu aucune démarche scientifique sur un sujet aussi important que la formation de nos étudiants. Pour la formation de nos étudiants, la méthode a été “ça passe ou ça casse”, au détriment des étudiants et d’abord des patients. En espérant que les outils numériques, les simulateurs, le contrat pédagogique nous aident. Belle méthodologie car les outils et le contrat ne diminuent pas la somme de connaissances et de compétences à acquérir (On a peut-être pensé que les étudiants apprendraient la nuit sur leurs ordinateurs ?). Risqué, surtout quand la tendance légitime actuelle est de renforcer la qualité des soins, la sécurité des soins, l’information des patients, ...


C) enfin, il y a eu incohérence et une absence de transparence, pour ne pas dire plus, quand par exemple, 5 ans ont été accordés à la pneumologie et 4 ans à l’hépato-gastroentérologie. Alors que d’après les catalogues de l’assurance-maladie, le nombre d’actes et le nombre de diagnostics en hépato-gastroentérologie est bien supérieur au nombre d’actes et de diagnostics de la pneumologie. La section et board européens de gastro-entérologie et hépatologie, recommande 6 années de formation pour l’hépato-gastroentérologie, la dernière année étant consacrée à une formation plus spécialisée. Pour la pneumologie, c’est comme si un des responsables de la réforme avait admis les limites de la réforme pour sa spécialité de formation et celle de son fils. Cette absence de transparence est inacceptable et ne devrait plus avoir cours. Elle finit de discréditer le travail.


Dans le souci d’une formation adaptée et moderne et de la qualité des soins, la réforme doit être reportée. Celle-ci est nécessaire et doit être menée. Mais pas sans méthode, sans cohérence et sans transparence.

Pr Thierry PONCHON
Président de l’EGSE (European Society of Gastrointestinal Endoscopy)
Chairman du Public Affairs Committee et membre du Council
UEG (United European Gastroenterology)
Avril 2017

1. Editorial - 2. Actualités et informations - 3. Rubrique Questions/Réponses - 4. Annonces - 5. Remerciements à l’industrie - 6. A propos du Journal Electronique du SYNMAD

 

 

Courriel adressé par le Dr Franck DEVULDER, Président, à la Directrice de la PFIDASS (Plate-Forme d'Intervention Départementale pour l'Accès aux Soins et à la Santé), CPAM de NICE

Copie pour information : 

Monsieur Philippe ULMANN, Directeur Général de l'Offre de Soins, CNAMTS

Docteur Jean-Paul ORTIZ, Président de la CSMF

Docteur Patrick GASSER, Président de l'U.ME.SPE.-CSMF

Madame la Directrice,

Les difficultés d’accès aux soins sont un problème majeur pour l’ensemble des acteurs de santé. Plusieurs raisons peuvent expliquer un renoncement aux soins de patients qui en nécessiteraient. Parmi ces raisons, les raisons économiques sont souvent avancées. C’est en cela que le Contrat d’Accès aux Soins a été négocié dans la convention précédente et que l’OPTAM (Option Pratique Tarifaire Maîtrisée) a vu le jour dans la nouvelle convention publiée en fin d’année dernière. Dans le journal télévisé de la mi-journée de France 2 du 28 mars dernier, une de vos collaboratrices, répondant à un journaliste, a fait le distinguo entre les médecins exerçant en secteur 1 et les médecins exerçant en secteur 2 qu’elle associe à des médecins non conventionnés. Cette fausse information de la part d’une de vos collaboratrices sur un journal télévisé de grande écoute appelle de votre part un démenti afin d’expliquer que les médecins secteur 2 sont bien conventionnés et que nombre d’entre eux ont d’ailleurs fait le choix du CAS et, je le pense, devraient certainement être adhérents à l’OPTAM.

Merci de bien vouloir me faire savoir sous quelle forme ce démenti aura été communiqué.

Veuillez agréer, Madame la Directrice, l’assurance de mes meilleures salutations.

Réponse de Monsieur Philippe ULMANN, Directeur Général de l’Offre de Soins – CNAMTS, le

En effet, dans le cadre d’une interview donnée par une responsable d’une cellule en charge des difficultés d’accès aux soins, une information erronée a été communiquée confondant les notions de tarifs opposables et le fait qu’un médecin soit conventionné ou pas.

Nous allons en alerter la caisse pour s’assurer que le distinguo soit bien fait à l’avenir entre ces deux notions et puisse ainsi par la suite apporter le bon message dans ses contacts avec les assurés.

Toutefois, s’agissant de votre demande d’un démenti, au regard de la nature de l’information en cause, une demande de diffusion d’un tel démenti, plus de 8 jours après la diffusion du sujet, ne sera pas pris en compte par la chaine.

En comptant sur votre compréhension pour cette erreur involontaire.

La nouvelle Convention Médicale que la CSMF, très fortement appuyée par le SYNMAD, a refusé de signer, verra au 1er mai 2017 au C à 23 euros s’ajouter une majoration de 2 euros (MMG) pour les médecins généralistes. Cela ne modifiera donc pas la valeur de notre C2 basée sur la lettre clé C. Pour mémoire, l’avis ponctuel de consultant (consultation de niveau 3) passera de 46 à 48 euros au 1er octobre 2017 puis à 50 euros au 1er juin 2018.

En date du 28 février dernier, le SYNMAD vous invitait à répondre à un sondage. A la question :

« Seriez-vous prêts à tarifer le C2 à 50 euros au 1er mai 2017 (C à 23 euros + majoration de 2 euros (MMG)x2) vous mettant ainsi en infraction vis-à-vis de la Convention Médicale ? », vous avez majoritairement répondu oui !

C2 Graphique

Le SYNMAD a déposé un préavis de grève de tous les hépato-gastroentérologues à partir du mardi 18 avril 2017 à 8h00. Cette position radicale de toutes les composantes de notre spécialité soutenue par l’Intersyndical des Internes (ISNI) et rejoint par l’ensemble de la Cardiologie et de la Néphrologie est un appel au maintien de l’excellence des spécialités médicotechniques en FRANCE. Si aucune d’entre elles ne souhaite détruire ou abandonner la réforme du DES et ses avancées pédagogiques, fruit d’un travail important, les spécialités médicotechniques, l’Hépato-gastroentérologie en tête, poussent un cri d’alarme. Cette réforme constitue une régression dans la formation de notre spécialité interventionnelle et médicotechnique. Une formation de qualité nécessite obligatoirement une formation en cinq ans et non le 3+1 ans que veut nous imposer le Gouvernement. Notre position est construite, organisée, partagée par tous, internes, universitaires, praticiens hospitaliers et libéraux, tous fermement décidés au maintien de l’excellence de l’Hépato-gastroentérologie et de l’endoscopie digestive française.

Ce préavis de grève voté par l’ISNI et soutenu par l’ensemble de l’Hépato-gastroentérologie, de la Cardiologie et de la Néphrologie doit être entendu.

Notre formation est un enjeu majeur pour assurer le maintien d’une prise en charge de qualité égale pour toute la population et de l’excellence de la médecine française.

 
Contact presse :  Dr Franck Devulder – Président du SYNMAD                                                  

                                  

mercredi 12 avril 2017

BULLETIN D'ADHESION AU SYNMAD

 SYNMAD Bulletin dadhesion 2017

Pour les hépato-gastroentérologues,

il n’y a qu’une structure efficace : le SYNMAD.
Affirmez votre participation, votre combat

et votre présence à nos côtés.
Adhérez et faites adhérer vos collègues

Nous ne vivons que de vos cotisations.
Merci.

 

v  Docteur L. – Le 4 avril 2017

Lors du symposium aux JFHOD, il a été évoqué la rémunération liée aux astreintes. Nous avons une astreinte de gastro-entérologie à la clinique dans laquelle j’exerce. Nous n’avons jamais reçu la moindre rémunération pour cela. J’ai appelé l’ARS qui me répond que notre clinique n’a pas de mission de service publique pour la gastro-entérologie (à la différence de la maternité) et qu’en conséquence nous ne pouvons être éligibles à une telle rémunération. Quel est votre point de vue ?

Réponse du Dr F. CORDET, Secrétaire Général – 20 mars 2017 :

Il est effectivement possible d'obtenir une rémunération pour des astreintes mais, uniquement, pour de la Permanence Des Soins (PDS), c'est-à-dire la prise en charge de nouveaux patients la nuit, le week-end et les jours fériés, et non pour la continuité des soins pour laquelle vous devez établir une liste d'astreinte dans votre établissement, mais simplement par obligation déontologique et légale.  

Pour obtenir une reconnaissance et, donc, une rémunération pour une authentique activité de PDS, il faut, la plupart du temps, exercer dans un établissement qui dispose d'une structure d'urgence. Dans ce cas, une demande peut être faite par l'établissement à l'ARS pour que cette activité soit reconnue et financée, ARS qui décidera en fonction de ce qu'elle juge être nécessaire ou pas aux besoins de la population. 

En clair, si vous faites de la PDS mais que cette activité n'est pas reconnue, sachez qu'elle n'est pas obligatoire et vous pouvez donc arrêter ou, en tout cas, la limiter à votre guise !

En maternité ou en réanimation, une ligne de PDS est obligatoire, et c'est pourquoi leurs astreintes ou gardes sont rémunérées.

v  Docteur B. – Praticien hospitalier – Le 1er mars 2017

J’ai découvert votre syndicat hier en faisant des recherches sur internet, pourtant je suis gastroentérologue depuis une 10 aine d’année. Je demande de l’aide pour toute notre équipe de gastroentérologues du CHU de X car nous sommes en difficultés concernant les astreintes d’endoscopie. Je ne sais pas vers qui me tourner pour savoir ce qui est légal ou non et ce que nous pouvons faire concrètement. Je n’ai pas réussi à avoir un interlocuteur auprès de notre CHU.

Comme vous le savez sans doute, le GHT est en train de se mettre en place dans toutes les régions de France et nous sommes confrontés dans le même temps à une désaffection par les gastroentérologues des hôpitaux généraux. C’est le cas dans notre région, il n’y a pas de gastroentérologues dans 2 hôpitaux (Feurs et Montbrison) mais ces hôpitaux ont néanmoins un service d’urgence et des services de médecine qui admettent des patients gastroentérologiques. 2 autres hôpitaux (Saint-Chamond et Firminy) ont des gastroentérologues mais qui ne font pas d’astreintes d’endoscopie et qui ne se sont jamais organisés pour. Nous avons aussi l’Hôpital d’X où il ne reste que 2 gastroentérologues qui ne peuvent pas assurer des astreintes d’endoscopie.

Et enfin, l’hôpital de X qui va faire partie du GHT de la région et qui est en difficulté car il n’y reste que 2 gastroentérologues. Les urgences de tous ces hôpitaux se tournent vers le CHU et notre équipe se retrouve submergée par des appels des urgences de ces structures, qui au lieu de transférer les urgences endoscopiques directement aux urgences du CHU appellent l’endoscopiste d’astreinte. Nos urgences du CHU refusent de gérer ces patients, cela a été décidé officiellement par le chef de service des urgences qui demande que les urgentistes des périphéries se mettent en relation directement avec l’endoscopiste d’astreinte. Après plusieurs réunions sur le sujet, il a finalement été décidé par les chefs de services (des urgences et de notre service) que ce serait aux urgentistes de ces périphéries de chercher eux-mêmes une place pour que ces patients soient hospitalisés quelque part au moment du geste endoscopistes, et sans transiter par les urgences.

Vous comprenez bien que cela est très complexe pour l’endoscopiste d’astreinte qui doit demander, en situation d’urgence, à l’urgentiste de la périphérie de trouver un lit sur l’hôpital (dans nos différentes réanimations ou en médecine si le patient ne relève pas de la réanimation).

Nous n’avons que 20 lits d’hospitalisation en gastroentérologie qui sont constamment occupés avec des listes d’attentes d’environ 5 à 10 patients en permanence, donc il nous est impossible d’accueillir des patients en urgence.  Cela induit une situation très difficile que je connais depuis mon arrivée au CHU : les urgentistes de périphéries feignent de ne pas être au courant du dispositif décidé par les chefs de services (pourtant, ils ont tous été informés), ils envoient quelquefois des patients directement à notre bloc des urgences pour le geste endoscopique et nous ne retrouvons à chercher un lit sur l’hôpital. Les anesthésistes rejettent la faute sur nous, ce qui est responsable d’une situation de tension et de conflit à la limite du supportable. Les gastroentérologues des hôpitaux périphériques ont toujours refusé de participer au tour d’astreinte, donc nous l’assurons à une seule équipe (4 PH, 1,5 CCA et 2 agrégés, ces derniers qui font peu d’astreintes) avec des astreintes qui n’en sont plus, et qui sont devenue de véritables gardes. Pendant les week-ends, il est impossible de rentrer au domicile, nous sommes tellement sollicités que nous ne pouvons pas quitter le CHU. Et comme il s’agit d’astreintes (et non de gardes) nous n’avons aucun repos prévu, même après des nuits blanches passée à répondre aux avis téléphoniques et à faire des examens au CHU. Il nous arrive de travailler durant 2 semaines d’affilée sans repos, avec les risque que cela comporte pour les patients. Et à cela s’ajoute depuis quelque temps des appels pour des avis gastroentérologiques à n’importe quelle heure du jour et de la nuit, pour lesquels bien sûr, nous ne sommes pas rémunérés puisque nous ne le sommes que pour les examens endoscopiques. Ces avis émanent des urgences de ces périphéries et de plus en plus des médecins de garde en médecine et pour les services de gastroentérologie de ces périphéries durant les périodes d’astreintes (le soir à partir de 18h et bien sur le week end). Il s’agit là de continuité des soins en dehors du CHU pour lesquels nous sommes sollicités. La situation devient intenable, et nous nous posons tous des questions sur le risque médico-légal d’une telle situation, et sur ce que nous pouvons faire.  

Voilà les questions auxquelles vous pourrez peut-être nous répondre :

- sommes-nous responsable lorsqu’on nous appelle pour avis par un confrère non gastroentérologue (urgentiste) sans qu’il soit possible de voir le patient et sur la seule foi de ce qui nous est dit par téléphone ? Dans quelles mesures est-il risqué pour nous de répondre à ces multitudes d’appels téléphoniques ?

- Peut-on contraindre nos collègues des périphéries qui refusent de faire des astreintes d’endoscopie et qui n’assurent plus la continuité des soins de le faire ? et comment ?

- les urgentistes de notre CHU ont-ils le droit de refuser de gérer des patients ayant une urgence gastroentérologique ? Ont-ils le droit de refuser que le patient soit transféré par une périphérie où il n’y a pas de gastroentérologue ?

- le CHU est-il en droit de nous faire faire des gardes rémunérées comme des astreintes (de sécurité) ? Pouvons –nous exiger d’être payés pour des appels qui surviennent la nuit ? Et pouvons-nous exiger d’avoir un repos ?

Merci de votre aide,

Réponse du Dr F. CORDET, Secrétaire Général – 20 mars 2017 :

Le SYNMAD est effectivement le syndicat des médecins de l'appareil digestif depuis de nombreuses années. Plutôt habituellement sollicités par nos collègues libéraux, nous sommes bien sûr disponibles pour défendre aussi les praticiens hospitaliers publics qui le souhaitent et sont adhérents au syndicat.

 Dans l'affaire qui vous préoccupe, ce qui prédomine est un problème d'inorganisation des soins au sein du GHT, et le SYNMAD ne pourra pas intervenir dans ce domaine qui concerne essentiellement l'ARS. Mais, concernant vos risques individuels en tant que médecin hépato-gastro-entérologue, et la qualité des soins de vos patients, nous pouvons vous soutenir dans le fait qu'il n'est pas admissible que vous réalisiez des explorations endoscopiques sans pouvoir en discuter l'indication, et qu'il n'est pas possible d'accepter un patient pour une endoscopie dans le cadre d'une urgence et notamment d'une hémorragie digestive sans avoir au préalable un lit d’accueil. Il paraît aussi étonnant que certaines équipes puissent s'affranchir de la participation aux astreintes de Permanence des soins, sauf s’il n'existe pas de ligne ouverte dans leur établissement, et cela relève de la responsabilité de l'ARS.

Pour répondre précisément à vos questions :

 -  Vous êtes responsable directement des examens que vous réalisez, et vous devez donc pouvoir en discuter les indications,

-  Vos collègues de périphérie ont, comme tous les médecins, une obligation déontologique (qui concerne l'Ordre...) de continuité des soins, qui ne concerne donc que les patients qu'ils connaissent ; concernant la Permanence Des Soins (PDS), ils ne sont obligés d'y participer que si une ligne est ouverte et financée par l'ARS dans leur établissement pour leur spécialité,

 -  On voit mal comment des Urgentistes pourraient refuser de gérer des patients, même s’ils n'ont pas de gastro-gastroentérologues sur place !

 - Quand vous signez une liste de Garde ou d'Astreinte, vous passez une forme de contrat comprenant notamment un montant de rémunération qui ne peut pas être le même pour les deux situations (mais l'administration des hôpitaux capte une grosse partie de la rémunération qui est versée par l'ARS alors qu'elle est intégralement versée au médecin en établissement privé !...). 

 -  Les appels téléphoniques pendant les horaires de garde ou d'astreinte font partie de la mission, et il paraît donc difficile de réclamer une rémunération en sus. 

 -  Le repos compensateur est une exigence prévue dans les textes et dont les établissements ne peuvent s'affranchir !

Au total, nous vous conseillons fortement d'écrire à l'ARS en insistant sur les risques sécuritaires qu’encourent les patients du fait de cette absence d'organisation entre établissement. Et à titre personnel, protégez-vous en respectant les règles de bonne pratique et celles de la PDSES.


v  Docteur C. – le 8 février 2017

Je suis PH hépato-gastroentérologue et j'aimerais rejoindre le système libéral. Pourriez-vous me donner quelques informations pratiques concernant la mise en disponibilité et l'installation, éventuellement dans la même région? 

Réponse du Dr Franck DEVULDER, Président – le 15 mars 2017


Vous trouverez ci-dessous un document émanant du service juridique de notre centrale syndicale qui vous donne les possibilités d’aides à l’installation en libéral ainsi que le lien sur la CSMF (Confédération des Syndicats Médicaux Français) pour les démarches à suivre : http://www.csmf.org/votre-parcours/installation - site : www.csmf.org

SYMPOSIUM SYNMAD - « COMMENT ALLEZ-VOUS GAGNER VOTRE VIE EN 2017 ? »

MODERATEURS : Frédéric CORDET - Franck DEVULDER – Jean-Paul JACQUES – Philippe MARTEAU

1. 2016 : les vrais chiffres des hépato-gastroentérologues Dr Jean-Luc FRIGUET - 2. Convention 2016 et Nomenclature Clinique : ce qui change Dr Patrick GASSER - 3. CCAM technique : jusqu’où optimiser ? Dr Eric VAILLANT - 4. OPTAM : mieux que le CAS ? Dr Frédéric KAFFY - 5. ROSP 2017 : pire ou mieux qu’avant ? Dr Thierry HELBERT - 6. Actes nouveaux : le virage est enclenché Dr Patrick DELASALLE - 7. SYNMAD : nos soirées DPC et FMC 2017 Dr Franck DEVULDER

ASSEMBLEE GENERALE

8. Rapport Moral - Dr. Frédéric CORDET - Secrétaire Général

Dr. Denis CONSTANTINI - Trésorier

Le conseil administration du SYNMAD n’a qu’un mot à dire : merci ! Merci de votre soutien et merci d’avoir massivement participé à notre symposium annuel, qui s’est tenu samedi lors des JFHOD. Merci de votre engagement à nos côtés. En 2016, nous étions 10% d’adhérents de plus qu’en 2015 à jour de cotisation ! Ne nous y trompons pas, ces bons résultats parlent à nos tutelles. La formule de Staline répondant à Pierre Laval « Le Pape, combien de divisions ?» ne peut pas nous être opposée ! Soyons fiers de dire que le SYNMAD, c’est plus de 550 gastros à jour de cotisation, soit plus d’un libéral sur 3, bien loin devant les taux rencontrés chez les syndicats de salariés. C’est un élément majeur pour assurer notre défense et trouver l’écoute qui nous sera nécessaire pour mener à bien l’évolution de notre métier. Ne lâchons rien ! Poursuivons et faisons grandir ensemble notre syndicat, chaque jour un peu plus, afin d’assurer le meilleur à chacun.


Notre symposium a donné lieu pour la plupart d’entre nous à quelques scoops :


- scoop en ce qui concerne la vérité sur nos revenus mais aussi la vérité sur le secteur 2
- scoop pour nombre d’entre nous découvrant les 4 niveaux de consultations mis en place progressivement avec la nouvelle convention médicale dès le premier juillet 2017.

- scoop avec le virage enfin enclenché des actes nouveaux. Les biopsies réalisées dans le respect des recommandations ECCO pour le suivi des patients souffrant de MICI et en ALD sont valorisées à 17,60 €. Suivra en fin d’année le remboursement de la capsule colique. Nous nous battons pour que d’autres actes et procédures suivent. C’est en particulier le cas du traitement par radiofréquence des EBO en dysplasie de haut grade, du traitement des hémorroïdes par HAL RAR ou encore de l’exérèse de volumineuses lésions digestives par mucosectomie ou dissection sous muqueuse

- scoop avec la ROSP qui évolue sous la forme d’un forfait structure à 2 niveaux et d’objectifs médicaux inchangés mais plus difficiles à atteindre

- scoop sur les modificateurs d’actes nous permettant de mieux coter nos actes dans le respect de la hiérarchisation
- scoop avec l’OPTAM qui succède au CAS avec des conditions un peu assouplies
- scoop enfin avec notre offre de DPC et de FMC : vous le savez tous, nous déployons cette année en partenariat avec l’AFORSPE et Evolutisdpc 9 soirées consacrées à l’annonce d’un dommage. Les 3 premières ont rencontré un réel succès. Venez nous rejoindre en participant aux 6 autres. Inscrivez-vous pour cela sur
www.evolutisdpc.fr. A cette offre de DPC et à celle proposée lors des Printemps et des Automnales du DPC, le SYNMAD initie cette année « Les Soirées retraite du SYNMAD ». Elles sont en ligne sur notre site. Elles sont ouvertes à toutes et tous, libéraux et salariés, jeunes ou moins jeunes, tous concernés par la retraite. Venez-y nombreux !


Pour reprendre un argument cher aux montagnards, le SYNMAD, çà vous gagne ! Au cours des toutes prochaines semaines, nous allons créer avec l’AFIHGE un « SYNMAD jeunes gastros ». L’avenir de notre métier, son évolution, la place du médecin spécialiste, la valeur en santé, l’offre de soin et le parcours patient, le financement de notre système de santé sont autant de sujets auxquels nous devons apporter une réponse, ensemble, avec les plus jeunes bien sur mais aussi avec tous ceux qui, réunis au sein du CNP HGE, travaillent et réfléchissent au futur de notre profession.

Dr. Franck DEVULDER
Président

Retrouvez toutes les présentations faites lors du symposium

sur notre site internet   www.synmad.fr

 

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